FABRICATION DES MONTURES D OBJECTIFS
L'intcrieiir est alors verni, sauf les pas de vis qui sont passés à la mine de plomb, avec un vernis mat composé de noir de fumée, de gomme laque et d'alcool.
L'extérieur, préalablement poli sur le tour avec du papier émeri fin, est chauffé au feu, puis remonté sur le tour et verni au pinceau pour lui donner le brillant définitif. Pour que le vernis prenne bien, une lampe à alcool, placée sous la monture, lui permet de garder une température convenable.
Quand la monture doit porter une crémaillère, on Tadapte avant le vernissage.
Il ne reste plus qu'à ajuster les diaphragmes et à fixer les lentilles sur la monture.
Les diaphragmes employés aujourd'hui sont, comme on sait, de trois sortes. Nous allons dire un mot de la fabrication de chacune d'elles.
Les diaphragmes à vannes sont faits à Femportepièce pour les objectifs bon marché ; pour les objectifs sérieux on les taille à la lime et on les perce au tour. On prend une certaine quantité de plaques de cuivre ayant l'épaisseur que doivent avoir les diaphragmes. On les dresse (aplanit) une à une en les martelant sur un plateau bien horizontal ; on les empile en blocs et on soude chacun de ces blocs sur les faces ; puis, fixant l'un d'eux sur un étau, on lui donne à la lime la forme des diaphragmes. Les dessoudant ensuite, on les fixe sur un mandrin spécial et on les perce sur le tour. D'un côté de l'on-
verture on fait un léger biseau. On mesure alors le diamètre de l'ouverture et on grave sur le diaphragme un certain nombre qui doit être, d'après les décisions du Congrès International de photographie, l'inverse du rapport de sa surface libre à la surface correspondante du diaphragme normal K Numéroté, le diaphragme est noirci. Les diaphragmes sont maintenus dans le corps de l'objectif entre deux pièces, sortes de diaphragmes, maintenus à force à l'intérieur de la monture.
Pour faire les diaphragmes tournants, on découpe au tour une lame circulaire de cuivre et on la fixe de suite sur la monture de l'objectif. On fixe cette dernière sur le mandrin du tour et on procède au percement des diverses ouvertures du diaphragme.
La construction des diaphragmes-iris est assez délicate. Ils sont formés de lamelles de cuivre [fig. 18) taillées en forme d'arc de cercle. Chacune de ces lamelles porte deux petites goupilles (fig. 18, D', B), l'une placée sur la face supérieure à Tune des extrémités, l'autre sur la face inférieure à l'autre extrémité. Les lamelles sont comprises entre deux anneaux plats de cuivre, dont l'un est mobile et l'autre fixé à la monture au moyen de goupilles. L'anneau fixe [fig. 18, C) est sillonné dans le sens des rayons de rainures DD, dans chacune desquelles
* Le diaphragme normal, désigné par le numéro 1, correspond à l'admission de la lumière par une ouverture égale au dixième de la distance focale principale.