‹ L'ItalieChapitre 54 sur 196 · MARTIN V · texte numérisé non relu

MARTIN V

reçu de cette princesse rhommage qu'elle lui devait comme au suzerain de son royaume, il conclut avec elle un traité fort avantageux. Des liefs considérables furent promis par Jeanne II au neveu du pape, Antoine Colonna; en même temps, ordre fut donné à Sforza, qui commandait à Rome en son nom, de remettre aux agents du pape la ville pontificale, ainsi que le château Saint-Ange, Qptie, Civita-Vecchia, etc.

Ce fut entre les mains de Jordan Colonna, frère de Martin, que s opéra cette restitution, le 28 octobre 141 9 ; et Sforza ne tarda pas à recevoir le titre de gonfalonier de l'Église.

Cependant, l'adversaire le plus redoutable restait encore au pape, le célèbre Braccio de Montons, qui semblait peu disposé à renoncer à la principauté qu'il s'était faite d'une portion des anciens États de l'Église. Rien n'était fait, tant que ce condottiere, le premier capitaine de son temps, ne serait pas dépossédé.

Martin V le comprit si bien qu'il dirigea vers ce but tous les efforts de sa politique et ajourna jusqu'au jour où il l'aurait atteint son entrée solennelle dans Rome. Mal secondé par la reine de Naples, il eut recours à la médiation de Florence. Ce moyen eut un plein succès ; grâce aux bons offices de la seigneurie qui sut ménager un rapprochement entre le guerrier et le pontife, Braccio fit sa soumission à Martin V, prêta serment de fidélité entre ses mains, lui rendit les villes de Narni, Terni, Orvieto, Orta, gardant pour

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