‹ L'Italie, ses beautés et ses souvenirs [microforme]Chapitre 7 sur 8 · FN PE · texte numérisé non relu

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l'homme a créées et qu’il me serait trop long d'énumérer.

Où porterons-nous maintenant nos pas ? Voici Naples qui semble nous dire qu’à part de ses buautés naturelles, elle peut encore offrir à uotre admiration de rares chefs d'œuvre artistiques. Herculanum et Pompeï sont à ses portes, et sous le drap mortuaire qui recouvre ces deux villes détruites on trouve tous les ans les productious d’un temps qui n’est plus. A ce point de vue, Naples est intéressante à visiter, car elle regorge de toutes les richesses qu'on retire de Fompei et d’'Herculanum. Peintures à fresques, quadriges, statues en marbre onu en dirain, mosaïques : Naples s'empare de ious ces trésors qui deviennent l’'ornement de ses vastes musées.

C’est à Naples qu’on peut voir, provénant des ruities de Pompei cette célèbre mosaïque qui représente la bataille d’Issus et la victoire d'Alexandre sur Darius.

C'est l’un des plus admirables chefs-d'œuvre de l'antiquité. On y voit aussi le Tureau Farnèse, groupe uon moins admirable dû aux ciseaux d’Apollonius et de Tauriscus, artistes de Rhodes

Par elle-même ia ville de Naples n’est rien et si elle n'avait pas au moins la musique au’elle cultive avec ün rare bonheur, elle serait certainement sur Cette terre d'Italie, des beaux arts la plus ingrate des élèves,

Où a dit quelque part que l’histoire de l'architecture n’ést pas autre chose que l’histoire de la ligne et de son ascension progressive vers le ciel.

D'abori droite et horizontale, comine dans les anciens temples de la Grèce. la ligne se ploie et se courbe pour donner le plein cintre, forme gpnérals qu’adopté l’architecture aux premiers âges de l’art chrétien.

« Mais levez les yeux, dit Ste Foie, et tenez les le plus haut que vous ponrrez, si vous voulez suivre la ligne dans son vol audacieux : elle ue motte plus seulement : elle court, elle s’élance, elle s'étend, elle s’al-

longe comme pour saisir le ciel Auparavant, l'arc formé par la cour.

bure de la ligne était comme dé-

bandé ; mais dans l'ogive l'arc est tendu et semble faire effort pour dérocher vers le ciel les prières que l'âme repand dans lu temple du Seigneur. »

C'est l'impression ouë nous a produite la cathédrale de Milan, après St-Pierre de Roine la plus belle église du monde et l'une des plus

randes merveilles de la ct rétienté.

jest une croix latine à cinq nefs mesurant 490 pieds de long, 186 pes de large, avec un transept de 86 pieds. La hauteur du pavé à la voûte est de 150 pieds ;-du so! à l’extrémité de la statue de la Ste-Vierge au sommet de la grande aiguille 11 y a 470 pieds.

Tout l'édifice esten marbre blanc.

Six pilastres ornent sa façade qui contient 47 bas reliefs retraçant des sujets de l’Ancien Testament ; 250 statues la décorent.

On peut dire de la cathédrale de Milan qu’elle est l’église aux statues.

Les pilastres de sa façade et ceux qui entourent l’église à l'extérieur se terminent par de véritables aiques en marbre supportant autant

e statues colossales ; certains pi liers de l’intérieur en contiennent jusqu’à quarante -huit. Bref, la cathédrale a 137 aiguilles qui jaillissent jusqu’à la nue et 7000 statues toutes en marbre comme le temple lui même.

Vue à distance, la cathédrale de Milan vous apparait avec toutes ses merveilles comme une véritable valencienne ; c’est le marbre fait dentelle.

Près du maître autel il y a une magnifique chapelle souteraine où répose le corps de St-Charles Borromée dont tout Milan va célébrer dans un instant la fête glorieuse, car à l’heure qu’il est l’aurore du quatre novembre succède aux om:

bres de la nuit dans l’ancienne capitale de la Lombardie.

Je ne vous parlerai pas, Mesdames et Messieurs, des autres villes ita- 1 ennes, au point de vue de l'art.

Elles reproduisent toutes, plus ou

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