‹ L'ItalieChapitre 168 sur 196 · CONSEIL AUX ITALIENS · texte numérisé non relu

CONSEIL AUX ITALIENS

mais dans les destinées de la grande nation italienne.

Ne prêtez pas l'oreille à ceux qui, pour vous rendre 1 unification odieuse, la confondent avec ce système de centralisation exagérée qui régit quelques pays de l'Europe. Vos mœurs, vos traditions municipales, le souvenir de vos antiques usages démocratiques, vous feront trouver une constitution qui garantira les libertés locales, en môme temps qu'elle vous groupera tous autour d'un centre national.

A ce prix seulement vous serez assez forts pour con* sommer Tœuvre de votre délivrance. Alors tous les obstacles tomberont d'eux-mêmes devant vous ; la raison publique mettra un terme aussi bien aux protectorats imposés qu'à la domination étrangère. La France, désormais sans motif comme sans prétexte pour prolonger une occupation inutile, rappellera son armée, confiant avec une égale sécurité l'Italie à ses propres destinées et le chef de l'Église à l'inviolable fidélité des peuples latins. Et quand le drapeau national flottera à Rome, un tel cri de joie et de triomphe s'élèvera jusqu'au ciel, que les forteresses de l'Autriche en seront ébranlées jusque dans leurs fondements et que nulle puissance au monde ne pourra arrêter l'élan de vos cœurs vers vos frères de Venise.

Mais, tandis qu'un mouvement irrésistible prépare la prochaine réalisation de votre rêve patriotique, ne perdez pas de vue votre mission universelle ; que rien n'ébranle votre foi, ni l'obstination et l'aveuglemen* de la cour pontificale, ni votre propre indignation, £.•

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