‹ L'obstruction intestinale: adhérences utéro-intestinales après l'opération CésarienneChapitre 25 sur 26 · CONCLUSIONS · texte numérisé non relu

CONCLUSIONS

De l'étude que nous . venons d’esquisser nous pouvons conclure :

1° À la suite de l'opération césarienne il se produit très souvent des adhérences entre la cicatrice utérine et les organes voisins; les plus dangereuses de ces adhérences sont celles que coniracte l’utérus avec l'intestin, en raison des phénomènes d’obstruction intestinale auxquels elles peuvent donner naissance, principalement au moment de l’involution utérine.

2° En présence d’une femme qui, ayant subi antérieurement l'opération césarienne, présente des symptômes d’obstruction intestinale, le chirurgien doit toujours penser à la possibilité de l'existence de telles adhérences. De plus, au cours d’une césarienne itérative, il devra toujours s’attendre à les rencontrer, et évitera ainsi de blesser l'intestin.

3 Ordinairement, l’obstruction se produit au moment où l'utérus en involution rentre dans sa loge pelvienne. L’affection présente alors un tableau clinique qui permet de là diagnostiquer assez facilement. Plus tard la différenciation est plus difficile; elle sera surtout dominée par la notion de l’opération subie antérieurement.

4° Parmi les causes qui paraissent conditionner le plus souvent la formation de ces adhérences, il faut surtout retenir l'infection, le suintement séro-sanguin qui se produit au niveau de la suture utérine, et l’imperfection de cette dernière, qui laisse parfois à découvert des surfaces avivées.

5° Dans la grande majorité des cas observés, on à pu incriminer les incisions portant sur le fond de l'utérus d’avoir favorisé le développement des adhérences utéro-intestinales. Les incisions du fond, transversales à la Fritsch ou longitudi-

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nales à la Müller, sont donc à rejeter. On leur préférera l’incision classique, qui sectionne longitudinalement sur la ligne médiane la face antérieure du corps de l'utérus.

6° Pour éviter, autant que possible, la formation des ‘adhérences, le chirurgien s’entourera d’une asepsie rigoureuse; les anses intestinales seront protégées par des compresses; l’hémostase sera très soignée; la suture sera aussi parfaite que possible, recouvrant exactement toutes les surfaces cruentées par un surjet séro-séreux; une purgation sera donnée dans les quarantehuit premières heures de l'opération.

7° En présence d’accidents d’obstruction intestinale dûment constatés, le traitement de choix sera la laparotomie, qui permettra de lever l'obstacle en libérant les adhérences.

Vu bon à imprimer: Le Président de la Thèse:

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