‹ L'obstacle, pièce en 4 actes. Illus. de Bieler, Gambard, Marold et MontégutChapitre 35 sur 57 · SCENE II · texte numérisé non relu

SCENE II

HORNUS, DIDIER. NOËLIE d.vis le fond.

HORXUS.

— Eh bien nous y voilà... tu es content? Didier, bas.

— Ilornus, j'ai peur.

HORNL'S.

— Laisse donc. c"est ici comme à Li

bataille. Tu connais ça... toujours un petit frisson pour commencer, et après le premier coup de feu.. .

Didier.

— Tu crois quon me permettra de la voir?

IIORNLS.

— C'est convenu avec la Supérieure.

Didier.

— Elle a peut-être changé d'avis ?

IIORNl'S.

— Non. Je te répète que c'est une femme très droite et très sûre, sa parole vaut la parole d"un brave homme.

Didier.

— Et .Madeleine est-elle prévenue r

HORNLS.

— Pas encore.

Didier.

— Ah ! mon Dieu, si elle allait ne pas vouloir?

i36 L'Obstacle

HORXUS.

— Ne tïnquiète donc pas. La Supérieure s'est chargée de tout; seulement tu sais ce que tu m'as promis. Je me suis engagé pour toi.

Didier.

— Ne crains rien.

HORNUS

— Pas de scène comme avec la cousine.-., sois calme.

Didier, sûr de lui.

— Oli! ça....

HORNUS

— C'est que je te connai?, mon Diable..., une fois sorti de ta boîte....

— Non! non! Je réponds de moi.

HoRXUS, i-egni\i.vit le cloître

— Est-ce joli toutes ces roses dans ces vieilles pierres..., et quel recueillement! quelle douceur!

L'Cbsl.-clc

iJ-

-- Oji, c'ct ici qu'elle a pTandi, qu'on la clcvéc à tromper, à mentir. [Le poing Icvj, en menace.) Ah ! maison maudite.... jj voudrais qu'il ne restât pas de toi une pierre debout.

IIORXUS.

— Eh bien ! merci, si c'est comme cela que tu commences.

La Tourière, apparaissant sous la ga- Icrie à gauche.

— .Madame la Supérieure prie ces messieurs d'entrer chez elle un instant.

{Hormis et Didier suivent la Sœur par la sralerie de sauche.

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