ANS
Après l’opération, faite d’une façon aseptique le 26 janvier : ligature de l’iléon.
27 janvier...... 5.370.000 58 39.000 DEN Tee 6.890.000 64 36.200.
DOM eee. 5.900.000 64 335.000 20 relire 6.190.000 65, 19.300 TOC ANR 6.300.000 67 19.300 CHIEN II Avant l’opération : 6 février ...... 9.100.000 84 20.000 ; BUT 8.930.000 84 21.000 LORS SRE 9.135.000 84 20.300
Après la réalisation aseptique d’une ocelusion sur l’iléon, le 11 février.
12: février 57.2: ‘9.100.000 81 45.900 AE AT MEMRle HUNS 10.000.000 92 44.600 NE MAT EAU 10.250.000 94 20.600 TOMATE 10.370.000 95 22.100 HT ELA 3 9.350.000 86 18.600 18 Pete 9.120.000 84 24.800
IF Reute 9.975.000 90: 20.000
CHIEN III Avant l'opération : 24 mars ........ 5.600.000 68 DOTE Te tree 5.680.000 68 AO RE PEU 5.614.000 68
Après l’occlusion, pratiquée le 27, sur la fin de l’iléon.
UMA men 5.830.000 70 DUT M rs 5.867.000 70 De se G:055:000172 SAND ee tee 6:015.000° 72 DST TAN eee 5.540.000 67 UE NE EE 5.895.000 70
Globules | %
Globules | Janvie
NI | blancs | 16 | 17 | 18 | 19 | 20 | 21 | 22 | 93 lou [05 | 26 | 27 | 98 | 99 | 0 la | 1 (en rilliere) L— — L | L … « 0 ——— globules rouges te COMM CE ide blancs e 38 sa émoglobine £ | Il 37 é pe Se) cr [ œ + Te - êl Li 2: “ Rue Re rl T1 ie 1 Jr (Es! !
TT
EE et
Fic. 4 — Variations du nombre des hématies, des leucocytes et du taux ÿ F . Q s 7 :
de l’hémoglobine chez un chien (chien I) avant et apres l’occusion
intestinale.
Ces numérations (fig. 4) montrent qu’au cours de l’ocelusion intestinale (occlusion basse) :;
1° Il y a, après deux ou trois jours, une concentration sanguine qui se traduit par une polyglobulie légère et une élévation du taux de l’hémoglobine ;
2° Il y a, au lendemain de l’ocelusion, une élévation considérable du nombre des leucocytes, dont le taux est doublé; mais cette leucocytose n’est que de courte durée et cède le troisième jour.
20 MODIFICATIONS BIOCHIMIQUES. — Parmi les modifications biochimiques du sang, celles qui portent sur les chlorures, sur les produits azotés non protéiques sont les plus intéressantes. |
a) Modifications des chlorures du sang. — Nous avons, avec MM. Léon Binet et René Fabre, dosé les chlorures du sérum chez le chien, avant et après la réalisation de l’occlusion intestinale.
La technique générale a été celle préconisée par M. Laudat (Journ. de Pharm. et de Chir., 7, t. 16, p. 168, 1917). On mélange successivement dans un vase à précipitation chaude : 5 centimètres cubes de sérum, 10 centimètres cubes d’une solution de NO’Ag décinormale, 10 centimètres eubes de NO'H et 6 centimètres cubes d’une solution de MnO'K à saturation. On fait bouillir à décoloration, on ajoute » centimètres cubes d’une solution d’alun de fer ammoniacal et 45 centimètres cubes d’eau distillée. On titre l’excès de NO'Ag par le sulfocyanate d’ammoniaque déeinormal. Le résultat est donné par la formule :
(10-n) X 0.00585 X 200 — Nacl 0/00
Les déterminations effectuées avec cette méthode ont donné les résultats suivants :
1° Un chien de 10 kilogs, a, avant son occlusion, 5 gr. 96
de chlorures par litre de sérum sanguin ;
Après l’occlusion de la partie moyenne de son intestin grêle, il a, au deuxième jour: 5 gr. 14; au troisième jour: 4 gr. 79. ’
I meurt dans la nuit qui suit le troisième jour. ‘
2° Un chien de 14 kgs 500, a, quand il est normal, 6 gr. 20 de chlorures dans son sérum (par litre). On réalise une ocelusion (partie basse de l’intestin grêle) et on note :
Apr MIEUX Jours RESUME Lan EURE 5 gr. 40 AbEeS quatre JOUTS:L RÉCENT ARC 5 gr. 80 ÉD TR SE NEO TS ee ee Or 5 gre01
On sacrifie alors l’animal, dont l’état est très grave. 3° Un chien de 8 kilogs a, par litre de sérum, 5 gr. 85 de chlorures. Après l’oblitération de son intestin grêle
" (partie moyenne), on note :
On sacrifie alors l’animal, qui est très malade.
