JULY
Les salles du Musée ont reçu des embellisse m en s considérables, qui ne sont pas les morceaux les moins importans de l'exposition 5 je veux parler des plafonds qui ont été récemment peints dans le grand escalier et à la coupole de la première salle, dite d'Apollon. Les amis des arts ont remarqué avec plaisir, dans celui qui a été exécuté par M. Abel de Pujol , un hommage aussi écla» tant que mérité , rendu au père de la mordern» École française.
Ces sujets sont allégoriques,; le premier représente* le Génie des arts les rappelant à la lumière, et dissipant les voiles de la nuit et de l'ignorance; le second, Minerve, protectrice des beaux arts ; il est de M. Meynier.
Pourquoi a-t-on choisi pour sujet de la coupole àe la salle d'entrée, la chute d'Icar ? Serait-ce à un avis donné aux artistes trop téméraires : il en est plusieurs à qui il pouri*ait être utile? mais, en profiteraient-ils ?
Air : Oà alleZ'VouSy AI. l'dhhé.
Vouloir porter son vol trop haut , De maint auteur c'est le défaut ; '
Eu valu on crie arrête ,
Eh bien !
Il n'en fait qu'à sa tête , Vous m'entendez bien.
Ik
-€e dernier sujet a été peint par M. Blondel. Ne pourrait-on pas lui reprocher que la figure d'îcar est lourde, que les raccourcis en sont mal sentis, et que l'ouvrage en général pêche parla couleur? au surplus, entrons.
Madame I un catalogue. —Un Catalogne, madame ! — Un catalogue , %'il vous plaît Vou-
driez-vous, mariaine.... ; enfin, je le tiens 5 j'approche.... Et quoi , je ne A^oispas M. Gircdet depuis deux salons ; nous attendons en vain de nouvelles productions de son pinceau ; une nous était promise depuis le derni*:r, et.... Oh, M. Girodet ! M. Girodet ! vous êtes un cruel homme, de tromper ainsi notre espoir ; on dit que vous "VOUS occupez de travaux d'un autre genre : je ne sais , mais , si j'osais vous donner un conseil; je vous dirais :
Aie. : Ailam^ quitte tes rabots* *^1|
Crois-moi, reprends tes pinceaux , Ils suffissent à ta gloire; Et pour vivre dans l'histoire , C'est assez de tes tableaux.
N®. I. — La Vierge au tombeau; par M. ABEL DE PUJOL.
Un, deux, trois , quatre.... 5 que de sujets de sainteté! Il n'y a pas de quoi s'égayer ici. Tout cela, d'ailleurs, ne nous promet pas une exposition bien brillante. Les raeillf^urs peintres de notre Ecole se sont formés en retr-çant nos triomphes; il faut attendre qu'il s^'en élevé d'autres pour orner nos églises. Je vois cependant plusieurs productions qui tiendront un rang distingué après celles des grat ds miiitres du siècle; de ce noœbrej est le talsleau de M. A bel.
ez , a-
ÎEI.
No. 12. — Mort d'Eiidamidas ; par un anonyme.
On se caclie , quand on a mal fait ; IVuteur se croirait-il dans ce cas là } il se rendiaie justice. No. l'j, •— Nymphe de Diane endormie sur les
bords du Farthénius ; par M. ANSIAUX.
Comme ces feuilles sont découpées! comme cette verdure est étrange ! comme ces ombre s sont symétriquement arrêtées ? si c'est !à de l'effet, on ne sait duquel.
N®. 5i et 62. Deux jours de mariage, deux ans de mariage 5 par Mad. BERGER.
C'est un coup de patte que vous nous donn Hiadame 5 aussi je ne parlerai point de a'os t bleaux j on me reprocherait de i'esprit de pa
N®. 54. —Renaud et Armiîe , servis par une nymphe ; par M. BEHGERET.
Où M. Bergeret a-t-il vu des nymphes de celte taille là? celle-ci a au moins deux têtes de trop : on pourrait y ajouter celle qu'elle porte.
N". 83. — Portrait de Mlle. Ducliesnois j par M. BERTHON.
Si c'est un portrait , ainsi qu'on Pannonce , pourquoi ne ressemble-t il pas ? Si c'est une figure de fantaisie , que n'esî-elle plus agréable ?
N°. 84'-~Pof trait de lady Morgan ; par le même.
Pour celui-ci , il n'est sans doule pas fini ; autant aurait valu ne pas l'exposer.
N^ 126. — Lycurgue ; par M. BORDIER.
