‹ L'Italie littéraire et artisqueChapitre 80 sur 86 · ALESSANDRO SCARLATTI · texte numérisé non relu

ALESSANDRO SCARLATTI

fectionna l'école de chant. Mais Naples ne tarda pas à le réclamer, et il se vit nommer successivement maître de chapelle de la cour et des conservatoires , où il eut pour élèves Pergolèse, Durante, Léo, et beaucoup d'autres, devenus à leur tour chefs d'école. N'oublions pas, sinon les plus fameux, du moins les plus chéris du bon vieillard, son fils Dominique, qui devint, à l'école de son père, très-fort sur le contrepoint et sur la harpe, et sa fille Flaminia, à qui il consacrait tous les moments qui lui restaient, et dont la voix enchanteresse lui faisait oublier les fatigues des ans, en même temps que ses doigts agiles, en courant sur le clavecin, lui rappelaient les harmonies de sa jeunesse.

Le Mémento, Domine, David, à quatre, sans basse, alla Palestrina; le Stabat, à deux voix, avec deux violons et une viole; le Madrigal à deux chants et en quatre duos : Qiiesto silenzio ombroso, et celui à cinq ; Cor mio, deh non languire ; une foule de cantates, parmi lesquelles Y Ariane et la Folie; les drames de V Orgueilleux prisonnier, de Didon abandonnée , de la Reconnaissance de Cyrus, montrèrent à quel point le maestro avait amené la musique, et ouvrirent la voie à de nouveaux perfectionnements. Aussi sa mort, arrivée en 1725, fut-elle un sujet de deuil pour Naples. Il fut enseveli dans la chapelle des Filarmonici palatini, et l'on grava sur son tombeau cette épitaphe :

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