4° Par ailleurs, chez un chien soumis seulement au régime hydrique, on note le taux suivant de chlorures de sérum sanguin : au début, 5 gr. 70 ; après trois jours, 9 gr. 89 ; après cinq Jours, 9 gr. 70.
Ainsi (fig. 5) l’occlusion intestinale, chez le chien, s’accompagne d’une chute du taux des chlorures dans le sérum sanguin ; cette chute ne s’explique pas par une perte de chlorures avec les matières vomies, ear si le chien TI a eu des vomissements fréquents, les chiens IT et IIT n’ont pas vomi : elle ne saurait non plus s’expliquer par l’inanition des animaux qui ont refusé leur soupe, mais ont continué à boire de l’eau, et l’expérience IV, concernant un chien normal, soumis à un régime uniquement hydrique, n’a pas eu de modifications des chlorures dans son sérum.
Us
Ces faits sont conformes aux résultats de très belles recherches de R.-L. Haden et Th.-G. Orr, dont nous avons déjà parlé. Cet abaissement de taux des chlorures dans le sang coïncide, d’après ces auteurs, avec une chute de même ordre dans le foie et une chute moins marquée dans
g" g° 0,30 £ E oo À 8 a -U Do] ü É TD Lu v & a) e T a 2 à. © an [e] -0 a FH a £ É à O < RARES ANS ES MONS AL S VE G ET EE CR jours de survie Jours de survie F16. 5. — Evolution du Fi. 6. — Ævolution de l'azote taux des chlorures dans résiduel. dans le sérum sanguin | le sérum sanguin chez sous l'influence de l’occlusion “es chiens ayant une intestinale.
occlusion intestinale.
les muscles. Ce phénomène ne s’explique pas, pour eux, par une élimination des chlorures, mais bien par leur utilisation dans l’organisme ; les chlorures se combinent, d’après leur théorie, avee des produits toxiques pour donner un nouveau produit non toxique, cette combinaison s’accompagnant d’une élévation de la réserve alcaline du sang. Le tout peut s’exprimer de la facon suivante :
PORC CE es
X + Nacl + H2CO5 = X HCI + COSNaH
toxine non toxique
b) Modifications de l’azote non protéique du sang. — Bien étudiées par G.-H. Whipple, F.-H. Rodenbaugh et A.-R. Kilgore, par R.-L. Haden et Th.-G. Orr, les modifications de l’azote sanguin non protéique méritent une mention particulière.
Nos déterminations, faites avec M. René Fabre, ont été réalisées avec la technique qui suit.
TEcanique. — Le sérum dilué de 10 parties d’eau est additionné de chlorure de sodium et d’acide trichloracétique. On chauffe au bain-marie à coagulation. On filtre.
+ Le fltrat est traité par l’acide sulfurique suivant la technique de Kjeldahl et l’azote total est titré par nesslérisation.
De l’azote total non protéique on retranche l’azote uréique (urée X 0,46) et on a l’azote résiduel.
Chien Chien Chien Chien Chien Chi au 4° jour au 5e jour au.6e jour au 6" jour auos jour ES d'une d'une d'une d'une d'une PE: occlusion occlusion occlusion occlusion occlusion basse basse basse basse basse AïZotertotal:r :.°" 05310 0,400 0,325 0,400 0,570 0,400 Azote uréique.... 0“160 0,240 0,164 0,140 0,295 0,090
Azote résiduel .. 0%150 0,160 0,161 0,260 0,275 0,310
Ainsi, d’une façon générale, conformément aux observations de G.-H. Whipple, de R.-L. Haden et de leurs collaborateurs, on note, dans le sérum sanguin, au fur et à mesure des progrès de l’occlusion intestinale : a) une élévation de l’azote total non protéique ; b) une élévation de l’azote de l’urée, mais cette élévation n’est pas constante; c) une élévation de l’azote résiduel, élévation qui est nette, qui est progressive (fig. 6) et qui est constante dans tous nos cas. | ;