Des députés de Lacédémone viennent dans
nie cle Crète, où ce législateur s'est retiré , powr le prier de revenir daos a. patrie : il leur remet les lois qu'il a recueillies dans celte île.
Par où ce tableau est -il entré? L'avait -on caché derrière quelju'autre ? Je le crois; autrsment , j'en voudrais trop au jury.
No. 164 — Charles Edouard 5 par M. BOUTON.
Mlle. ^ Makdonnall découvre la retraite de Cliarl'sEdonar « Stuarr, caché dans les m^J»tagn' s d'E'osso sous les habits d'un paysan , et lui apporte des secours
Quelle Vf'r'té ! quel lieureux cho x dans Tarchitecture ! M.. Bnifon a porté ce genre à son dernier d> gré de perfection.
îv". iQo. — Trait do vertu conjugale ; par M. BUFFET.
Une femmp victime de !a brutalité «l'un vainq\^eiir , me* rt sur le tombeau de -on ép»^ux , de doulenr s^nsd-iutt; car je ne vois rien qui indique tju' lie se s lit ôté la vie.
Quoi ..u'il en soit , de pareils traits sont ra'es mipuitPhui i, et, par respect pour ia l;p tité qiti dop.ne un tel exempl»^ , Pauenr aurait dû mieux conserver ce cadavre ; il est un peu trop mori.
N®, 242. — Une leçon de péocraphi" au rollége de Rechnau^ par^M. CO' DFR.
Qiîel e;t le 'a ileur qu* a habiilé tous ee' genslà ? On dirait que leurs habits ne tiennent paa sur
(7 ) leurs épaules : à cela près, le tableau pst joli ; mais on aurait pu attendre quelque chose de mi^^iix lu talent de M. Couder : il nous a appris à être difficile.
No. 256. — Le b;llel doux ; par Mal. DABOS.
Il y a de la grâce dans ce tableau ; les têt» s sorït aimables 5 'es d apeti^s oat de la légère é et de la finisse ; mais il manque en génércil de vig- eur et de fermeté : c'est un défaut que le sexe de son aut-'ur peut excuser.
N®. 267. — Ulysse sous la forme d'an mendiant ; par M. DE BOÎSl REMONT.
O.i sont les torren«>; dt- larm'-s dont parle la Notice ? Je n'en vo:s q Tune 'feule qui coule tout le long du n z ; il faut convenir aussi que cet Uiysse n'est guère intéressant
Isfo. 297. — Clotlidft exliorte Clov's à embrasser le christianisme ; par M. DELAYAL.
Pourquoi parler de ce tab eau ? Ti>ut le monde ne voit-il pas q e Ciofiidt: a l dir d une siatwe^ qu'-lie es» mal drapée , et que Clovis ressemble à un porte-faiK.
Isi o. 3oi . — Pi.yché et l'Amour j par le me me.
Ce ui ci vaut ra'eux , si ce n'est l'Amour , avec sa fvgu«e nnnaadiére et ses aîLs de chauve-souris.
N'. 3'i — ' L'adoiation des bergers^ par M. DESLKLV. . '
Un , rofii horr'îde , une f mm?^ barb uiislée de suie y des jauibëâ d'une lourdeur.. Ah l tout cck
peut II se trouver dans un tableau , je ne dis pas bon , mais passable ?
N*'. 353. — Orphée perdant Eurydice y par M. DROLLIKG.
L'auteur ne dément pas le nom qu'il porte. Les bras d'Orphée ont une pose trop symétrique ; la tête n'est pas heureuse; mais ces défauts n'empêchent pas que ce tableau ne soit un des bons de l'exposition.
No. 356. — Canf^aule , Roi de Lydie ; par M. DKOÛILLIÈRE.
Oh le sot ! que ce Roi de Lydie; craignait-il donc que la beauté de sa femme ne lui fît pas assee d'envieux ?
Air : Mon père était pot.
' Fier des trésors de sa moitié, Ce roi , sans prévoyance , Les fit un jour à l'amitié
Connaître en confidence ; La belle l'apprit , Et cornes lui fit Pour prix de sa folie j ..,.
Mais ce n'est pas tout ; Car au pauvre époux Il en coûta la vie.
Toutefois , on ne pourra pas dire que son favori Gigès soit devtnu amoureux de la reine sur les charmes ce son visage , si le peintre n'y était pas forcé par la vérité d l'histoire. Pourquoi a-t-il choisi cette position ? Pourquoi le bon Candaule et son cher Gigès sont-ils tellement ensevelis
(îans l'ombrs, qu'à peine on peut les distinguer ? Pourquoi ? pourquoi? il y en aurait trop à dire; passons.
