‹ L'occlusion de la bronche de drainage: Étude critique de son rôle dans certaines modifications radiologiques des cavernesChapitre 7 sur 36 · CAS CLINIQUES · texte numérisé non relu

CAS CLINIQUES

Les observations de ces cas de disparition temporaire d'image cavitaire sont, nous le voyons, peu fréquentes. Cependant, pour être rares, elles ne sont pas exceptionnelles.

On a pu parler, à propos de certaines de ces observations de « caverne à éclipse ». Ce terme nous semble sujet à critique. Îl nous parait plus logique d’emplover l’expression plus générale de « disparition ou de diminution temporaire d’images cavilaires ». En effet, le mot « éclipse » implique un élément de rapidité d'évolution qui n’est pas toujours retrouvé dans les observations sus-indiquées.

D'autre part, il indiquerait que quelque chose est venu masquer la caverne et la rendre invisible, Or, dans nos observations, la réduction concentrique de l’image cavitaire montre bien qu'il y a eu diminution effective du volume de la caverne.

Il faut bien remarquer d’ailleurs que les cas authentiques de réouverture d’une caverne après sa disparition certaine sont peu fréquents.

Bien entendu, nous éliminerons tout d’abord Ia disparition des contours cavilaires constatée sur les films suivis de réapparition de ces mêmes contours après un laps de temps relativement court.

On ne peut, dans ces cas, suivre sur Îles radiographies successives, cette diminution progressive el concentrique de la cavité, qu'on observe dans les autres.

L'interprétation de ces « cavernes fantômes » est facile

à donner : la caverne n’est plus visible sur la radiographie, car l'ombre de ses parois n’est plus suffisante pour impressionner le film. Ce défaut de visibilité peut être dû à plusieurs causes, à l’emphysème de voisinage par exemple.

L'hyperclarté radiologique, qui est la conséquence de cet emphysème, peut, cela est fort possible, masquer l’ombre de la condensation péricavitaire el on peut concevoir que le contour cavitaire puisse n'être plus visible sur le film.

La caverne, dans le même temps, peut devenir très peu secrélante ou même s’assécher et on pourra penser que la caverne a disparu jusqu'au jour où, à l’occasion d’une poussée « congestive » ou inflammatoire, la zone de condensalion s’accentue et dessine à nouveau la classique image.

On observe alors sur les radios un estompage en bloc des contours cavitaires sans phase préalable de diminution concentrique de la cavité.

De même on peut admettre que, sous l'influence du traitement, du repos, de la cure, les processus d’amélioration entrainent ce qu'il est convenu d'appeler le « nettovage » des lésions, suivant l’expression consacrée.

Ce terme est, avant tout, une expression radiologique prononcée sur le vu des clichés. Ne pourrait-il s'agir, dans certains de ces cas de « nettoyage », de phénomènes d’aéralion secondaire des zônes périlésionnelles, de ces zônes qui contribuent à dessiner le contour cavitaire ?

La clarté de la caverne pourra alors très bien se confondre sur le cliché avec celle du parenchyme avoisinant.

Celle caverne aura, d’ailleurs, par suite de cette aéralion secondaire du parenchyme péri-lésionnel, pu diminuer uolablement de volume, comme FLrIScHNEeR a contribué à le montrer.

Dans la suite de l’évolution, une poussée congestive nouvelle pourra faire réapparaître le « cerne noir » de la spélonque.

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