L.\ M.\RQUISE
— Oui, sans doute....
IIORNUS.
— Et d'abord, c'était apprendre à votre enfant ce que vous voulez lui cacher.
La -Marquise.
— Justement....
MORNUS.
— Sans compter que la province est toujours en meiiance contre ce qui lui vient de Paris et qu'il n'en fallait pas plus pour faire manquer le mariage.
U Obstacle 2ï
La iMarquise.
— Ah! mon Dieu! mon pauvre petit!...
qu'est-ce qu'il deviendrait?
HORNUS
— C'est donc le g-rand amour, une de ces passions....
La Marquise.
— Ah ! mon ami.
HORXUS.
— Ainsi... ces choses-là existent encore.... Spiral adiiiic avior!
La Marquise.
— Quoi donc?
HoRXus, souriml, un peu confus.
— Pardon, madame, un vieux fond de cuistrerie qui remonte.... De Montpellier, n'est-ce pas, la jeune fille?
La Marquise.
— Oui. ^'ous savez qu'en sortant de l'armée, Didier m'était revenu avec des idées de grande culture. Le Midi le tentait, le Midi de son maître.... Et moi, mon mari mort, \'iry
vendu, j'étais ravie de tout ce qui pouvait nous dépayser, nous éloig-ner de nos anciennes tristesses.... Jachetai donc le domaine de Colombières, et c'est dans une propriété voisine de la nôtre qu'il a rencontré Mlle de Rémondy.
IIORNUS.
— Rémondy r j'ai connu des mag-istrats de ce nom, pendant que j'habitais .Alontpcllier.
La .Marquise.
— En effet, le cousin, le tuteur. — car .Madeleine n"a plus de parents depuis long-temps. — est conseiller à la Cour d'appel. Un homme du monde, encore jeune....