NAPLES, OU LES ORIGINALITES RÉGIONALES
aux automnes, aux hivers et à la mort. Quand elle dit les enchantements des grandes amours qui commencent, elle n'oublie ni les jalousies, ni les violences, ni les abandons. Elle est un hymne à la femme, mais elle rappelle en même temps les ruses et les tromperies de l'Eve éternelle. Elle célèbre la mer et les lointains voyages, la mer perfide et les voyages d'où les marins ne reviennent pas. Toujours elle laisse entendre qu'elle n'est pas dupe des pièges de la nature et de la vie : de sorte que dans les chansons du peuple le plus insouciant de la terre, il y a de la tristesse et quelquefois des sanglots.