N\ 357. — Mentor et Télémaque à la cour de Sésostris ; par M. DROUILLIÈRE.
Que dit ce Sésostris avec les deux bras étendus? d'où sort ce Télémaque qu'on croirait couvert do boue? Et ce Mentor est-il assez bon lionime! La roUce aurait bien du nous dire où ya s'attacher sa cuisse.
Ko. 370. — Mort du Tasse au couvent de Saint- Oauphre , le jour même où il devait être couronné au Capitole j par M. DUCIS.
J'aime beaucoup les tableaux de M. Ducis. Il a lui-même une grande prédilection pour le Tasse. Je crois cependant que ce sera le dernier sujet que lui fournira l^histoire de ce poète.
No. 38 1 .-—Gustave Vasa haranguant les paysans de la Dalécarlie ; par M. DUFAU.
Encore un tableau comme tant d'autres qui ne «ont pas bons.
No. 43^' "-" La fuite en Egypte, effet de lune; par M. FLEURY.
Ce t une chose plaisante qu'on croie avoir fait un effet de nui^ , quand on a mis bien du noir dans un tableau.
No. 4i7- — Inès d% Castro déterrée et couronnée quelques jours^apres sa mort dans le cloître de
Pabbaye d'Alrobaça, en Portugal, par Don Pèdre, son époux ; par M. le comte de FORBIN.
Voici, sans contredit, un des plus jolis tableaux de genre cjui soit à l'exposition de cette année : il lîs peut qu'ajouter à la réputation de son auteur.
AiT^ ; A voyager f passant sa vie»
On voit qu'il chérit la peinture, Et qu'entraîné par ses attraits , De l'art d'imiter la nature, Mieux qu'un autre il sait les secrets* Des artistes il est le frère , Il préside aux arts renaissans^ Et sa mémoire sera chère A tous les amis des talens.
N». 5q4' — La bonne mère , intérieur de cuisine ', p^rM. GENOD , de Lyon.
Voici un sujet qui rappelle les jolis intérieurs de feu M. DroUing ; mais il ne les fait pas oublier.
1^0. 5io. — Scène de naufrage ; par M. GÉ- RÎCAULT.
Ce tableau est d'un grand caractère de dessin ; les expressions en sont fortes , et l'effroi qu'il inspire prouve qu'il n'est pas sans mérite : on trouve cependant qu'il pêche par la couleur : quelques personnes prétendent qu'il a l'air d'une fricassée. Que l'auteur ne soit point effrayé de cette dernière critique , elle lui est commune avec un de nos meilleurs peintres.
]M». 524' — ^"® intérieure de l'église du couvent de San-BenedetiO j près Subiaco j par M. GRANET.
No. 524 his. ■— întérleur du cliœiir àe l'égllîe des Capucias de la plice Barberirii , à Rome j par le même.
L'j»n de ces tab'eaux ne vaut pas mieux que l'autre j ils manquent d3 perpectives , et ne représentent que des figures de bois.
JS[o. 538. «^ S. A. R. Madame, duchesse d'Angoulêrae , s'embarquant à Pouillac , près Bordeaux , le i«f. avrii iSi5 ^ par M. GROS.
M. Gros avait essuyé quelques rrit'qne^ au Salon dernier : il a prouvé qu'il n'avait b -soin que df lui-même pour s'en venger. On reconnaît à son dernier ouvrage le peintre de Jaffa et de la bataille d'Aboukir. Combien le pub ic ne doit-il pas lui savoir gré de ce que , seul parmi les grands maîtres , il lui ait offert un sujet digne d'admiration!
No. 552. — Le Christ sur les gs^noux de la Vierge,
entouré de quelques apôtres et des saintes
femmes; par M. PAULIN GUERIN.
Cei artiste fera biende s'en tenir à ses portraits ; ils lui ont acquis une juste réputation , et il n'a pas besoin de nous montrer son cô'é faible : on pourrait encore lui conseiller d'en faire moins. Sur dix-neuf, il ne pouvait manquer d'y en avoir quelques-uns de faibles,
îjo. 619. — Une Odalisque 5 par M. INGRES.
Ce tableau semble, au premier coupd'œil , appartenir au temps de la renaissance dfs arts. C'est un malheur pour le peintre qu'il faille examiner son ouvrage long-tr;ms avanr d'en apercevoir le mérite 5 c'en est sans doute un grand qu«
le beau caractère lîii dessin ; mais il ne faudrait pas pour cela tomber dans la manière, ni lui sacrifier entièrement le coloris et i'eifet , parties si essentielles de la peinture.
