DIMINUTION PROGRESSIVE DE VOLUME SUIVIE DE RÉCUVERTURE
C'est surtout depuis Ja belle observation de J. Morin et Waisrz présentée en 1929 à la Société d'Etudes Scientifiques sur la Tuberculose, que l’attention fut attirée sur ces curiosités cliniques.
Ces auteurs ont observé chez leur malade les variations de grandeur très importantes et fréquentes de l’image d’une caverne tuberculeuse, aboutissant une fois à la disparition radiologique complète.
Depuis lors, on retrouve dans la littérature quelques observations analogues.
Manroux, en 1931, signale les variations de volume d'une caverne alors, dit-il, que le drainage paraissait parfait et propose, pour de tels faits, le terme de « caverne accordéon ».
Fours, dans sa thèse, en 1932, apporte une observation qu'il compare à celle de J. Morin et Warrz.
En 1932 également, J. Mire (Acta Tub. Scandina. 1932) signale deux cas chez des malades soumis à la collapsothérapie.
MM. Derscneis et ToussaiNr, en 1934, dans un très beau travail d'ensemble, paru dans la Revue de Phtisiolooie, étudient les fermetures des cavernes et leurs réouver-
tures après phrénicectomie. Leur étude porte sur un grand nombre de cas suivis avec soin.
De même, Olivier Monon consacre un paragraphe de son livre « Traitement chirurgical des cavernes pulmonaires », à de tels cas, après arrachement ou alcoolisation du nerf phrénique. Nous reviendrons sur ces observations.
En 1935, Jansex (Davos), au Congrès allemand de la Tuberculose, signale qu'il a eu l’occasion d'observer des cas de disparition et de réapparition d’une même image cavilaire.
Koroz, en 1939, signale des cas semblables. En 1936, MM. E. BervarD, Morin et HEIRRENSCHMIDT présentent à la Société d'Etudes Scientifiques sur la Tuberculose une très belle observation que nous rapporterons, résumée, par la suite.
Enfin, MM. Dumaresr, JAcQuErRo», Ch. TRocMÉ parlent dans divers articles des cas de variations rapides du volume de caverne.