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CONCLUSIONS

L’occlusion intestinale expérimentale, réalisée chez le chien en posant une ligature sur l’intestin à l’aide d’un ruban assez large, évolue vers la mort au bout d’un temps qui varie de un à douze jours suivant le siège de l’occlusion : l’évolution est d’autant plus rapide que l’obstacle est plus haut situé.

Les auteurs modernes, depuis le travail classique du professeur H. Roger, sont tous d’accord pour faire jouer à l’auto-intoxication d’origine intestinale un rôle primordial dans la détermination des accidents : des produits toxiques (protéoses pour les uns, histamine pour d’autres), élaborés dans la région duodénale, sont absorbés et déclanchent une intoxication rapidement mortelle.

Nous nous sommes attachés, dans notre travail, à l’étude des points suivants :

1° Le liquide accumulé dans les anses intestinales susjacentes à l’oblitération est un liquide très riche en ferments protéolytiques, et nous croyons qu’il faut retenir son pouvoir d’attaque dans l’explication de la nécrose aiguë de l’intestin, si fréquente au cours de l’occlusion.

2° Il y a, au cours de l’occlusion intestinale expérimentale du chien, une réaction très nette des chylifères, qui sont distendus, et des ganglions mésentériques, dont l’hyperfectionnement est mis en évidence par l’examen des coupes histologiques. Si l’on se rappelle, comme l’enseignent MM. H. Roger et Léon Binet, que cette voie lymphatique conduit au cœur, puis au poumon, on s'explique

mieux la fréquence des complications pulmonaires au cours de l’occlusion.

3° L'étude du sang de nos chiens en expérience nous à particulièrement retenu. La lecture des chiffres que nous rapportons nous montre que :

a) L’occlusion intestinale expérimentale aboutit à une légère concentration sanguine qui se traduit par une polyglobulie et par une élévation du taux de l’hémoglobine, On conçoit ainsi la nécessité d’hydrater ces animaux par des injections de sérum.

b) Comme l’a montré Haden, les chlorures du sang diminuent sous l’influence de l’occlusion intestinale. La méthode de M. Laudat, appliquée au sérum sanguin de nos animaux, nous a montré l’abaissement de 20 % du taux des chlorures. Ces faits soulignent la nécessité d’injecter des solutions chlorurées à ces animaux.

c) L'étude de l’azote non protéique du sérum nous a montré une élévation de l’urée sanguine, que nous rapprocherons des lésions de néphrite congestive notées chez nos animaux, et surtout une élévation de l’azote résiduel, signalée par Whipple et qui nous a paru particulièrement nette, doublant le chiffre normal, progressive et constante. On peut, avec les auteurs modernes, interpréter cette élévation de l’azote résiduel comme une preuve d’une autointoxication par des substances dérivées des matières albuminoides.

VE

Le Président de Thèse, A. GOSSET.

Vu :

Le Doyen de la Faculté de Médecine, H. ROGER.

Vivre Le Recteur de l'Université de Paris, CHARLETY.

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