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moins, quelques unes des beautés que nous venons d'admirer. Assise Lorette, Bologne, Venise, Padoue, Pavie, Turin concourent avec Gènes, Pise, Florence, Rome, Naples et Milan à faire de l'Italie la terre classique des beaux arts, de la pein ture, de la sculpture, de l’architecture.
Mais c’est surtout dans l’architec ture religieuse que se déploie la maguificence du peuple italien C'est là l'impression que reçoit tout voyageur visitant ces contrées
Où le génie et les arts nt la gloire Dans teurs accents é ectrisuut Le cœur,
C'est aussi celle que je voudrais vous communiquer eu ajoutant, avec Riancev,qui me parconnera de chan ger un peu ses parles pour les besoins de la ci'constance : rien ne coûte aux Italiens pour les t-mpies du Seigneur.
Des coufréries se forment, des confréries innombrables qui dispersent leurs sculpteurs, leurs maçons, leurs urchitecies. Quaud les constructeurs habiles ne sont pas assez forts, le peuple arrive par mille. par cent mille, et, tous ensemble, ils entasseut, pierre sur pierre, Ces gigantesques monuments qui rnouteut jusqu'aux cieux. Ur, ce n'est pas un amas confus, une aggrégatio® pesente comme les pyramides : la cathédrale, c'est un poërne, c’est une harmonie religieuse, c’est un diame qui compte ses statues et ses personnages par myriades, qui commence à la Nativité de ia Sainte Vierge et se termine au jugement dernier, ou bien qui prend l'humanité à son berceau entre les mains du créateur, pour la mener à travers une longue procession de patriarches, de rois, de saints, de martyrs, jusqu’à cette péripétie redoutable du dernier jour, jusqu’à la joie des élus, jusqu'aux angoisses éternelles des damnés.
Quelle merveille qu’une de ces majestueuses üefs lancées à quatre cents pieds dans les airs, toute parée de ses guirlandes de fleurs, toute percée de ces lumineuses ogives, toute vivante de ses innombrables statues, élevant ses flèches aigues
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comme un soupir d'amour et de reconnaissance, portaut au front la glorieuse bannière du Christ, signe de salut et de rédemptiou, ou l’immortelle statue de la reine des cieux, et étendant sa grande ombre protectrice sur la cité agenoullée à ses pieds !
Que de pensées, jue de poésie répandues dans tous les membres de ce vaste corps, sur ses corniches, sur ses chapiteaux, dans ses verrières ioimitables, dans ses galeries, dans ses tours, dans ses coupoles, jusque dans les angles les plus obscurs!
Que de vies d'hommes enfouies sons ces sculptures miraculenses, que d’âämes humbles et ardentes usées
our la gloire de Dieu à des travaux gnorés, à de mystérieux labeurs !
Qui dira le nom de tant d'hommes au génie exalté dont la pensée concevait le plan de ces immenses basi.
liques? Il fallait des siècles pour realiser leur création, des générations entieres se renvuvelaient en apportant chacune sa pierre à l’édifice géant, et pour toute récompense, pour tout bonheur en ce monde, l'architecte demandait la faveur d'être enterré sous le seuil de son église ; et bieu souvent sous la pierre sans nom, ses oOssements oubliés avaient blanchi avant que l’œuvre fût à demi consommée.
Ils resteront toujours ces indes-tructibles chefs-d’œuvre de l’art, ils resteront comme un témoignage du
assé, comme un espoir de l'avenir.
e souffle du christianisme les emplit et ils respirent la foi et l'amour; ils se dégagent des affections et des entrainements de la terre : la matière est presque bannie de leurs ornenents. Voyez ces statues, à peine ont-elles conservé la forme humaine ; elles sont tout sentiment, tout âme; elles prient, elles souffrent, elles adorent. La pierre disparait sous l’idée, la forme sous le fond, la matière sous l'esprit. Et elles sont là depuis bien des siècles, les pieuses basiliques ; elles s’élèvent comme un hymne incessant, comme une supplication perpétuelle; elles portent au Seigneur les mérites et les vertus de tant de saints dont
elles gardent les reliques, dont elles |
couvrent les tombeaux ; le Seigneur entendra leur prière et le temps n’est pas loin peut-être où, sous leurs voûtes antiques, se réveiileront les vieux enthousiasmes et les brûlantes convictions des vrais enfants de la Papauté.
Il est un autre temple que l’on retrouve partout dans le plus humble village comme dans la plus opulente cité de la vielle Ausonie : c’est celui du souvenir. A cette heure avancée de la nuit il n’est pas facile d'y pénétrer ; les portes en sont closes. Mais vienne un nouveau soleil, quelqu’éloigné qu’il puisse être, et si, ce dont je remercie Dieu pour aujourd’hui, un auditoire aussi bienveillant et aussi sympathique m'est
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encore donné, nous pénétrerornts err semble dans ce mystérieux sanctuaire. Nous v verrons insrrites sur le marbre des monuments, sur les sables des arènes et, mieux encore, dans le cœur de tout un peuple. ces mémorables actions du passé, ces nobles que d’une lutte gigantes-
ue où le gladiateur chrétien, armé
e la seule croix de son Dien, terrassa les lions du Collisée et brisa le sceptre des Césars.
Je vous laisse emportant avec moi cel espoir qui trouve son excuse dans ces généreux applaudissements, dans cette flatteuse approbation que vous avez bien voulu me donner, et pour lesquels je vous offre en retour l’ex- DEEAAIOR de ma plus profonde gratitude.