‹ L'occlusion de la bronche de drainage: Étude critique de son rôle dans certaines modifications radiologiques des cavernesChapitre 31 sur 36 · L’obstruction de la bronche de drainage à été cons · texte numérisé non relu

L’obstruction de la bronche de drainage à été cons

tatée

a) Au cours d’autopsie de sujets morts de leur luberculose. Assez rarement, il est vrai, Nous en avons relevé six observations dans la littérature française de ces dernières annés,

b) À l’autopsie de sujets morts d'affection intercurrente et présentant des reliquats d'anciennes lésions tuberculeuses excavées guéries. Dans ce cas, les bronches tributaires des anciennes cavités étaient oblitérées en cul-de-sac.

6. L'étude anatomo-pathologique de la bronche de drainage montre que les lésions de celle-ci sont aptes à favoriser son obstruction, Ces lésions peuvent être spécifiques où non.

7. L'occlusion de la bronche de drainage peut être réalisée par divers processus :

Par obluration par masse caséeuse, obluration favorisée par les modifications du calibre et de la paroi bronchique,

Par hyperplasie conjoncitve,

Par bourgeonnement, par formalion granulomateuse ou de nodules tuberculeux, par œdème de la paroi,

Enfin, par plicature ou coudure bronchique,

Plus rarement par compression exlrinsèque,

8. L'obstruction de la bronche de drainage est-elle, d’une façon générale, le facteur de guérison des cavernes ?

Les constatations anatomo-pathologiques n’apportent pas d’élément décisif dans le débat,

Mais des arguments importants permettraient d’admettre ce rôle favorable

a) Surtout les résultats des prises de pression intracavilaires.

b) D'autre part les résullats expérimentaux (Anams).

9. Cependant, ces arguments ne sont pas décisifs. Des criliques peuvent leur être opposées.

\ l'heure actuelle, le nombre des faits d’observation

ou expérimentaux est insuffisant pour permettre des conclusions absolument définitives.

Lçert

10. Indépendamment du rôle que pourrait jouer le facteur mécanique dans la disparition des cavernes, il est un facteur dont l'intervention est indispensable : c’est l’atténuation ou la disparition du processus tuberculeux, ulcératif el caséifiant dans la paroi cavitaire.

Le problème de la guérison des cavernes ne peut être d'ordre purement mécanique.

11. Si celle atténuation n'est pas déjà acquise ou si elle ne survient pas rapidement, l’occlusion de la bronche de drainage aura un effet défavorable.

12. Cet effet défavorable peut également résulter d’obturation incomplète de cette bronche avec formation d’une « soupape » entraînant le soufflage de la caverne et parfois son véritable éclatement.

13. Si l’activité de la paroï cavitaire est éteinte ou très atténuée, l'exclusion de la caverne, c’est-à-dire l’occlusion complète de la bronche de drainage pourra être suivie soit de la résorption des gaz intra-cavitaire et de l’accolement des parois, soit de la séquestration de liquide, ce liquide pouvant, par la suite, s'organiser et disparaître progressivement.

14. Les arguments favorables à la théorie sont suffisants pour que des auteurs aient tenté de provoquer l’obstruclion bronchique dans l’espoir d'obtenir la guérison des

cavernes.

Vu : Pors LE Doyen, Le PrÉésIDENT DE LA Tnèse, TIFFENEAU. F. BEZANCÇON.

à 2 ‘ 4 D Le RECTEUR DE L'ACADÉMIE DE PARIS, Vu et permis d'imprimer :

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