ESS
«centre une perforation de la dimension d’une pièce de cinquante «centimes. Les deux bronches du lobe moyen ne sont pas perméa- «bles. Leur oblitération est due à une compression ganglionnaire. « Les bronches du lobe inférieur ne sont pas oblitérées.
«L’examen histologique montre l’obstruction réalisée par un «ganglion caséeux voisin qui dissocie les cartilages et dont le ca- «séum pénètre dans la lumière de la bronche. à
« Par ailleurs: Atélectasie et aspect fœtal des alvéoles du lobe « supérieur et de la partie non détruite du lobe inférieur. »
Les méthodes collapsothérapiques (P. N. O. - Thoracoplastie - Phrénicectomie) peuvent être à l’origine de certaines oblitérations de la bronche. Il n’est pas rare de voir, après l'institution de l’une quelconque de ces méthodes, l’expectoration, jusque là notable, diminuer brusquement : témoignage probable de la fermeture de la bronche,
Rausr, dans sa thèse, donne une observation d’occlusion bronchique sous pneumothorax, avec autopsie :
« Il s'agissait d’un malade présentant des lésions importantes « bilatérales: vaste ulcération du sommet droit. Création d’un Pno « grand partiel, bridé au sommet. Mort.
« À l’autopsie, on trouve une vaste cavité du sommet droit, « de la grosseur d’une mandarine, pleine de pus. Une seule bronche « de drainage fut découverte. Son orifice était situé à la partie an- «térieure de la cavité. C'était un orifice en «bec de flûte ». La bronche correspondante était oblique, en bas et en dedans. presque verticale, abordant la caverne à la façon d’un uretère qui s’ouvre dans la vessie.
« Par suite du pneumothorax, la bronche de drainage avait été « comprimée et avait pris une direction parallèle au grand axe de « la caverne et s'était accolée à celle-ci. L’oblitération était com- « plète, par compression des parois. Comme la bronche de drai- « nage était unique, la matière tuberculeuse à été emprisonnée « dans la caverne où s’est produit un véritable enkystement. »
La compression des parois bronchiques n’est pas le seul mode de sténose bronchique que l’on peut imputer à la collapsothérapie. Plus fréquent, nous paraît être le mécanisme de la plicature bronchique, mécanisme non seulement vraisemblable, mais encore bien démontré par des