Ko. 654' — Vénus ramène Hélène à Paris 3 par M. KOLBE.
Pour celui-ci, tout y est sacrifié, je ne sais à quoi, si ce n'est peut-être k Vidée ^ fort ingénieuse il est vrai ^ du joli petit amour cjui pousse ia belle Hélène vers Paris.
3M\ 663. —Mlle. George, dans le rûle de Camille des Horaces , scène de l'imprécation ; par M. LAGRÉJNÉE.
Ali! M. Lagrénée, que vous a fait Mlle. Georg© pour la massacrer ainsi? et comment voulez-vous cjue nous la reconnaissions , si vous lui ôtez la noblesse de son maintien et ce front cpii semble fait pour porter le diadème?
N<*. 699. — Duguesclin, enfant ; par M. LAU- RENT.
Bon , voici qui compense la nympKe de M. Bergeret : la mère de Duguesclin a bien de moins ce que celle-ci a de trop: ne pourrait-on pas trouver le moyen d'arranger tout cela ?
( Incessamment nous publierons à ce sujet un© brochure plus complète. )
DeTimp. deREHAUDiERE, Marché Neuf; n©. 48*
( i3 ) DEUXIÈME PARTIE.
N*'. 708. —• Trait d'humanité et (3e dévouement de M. D'Apchon , archevêque d'Auch j par M. LEBEL,
Ce digne archevêque , après avoir offert une pension de 1000 fr. àceiui quisauvefait une femme et son enfant sur le point de périr dans un incendie j voyant que personne ne se présente 9 monte lui-même à l'échelle , et délivre ces infortunés du péril qui les menaçait.
Certes , voilà un beau Irait ! c'est grand dommage que le tibleau n'y réponde pas.
^^, 715. —L'incendie de l'Odéon ; par M. LE CAHPEJ^TIER.
Au peu de monde qui se presse pour porter secours , je ne m'étonne plus que le bâtiment ait été la proie des ilamaies.
3^0, ,y^2. — Vue de l'attaque du grand convoi, près Salinas, en Biscaye, le aS mai 18125
par M. le général baron LfJEUNE.
Il y a long-temps que M. Lejeuneest accoutumé à fixer l'attention , aatant par le mérite de ses ouvrages que par le choix des sujets qu'il traite 5 son dernier tableau est encore supérieur au précédent } des prisonniers, des blessés , et des per-
sonnes que leur état , leur sexe ou leur âge ne destinent point aux combats, rentrent en France sous Peseorte d'un même convoi j l'ennemi , caché dans des gorges , les attaque au moment où toutes les apparences justifiaient leur sécurité j femmes , enfans, tout se dispose alors pour la commune dépense ; ce sujet ne peut manquer d'attirer la foule avide de tout ce qui ra{ pelle le courage de nos guerriers et des productions de l'auteur.
Air : Il faut partir ^ Agnèo l' ordonna.
De nos soldats il peint la gloire ; Il combattit an milieu d'eux :
Il rappelle à notre mémoire X/eurs efforts nobles , généreux, Son talent égale son courage 5 Et chacun fier de ses succès , Répète en voyant som ouvrage :
L'auteur, le sujet sont Français.
N**. 766. — Vénus arrêtant Enée prêt à venger la ruine de ïroie sur Hélène , rétugiée près de l'autel de Vesta; par M, LEROT (Sébastien ).
C'est-là , M. Leroy , ce que vous avez pu faire de mieux pour représenter la Déesse et la reine de la Beauté.
Passe pour Enée} qu'il soit gros et court , qu'il ait une ligure basse et maussade, on n'y tient pas, et la seule Didon pourrait s'inscrire en faux làcontre ; mais celle qui troubla la Grèce et PAsie, devait au moins justifier sa funeste célébrité : et que dira-t-on des femmes de son siècle, si celle-là a passé pour une merveille ? Et cette petite grisette qui descend du ciel oii qui s'euvole j car oa
ne sait pas au juste ce qu^elle fait, vous nous donnez cela pour une Vénus ! Ah ! ! î
Air : Du Prévôt des marchands ^
MoDsieur Leroy , des doux allraîts Connaissez-vous si mal les traits?
Pour le beau sexe quel outrage 1 N'était-il femme en nos cités , Qui vous fit voir, qu'en votre ouvrage ^ On ne trouvait point de beautés \
No. 760. — Le supplice des Danaïdes: par M. LE SAGE.
