L.\ Marquise
— ."Mon fils.
Hop NUS.
— Nous n'avons rien à craindre, madame, Didier est un honnête homme.
— Laisse-moi donc tranquille, à toujours me parler de dig-nité, d'honnêteté. Je ne suis pas un philosophe, comme Ilornus, ni un ang-e comme toi, ma mère. Je suis un pauvre passionné qu'on trompe, qu'on vole, et qui ne cherche qu'à se venger. {Regardant le portrait.) « A Didier pour la vie. » C'est écrit, de sa main. Hé bien ! si elle veut le
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ravoir, son portrait, j'y mets une condition : c'est que je ne le rendrai qu'à elle, et lorsque je l'aurai entendue, de sa bouche, me dire bien en face : «t Je ne vous aime plus, je reprends ma parole, je ne vous aime plus! »
La -Marquise.
— -Mais ce n'est pas possible, mon ami. HoRxus, vivement.
— Pardon, madame, ce qu'il demande là me semble juste, et je crois pouvoir l'obtenir. (.4 Didier.) C'est une entrevue avec ^ladeleine que tu veux, n'est-ce pas>
Didier.
— Oui, mais rien que nous deux, nous deux seuls.
HORNLS.
— Bien ! Et si, après votre explication, elle te déclare qu'elle ne t'aime plus....
Didier.
— Si ce qu'elle a sig-né elle-même, elle le rétracte elle-même, alors je lui rends tout ce
que j'ai d'elle, son portrait, ses serments, et je la laisse libre de sa volonté.
HORNUS
— Sur l'honneur. Didier !
Didier.
— Sur riionneur. Hornus !
{RiJcvi.)