‹ L'ItalieChapitre 169 sur 196 · NATIONALITE ET LIBERTÉ · texte numérisé non relu

NATIONALITE ET LIBERTÉ

les conseils des ennemis de l'Église. Votre défaillance serait votre abdication. Toute votre histoire n'a un sens, un but, une haute portée, que si elle est une douloureuse mais féconde initiation à la liberté. Le monde attend avec anxiété la conclusion ; c^est dans la ville éternelle que doit être posée la formule suprême du droit moderne. Donc, point de schisme, point de religion nationale, mais la liberté.

La France, cette sœur de Tltalie dans la grande œuvre de la civilisation, a subi les mêmes épreuves que vous. Plus libre de ses mouvements dans sa vie nationale, elle a marché d'un pas plus sûr et plus constant dans l'accomplissement de sa mission universelle. Un moment elle a glissé sur la pente de Tabîme , et dans un accès de délire elle a essayé d'une religion nationale ; mais son bon sens Ta remise bientôt dans sa voie normale. Elle est toujours le soldat de Dieu. Son premier besoin, c'est Finviolabilité des croyances religieuses ; son affirmation indomptable, c*est le droit de la conscience. Toutes ses constitutions modernes ont dû s'asseoir sur le double principe de la séparation des pouvoirs et de la liberté religieuse ; et, de plus en plus, les mœurs publiques feront disparaître les derniers vestiges de Tancien droit intolérant et barbare.

L'Italie et la France, toutes deux resteront fidèles à la haute mission de la race latine, l'une gardant la pureté de la doctrine, Fautre la faisant rayonner dans le monde, l'une l'oracle, l'autre l'apôtre.

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