L.v Marquise
— Oh ! c'est lui, c'est bien lui.
•Madeleine, à Hormis.
— Sait-il que vous êtes arrivé, monsieur Ilornus?
La Marquise.
— Pas du tout....
-Madeleine, à Hormis.
— Oh ! qu'il va être content : mettezvous là.
IIORNUS.
— Non. non, restez, je vous en prie... ses yeux iront à vous d'abord..., j'aurais beau nie mettre devant, il ne me verrait pas....
Voix au dehors, dans la foule.
— Halte! halte donc!
NOKLIF.
— Tiens ! le char, qui s'arrête devant rhutel.
I o/.v au dehors.
— Chut! chut! Silence!
Cliœur dJ voix dliomincs, au dehors, Cl! sourdine.
Que tambour et viole Vibrent lentement, L'aubade espagnole Se chante en fumant.
La Marquise, souriant à Madeleine.
— Je crois que cette jolie musique est pour vous, ma chère enfant.... Allons... approchez !
Madeleine.
— Xon; merci, merci, ça me g-cnc..., je suis mieux Là.... Vous, Noëlic.... {Elle se retire.)
NoËLiE, s' écart an t.
— Ah ! mais non, mais non. Robert m'en voudrait, ce n'est pas pour moi, cette aubade.
Solo de voix d'homme.
Au balcon de ma toute-belle J'apporte des bouquets fleuris Choisis par mon amour fidèle, Roses, violettes et lis.
Le cliœnr.
Que tambour et viole Vibrent doucement, L'aubade espagnole Se chante en aimant.
HoRNUs, dans son coin, très ému.
— Oh! lamour! la jeunesse!
Solo.
Montre-toi, reine de jeunesse.
Reçois mon hommage embaumé, Et que sur ton front m'apparaissc L'enchantement d'un ciel de mai.
Cliœiir.
Que tambour et viole Rythment leur accent, L'aubade espagnole Se chante en dansant.