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FABRICATION DES MONTURES D'OBJECTIFS MONTAGE DES VERRES

Les lentilles terminées sont mises sur des montures provisoires avec lesquelles on fait les essais. Ceux-ci ont pour but soil d'étudier F objectif-type, soit de vérifier que l'ouvrier ne s'est pas trompé dans la fabrication des lentilles. Ces essais consistent .en mesure de la distance focale principale, étude du foyer chimique, de la surface du champ, de la clarté de Tobjectif, etc., et peuvent se faire soit au moyen des méthodes indiquées par le Congrès international de Photographie, soit mieux encore à Taide du focomètre de M. Mergier que je décrirai dans un autre ouvrage.

Les lentilles essayées passent entre les mains de l'ouvrier tourneur qui doit les adopter sur la monture.

La monture d'un objectif est, comme on sait, un

tube en métal ^ quelquefois conique, plus généralement cylindrique, destiné à supporter les lentilles. Elle se compose de plusieurs parties :

1° Un tube cylindrique G [fig . 17) ou corps de la monture ;

2° A l'une des extrémités de ce tube est un pas de vis EE appelé Yembase, destiné à se visser dans Fécrou que forme la rondelle RR, que Ton fixe sur la planchette de la chambre' ;

* Le métal employé est généralement le laiton, ou cuivre jaune, alliage de cuivre ou de zinc. Il a généralement la composition moyenne suivante :

Cuivre 61 à 65

Zinc 36 à 38

Plomb traces

Eiain traces

Les traces de plomb, bien que ce mêlai soit mou, donnent à l'alliage de la dureté, de la sécheresse et permettent de le travailler au tour.

Les montures sont aussi parfois en aluminium.

~ Afin de faciliter l'adaptation des divers objectifs sur les chambres noires, le Congrès inlernalional de Photographie a fait certaines recommandations que nous croyons utile de reproduire ici:

Les rondelles et les embases correspondantes devront porter deux signes de repère constitués par le chiffre 0 et placés de telle sorte que, lorsqu'ils seront amenés en regard l'un de l'autre, l'objectif se trouve vissé à fond et dans la position voulue pour la plus grande commodité d'emploi des diaphragmes ou des obturateurs, suivant le modèle de cbambre noire employée.

Pour les objectifs de dimensions courantes le Congrès a recommandé l'emploi d'une série normale d'embases filetées portant les numéros et ayant les diamètres extérieurs ci-dessous :

Numéros: 123456789 10

Diamètre en millimètres : 20 25 30 40 50 60 75 80 100 125

Le jias de vis des rondelles du n° 10 sera de 1"'"',5 ; toutes les autres

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S*' Le parasoleil PP, cylindre moins long mais un peu plus large que le corps, est destiné à empêcher la lumière diffuse de pénétrer à travers Tobjectif ;

Fig. 17.

4" De barillets ^^ destinés à supporter les len-

vis auront un pas de 1™°; les filets auront pour section un triangle équilatéral à angle arrondi.

Les chambres noires devront porter sur leurs planchettes des rondelles filetées correspondantes formant écrous pour ce filetage.

Les objectifs existant déjà pourront être adaptés au moyen du procédé indiqué par M. Molteni, ou mieux encore avec l'adaptateur universel Clégil, basé sur le mode de construction des diaphragmes iris et qui peut servir à fixer rapidement sur une même planchette des objectifs dont le diamètre peut différer sensiblement.

ï Le Congrès a décidé que les embases filetées seraient fixées sur le corps même des montures et non sur un des barillets.

tilles formant Tobjectif, qui sont par suite en même nombre qu'elles.

Le métal employé est généralement le cuivre que l'on recouvre parfois de nickel ; on fait aussi des montures en aluminium qui sont plus légères mais bien plus difficiles à travailler.

Certaines pièces de la monture sont fondues :

L'embase, la rondelle, les barillets et le ressort (partie saillante AA, fig. 17, de la monture qui appuie contre la rondelle quand l'objectif est fixé à la chambre).

Le corps de la monture est coupé dans un tube de cuivre monté sur le tour au moyen d'une quarre^ sorte de ciseau sans tranchant, à la longueur voulue.

On soude à l'étain le ressort, le parasoleil et Tembase au tube de cuivre ainsi coupé; puis on fait la fente du diaphragme.

Après avoir tourné la monture, on l'oxyde ; pour cela on la chauffe moyennement et on la trempe dans de l'acide azotique dans lequel on a fait dissoudre cinq grammes d'argent, environ la valeur d'une pièce de cinquante centimes. On la chauffe de nouveau et on la passe au tour quand elle est refroidie après l'avoir bronzée. Sur le tour, l'extérieur est poli afin de faire disparaître l'oxydation qu'il a subie. Néanmoins quelquefois, quand on veut avoir une monture noire (pour les objectifs destinés à quelques appareils à main par exemple), on ne désoxyde plus l'extérieur qu'on enduit alors à la mine de plomb.

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