‹ L'ItalieChapitre 194 sur 196 · II · texte numérisé non relu

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S86 Lfi SALUT EST DANS U LIBERTÉ.

gueurs que peut tous fournir Tautoritê humaine, appelez la puissance spirituelle à Totre aide, préparezvous à une résistance opiniâtre et à une guerre acharnée, si vous ne voulez être emportés par le torrent révolutionnaire.

Moi, si ma voix était assez puissante pour retentir dans toute la France, je dirais à mes concitoyens ou plutôt à mes frères : On vous abuse par de vains fantômes. Non, il n'est pas vrai que la France soit, à ce point, abandonnée de Dieu, qu'elle creuse de ses propres mains Tablme où elle doit engloutir sa gloire, sa moralité, sa grandeur, ses traditions, son génie! Non, la révolution de Février n'est point une catastrophe; elfe n'est point un écucil contre lequel se serait brisé le navire qui portait les destinées de la patrie! Non, In démocratie n'est point le tombeau de la civilisation ; non, la liberté n'est pas le désordre, l'égalité n'est pas la spoliation, la fraternité n*est pas une hypocrisie!

Tel serait mon langage, et les courages se ranimeraient, et la confiance pénétrerait dans les coeurs, et toutes les sources du travail se rouvriraient.

Oh ! si les chefs coalisés de ce grand parti de Tordre, qui ont employé tant d'efforts, de soins, de sacrifices à organiser la résistance, à nouer les fils bien fragiles de ces alliances sans lendemain; si ces hommes d'État avaient employé la centième partie de ces efforts à prêcher la confiance, la sécurité, il y a longtemps que ce pays serait pacifié, que l'ébranlement de Février aurait achevé ses inévitables oscillations.

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