SCENE V
Les xMèmes moins NOËLIE.
Estelle, bas à son frère.
— Tu i'as reconnue?
Le Conseiller.
; •— ^laderaoiselle Mérès.
lALVDELEîXE.
— Oui.... ^'ous savez pourquoi elle est entrée aux Dames-Bleues?
i5o L' Obstacle
Estelle.
— Un coup de tête..., mariag-e rompu..., une histoire un peu comme la vôtre, avec cette différence que c'est le fiancé qui n'a plus voulu.
.M.\DELEINE.
— Mais la raison de cette rupture, la connaît-on}
Estelle, roulant des yeux de mystère.
— Une aventure scandaleuse arrivée à la mère autrefois..., toute la ville s'en était occupée..., et alors vous comprenez....
Madeleine.
— Cependant elle n'y était pour rien, elle. Estelle.
— Dieu! non, la pauvre petite.
Le Conseiller.
— Mais allez donc épouser la fille d'une mère pareille I
Madeleine.
— Et vous trouvez ça juste, vous, que
L'Ol\st.uic
loi
les enfants soient responsables des finîtes de leurs parents?
Estelle.
— ElTectivcmcnt..., il y a là quelque chose....
Le Conseiller, interrompant.
— Juste ou non, c'est la loi et il faut la subir. Elle l'a si bien compris, la pailvre fille, qu'elle est venue s'enfermer ici, plutôt que de s'exposer à de nouveaux refus, de nouvelles humiliations.
Madeleine.
Ah! vous aurez beau dire, mon tuteur; on éprouve devant cela un sentiment de pitié, de révolte.
L'Obst.icle
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