‹ L'ItalieChapitre 55 sur 196 · MARTIN V · texte numérisé non relu

MARTIN V

lui, à titre de vassal du saint-siége, Pérouse, Assise, Cannaria, Spello, Jési, Gualdo et Todi*.

Bientôt après, Braccio rendit au pape un service signalé en faisant rentrer Bologne sous sa domination.

Martin V ne sut pas rester paisible possesseur de ses Étals reconquis ; les passions du prince temporel remportèrent sur Te^rit de prudence et de modération que les circonstances commandaient au pontife. Irrité contre la reine de Naples, qui n'avait pas tenu tous ses engagements envers lui et les membres de sa famille, il devint l'âme de l'entreprise de Louis III d'Anjou pour dépouiller cette princesse.

Dans le gouvernement de ses provinces, il ne sut se faire que des ennemis : du clergé et de la noblesse en comblant d'honneurs, de dignités et de richesses les membres de sa famille ; des classes populaires en les écrasant sous de lourds impôts.

Une sourde agitation menaçait le pape d'un soulèvement universel. Ce fut à Bologne que l'esprit de révolte fit sa première explosion, et cette ville, redevenue libre, tint longtemps en échec les troupes pontificales.

« V. Sismondi, t. V, p. 359.

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