SCENE II
HORNUS, DIDIER. NOËLIE d.vis le fond.
HORXUS.
— Eh bien nous y voilà... tu es content? Didier, bas.
— Ilornus, j'ai peur.
HORNL'S.
— Laisse donc. c"est ici comme à Li
bataille. Tu connais ça... toujours un petit frisson pour commencer, et après le premier coup de feu.. .
Didier.
— Tu crois quon me permettra de la voir?
IIORNLS.
— C'est convenu avec la Supérieure.
Didier.
— Elle a peut-être changé d'avis ?
IIORNl'S.
— Non. Je te répète que c'est une femme très droite et très sûre, sa parole vaut la parole d"un brave homme.
Didier.
— Et .Madeleine est-elle prévenue r
HORNLS.
— Pas encore.
Didier.
— Ah ! mon Dieu, si elle allait ne pas vouloir?
i36 L'Obstacle
HORXUS.
— Ne tïnquiète donc pas. La Supérieure s'est chargée de tout; seulement tu sais ce que tu m'as promis. Je me suis engagé pour toi.
Didier.
— Ne crains rien.
HORNUS
— Pas de scène comme avec la cousine.-., sois calme.
Didier, sûr de lui.
— Oli! ça....
HORNUS
— C'est que je te connai?, mon Diable..., une fois sorti de ta boîte....
— Non! non! Je réponds de moi.
HoRXUS, i-egni\i.vit le cloître
— Est-ce joli toutes ces roses dans ces vieilles pierres..., et quel recueillement! quelle douceur!
L'Cbsl.-clc
iJ-
-- Oji, c'ct ici qu'elle a pTandi, qu'on la clcvéc à tromper, à mentir. [Le poing Icvj, en menace.) Ah ! maison maudite.... jj voudrais qu'il ne restât pas de toi une pierre debout.
IIORXUS.
— Eh bien ! merci, si c'est comme cela que tu commences.
La Tourière, apparaissant sous la ga- Icrie à gauche.
— .Madame la Supérieure prie ces messieurs d'entrer chez elle un instant.
{Hormis et Didier suivent la Sœur par la sralerie de sauche.
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