ANIME
irréprochable (Doléris préconise la désinfection du tractus cervico-vaginal par la teinture d’iode avant l'opération); la suture doit être particulièrement soignée et doit tendre, autant que possible, à réaliser un affrontement séro-séreux parfait; pas de drain abdominal; hémostase aussi parfaite que possible; protection des anses intestinales par des compresses sèches ou humides chaudes. Telles sont les précautions qui réduiront au minimum les chances d’adhérences. Enfin, pour lutter contre l’affaiblissement du péristaltisme intestinal consécutif à la laparotomie, fait parfois considéré comme favorable à la formation d’'adhérences, on donnera une purgation à la malade le deuxième jour après l'opération, suivant le conseil d’Adenot (Revue de Chirurgie, 1896). On excitera ainsi la tonicité de l'intestin tout en prévenant, dans cet organe, une stagnation favorable à l'infection et à l’auto-intoxication.
Et nous ne pourrions mieux conclure qu’en reproduisant ici les paroles de Couvelaire : « La perfection de l’hémostase réalisée par une suture soigneuse, la rigueur de l’asepsie de l’opérateur et de son matériel, l’absence de drainage abdominal, l'absence d’infection du canal utéro-vaginal, doivent réduire au minimum le risque d’adhérences post-opératoires. C’est là un idéal qu'il faut s’efforcer de réaliser; mais dans la pratique actuelle, il faut encore compter avec la possibilité de ce risque qu'aucune statistique intégrale tant soit peu étendue n’a pu réduire à Zéro. »