L.\ -Marquise
— Xe te désole pas, mon chéri.... Ce n'était pas la femme qu'il te fallait, tu le vois bien.... Nous t'en trouverons une autre plus dig-ne de toi.
Didier, d'une voi.x profonde.
— C'est celle-là que j'aime, ma mère. C'est celle-là que je voulais.... D'ailleurs [sourire navré), si tu m'en trouvais une autre, comme tu dis. es-tu bien sûre que je ne serais pas reçu par le même affront >
La .Marquise.
— Pourquoi r quelle idéer
Didier.
— Ah! mes amis, mes amis, que je suis malheureux !
HORNUS
— Enfin, tu ne vas pas te casser la tête parce qu'une petite fille n'aura pas voulu de toi. Voyons, tu n'es pas seul; tu as ton vieil Hornus, tu as ta mère..., et veux-tu que je t3 dise? Nous ne sommes vraiment aimés que par nos mères. Ça a l'air d'une romance ce que je te dis là, et pourtant c'est Texpérience de toute une existence d'homme que je te livre. Il n'y a que la mère qui nous aime. Ah ! pourquoi meurent-elles avant nous !
Didier.
— Ne parle pas de lamour, Ilornus; tu ne le connais pas, et tu t'en vantes.
Hornus, gêné.
— C'est vrai, je ne le connais pas. Mais que diable ! il n'y a pas que l'amour au monde. Il y a la fierté, la dig-nité. Allons, Didier, il taut en finir avec cette histoire. On t'a rendu ta bag-ue, tes lettres; renvoielui les siennes, rends -lui son portrait et qu'il n'en soit plus question.
UObstacle I25
Didier, bondissant.
— Son portrait ! Jamais de la vie.
(// le ranuisse sur le meuble arec les lettres.)
IIORNUS.
— Que comptcs-tu en fairc>
Didier.
— Je ne sais pas. On verra bien.