‹ L'occlusion de la bronche de drainageChapitre 32 sur 38 · AL UO · texte numérisé non relu

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fait les mêmes constatations. CoRYLLOS, ete... elc..…., prenant acte de ces données expérimentales de laboraloire, les transpose dans le domaine pathologique. Il compare la culture du B. K. dans la caverne fermée, exclue, à la culture de ce même bacille sur un milieu artificiel in vitro dans un tube scellé !

« Ces mêmes conditions expérimentales d’anaérobiose, « dit-il, sont réalisées dans la caverne tuberculeuse après la

« fermeture des ouvertures bronchiques ».

Et il continue : « D'autre part, l'arrêt des cultures « arrête aussi la formation des toxines, ce qui explique « l’amélioration rapide du malade après fermeture des « bronches des cavernes ».

Allant encore plus loin dans celle voie, Cory£Los, à la suite de LoëBez, Scnorr et RicHArpsoN, déclare admettre que « tous les tissus du poumon et plus spécialement les « monocvles qui s’agrègent autour du B. K. en formant le « tubercule anatomique ont pour but d’absorber l’oxveèrne «et, par ce moyen, d’asphyxier les B. K. » !

Ces auteurs ont calculé mathématiquement quelle dimension devait avoir le tubercule pour qu'il ne puisse v avoir d'oxygène à son intérieur. Au terme d'une série de formules algébriques très simples, ils concluent qu'il n°v aura pas d’oxveène dans le Lubercule dont le diamètre aura plus de 0,075 millimètre.

Nous ne voulons pas nous étendre sur la critique de cette conception, qui ramène le problème de la tuberculose pulmonaire à la solution d’une formule algébrique, nous reviendrons simplement un instant sur la prétendue atlénualion de la virulence du B. K. par anaérobiose dans les cavernes fermées. Celle conception ne peut être que difficilement soutenue, malgré les calculs des auteurs américains,

On connaît, en effet, le parfait développement du bacille dans les articulations, dans le lissu osseux, elec... sans communication avec l’air extérieur, Mais, dira-t-on, il est alors en contact avec le sang circulant qui lui amène

on —

de l’oxygène dont il a besoin. Certes, il faudrait alors admettre que celte atténualion ne peut se produire dans les cavernes que dans celles qui ont une paroi extrêmement fibreuse, véritable coque peu vascularisée ; or, ce sont celles-Tà où, justement, le processus tuberculeux dans la paroi est déjà atténué du fait de la fibrose et, d'autre part, ce sont les cavernes jeunes qui guérissent, dans la règle, le plus rapidement.

L'atténualion de l’activité de la paroi cavilaire demeure une condition qui nous paraîl absolument indispensable. Cette paroi cavitaire présente trois couches. C’est la couche interne qui présente le plus grand intérêt, Quand elle est active «elle envahit par contiguité le tissu pulmonaire péri-cavilaire et corrodant les parties,

accroît peu à peu l’ulcère du poumon (LerTuLLE).

« Tant que ce revêtement interne pathogène n'aura pas « disparu, la phtisie conservera son allure envahissante, « tout au moins elle demeurera stationnaire... car on ne sau- « rait trop le signaler, la guérison d’une caverne relève, « dans la presque universalité des cas, non de la rétraction « cicatricielle et de l’oblitéralion de la poche autrefois « ulcérée, mais bien plus souvent de la formation d’une « lame de tissu fibroïde à sa surface interne » (LETUuLLE). Ainsi, la « caverne détergée est en voie de guérison, sinon guérie ».

Or, l'examen anatomo-pathologique des cavernes montre que celles-ci présentent, et parfois dans le même poumon, des parois très différentes.

— Soil parois caséeuses en pleine activité ;

— Soit simplement suppurantes (BrauLTr et LerurLE) où la paroi est constituée par un tissu embryonnaire, parfois tissu bourgeonnant très vasculaire ;

— Soit fibroïde, lisse, avec un « reflet nacré ou rougeûtre ou violacé ».

C'est donc bien l’atténuation du processus ulcératit bacillaire qui est à l’origine de la guérison de la caverne,

Ne peut-on penser que, si ce processus d'atténuation de cause indéterminée, vient à se produire simultanément avec l’obstruction de la bronche de drainage ou avant elle, la disparition de la caverne sera alors rapidement acquise,

Sinon, se produirait une aggravation rapide des lésions, dans le cas d’obstruction bronchique sans atténuation du processus ulcératif de la paroi, ou l’enkystement fibreux de la caverne, dans le cas d'atténuation de ce processus

sans occlusion.

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