Je sais beaucoup de gré à ce peintre de nous avoir averti , dans la Notice explica-âve de son tableau , qu'il a éclairé la scène d'un jour faible et bleuâtre , pour ajouter encore à la pâleur des Danaïdes et exprimer l'état de leurs souffrances ; mais cette explication suffit- elle ?
N**. ^65. — Le meunier , son fils et l'âne \ par Mlle. LESCOT.
Ce petit tableau est un des plus jolis ouvrages qu'a produit le pinceau de cette demoiselle.
N». 8o3. — Laurent de Mëdicis rassemblant auprès de lui les savans et les artistes cjui s'étaient réfugiés en Italie , après la prise de Constantinople par les Turcs ; par M. MAUZ AISSE,
On reconnaît l'auteur du tableau qui représentait l'Arioste arrêté par des brigands , et qui fut exposé au Salon dernier ^ mais il s'est surpassé l^i-même.
N<>."8o4. '— "ÎJn groupe de Danaïdes.
Il n'en est pas ainsi dans le groupe des Danaïdes du même peintre. La figure principale a Pair d'une furie , et les autres expressions sont ou fatisses , ou ignobles.
No. 844. — Saint Martin partage son mantt^su pour en couvrir un pau-vrej par Mad.MONGEZ.
Pour celui-ci, il se reconnaît sans qu'on ait besoin du cataloguet
Air : Du carillon de Dunkerqve,
Saint Martin rencontrant Sur sa route un mendiant, Lui déclnre un lambeau De son rouge mantCr^u :
Voilà pour Je couvrir ; II reste à le nourrir :
Que pour cela , le peintre Lui donne son tableau.
Ce serait une croûte bien sèche; mais quand on a faim , on n'y regarde pas de si près. — Fi I fi I M. l'Observateur , savez- vous que c'est une dame que vous arrangez comme cela : nous voyons bien comme vous les défauts de cet ouvrage , ce bon saint surtout qui va se percer en voulant couper son manteau ; mais nous nous taisons par respect pour !e sexe de l'auteur. — 3'ignorais.que ce fût une dame j je me rétracte.
No. —849. — Admirable dénouement de M. de Beizurice j évéque de Marseille j durant la pesto
qui désola cette ville en 1720 j par M. MON- SIAU.
Les évêcjiies ne sont pas heureux au salon : en voilà rieux dont on a peint les vertus avec de bien faibles traits.
Ko. 85 1. — Cnpidon combattant avec Antéros pour lui ravir une palme} par M, MONTAGNY.
Pour ceUii-cj on s'est trompé } il devait figurer à l'exposition des produits de l'inhi trie pa-mi les devants fîe chenûnée. — Bon , M. l'Observateur , c'était sa première destination ; mais on l'a refusé.
No, 807— Jésus devant Pilare; pir M. NIQUE- V-EPtT. ( Pour la catliédr>ile de Metz ).
Et celui ci , qu'en dites-vous? Qu'il s'en aille à Metz en traînant la jambe.
N**. 88S. — Le massacre des înnocens ; par M. PÉRON.
Ah ! je vous tiens endn , M. le massacreur î vous m'avez échappé jusques ici , grâce au numéro qui vous manquait. Di les moi donc, M. Péron 5 puisqu'enfin je vous connais , dites-moi, si vous le savez vous-mêm?^ , ce que signifie votre ridicule composition ? Croyez-vous que ioul6s vos chevelures flottantes suffisent pour faire des expressions ? croyez voHs qu'il suffit , pour faire un tableau , de jeter des figures çà et là sur la toile ? croyez vous que pour se dispenser de faire des têtes ; il suffit de les cacher par des cheveux ?
croyez-vous que j lorsque des personn-ages sont sur un plan reculé , il est permis de les estropier encore plus que ceux qui sont sur le devant , et que la jambe que traîne le roi Hérode peut être excusée en raison de la distance ? croyez-vous , enfin , qu'il suffit d'exposer , sans savoir si ce qu'on expose a le sens commun ?
No. 895.-— Racine lisant Athaliè devant Loiiis xiv et Mad. de Maintenon j par Mlle. JULIE PHLIPAULT.
AK ! voici de l'ingratitude , par exf mple ! que devra- t-on attendre désormais des dames , si elles maltraitent ainsi un Roi qui les honorait tant !
No. 898. —L'Amour et Psyché; par M. PICOT.
Le tableau respire toute la grâce du sujet. No. 911.— Psyché etl'Amcur 5 par M. PINEAU