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L'OCCULTE DU PÈRE OU LA, KABBALE

Chaque race humaine conçoit la divinité, selon son propre génie : la révélation vient de Dieu, la figuration vient de l'homme.

Le peuple prétendu élu ne connut pas la Trinité, et son successeur, le Mahométan, la considère comme un polythéisme. Dans les théologies monothéistes, Dieu est toujours le Père : tel que Michel Ange l'a réalisé au plafond de la Sixtine. Vieillard colossal, débrouillant le cahos, père des éléments, du geste ordonnant la vie à Adam et, semblable à un magicien en son manteau, incantant Eve. Ce que Buonarotti a réalisé, c'est bien le Dieu d'Abraham : et le Dieu d'Abraham, c'est Dieu le Père, si unique personne, que le grand Florentin, génie tout hébreu, véritable Moïse de l'Art, n'a pas su réaliser, Dieu le fils, il a rajeuni simplement son Père Eternel.

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Rien n'est païen chez Michel Ange : tout y porte l'empreinte de l'Ancien Testament, même les figures qui représentent le Nouveau. Il semble que le génie d'Israël, incapable de dessin et de statuaire, se soit exprimé par le maître de la Sixtine, comme l'âme de la Renaissance italienne échappant au talent sans envergure de l'Arioste et, au génie sans réalité du Tasse, est venu se caractériser dans l'œuvre de Shakespeare.

Israël est le talon d'Achille, à chaque pas de l'église : l'idée juive nie sans cesse l'idée chrétienne.

Dans la seconde version de la loi, Jéhovah dit à Mosché :

« Si le maître a donné une femme à son esclave hébreu et qu'elle ait enfanté, filles ou fils, la femme et ses enfants resteront la propriété du maître. Mais si l'esclave dit : « j'aime mon maître et ma femme ; » on l'approchera de la porte ou du poteau, on lui percera l'oreille avec un poinçon et il sera esclave à jamais. — « Si le maître frappe son esclave, mâle ou femelle, et qu'il n'expire qu'un jour ou deux après, le maître ne sera point puni, car l'esclave est l'argent du maître. »

« Qui sacrifiera à des Elohims autres que le seul lahvé sera voué à l'extermination. »

Je sais les chrétiens encore plus atroces, la Traite

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des nègres a toujours lieu et la Traite des blancs, aux bataillons d'Afrique, dépasse l'horreur mosaïque ; mais on nous donne ces formules de l'Exode comme inspirées du Saint-Esprit et cela est insoutenable et blasphématoire.

Le Dieu des armées, vengeur furieux, aux fléaux et aux malédictions, le Dieu de l'inquisition et le Dieu de l'Espagne, des bûchers et de la torture, le Dieu de la découverte de l'Amérique, le Dieu de Torquemada et de Philippe II, c'est Jéhovah, l'Elohim d'Israël, le Jévohah de loi de Lynch.

Grossièreté incroyable du Mosaïsme et que les révoltes de Job expriment admirablement; le bonheur est dû au juste en ce monde, puisqu'il n'y en a pas d'autre, pour le peuple élu.

« Et le Seigneur rendit au double à Job tout ce qu'il avait eu, et il eut quatorze mille moutons, et six mille chameaux, et mille couples de bœufs, et mille ânesses. »

Les Patriarches vivent démésurément, parce qu'il n'y a pas de survie ; quand ils meurent, ils vont dormir, à côté de leur père, un sommeil sans rêve.

Que la suprématie d'Amon n'ait pas été officielle avant la XVIIIe dynastie, peu importe, le GXXVe chapitre du Rouleau des morts exprime une doctrine autrement pure et chrétienne que celle du Pentateuque.

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Les tares du catholicisme viennent de l'Ancien Testament : c'est la Thora qui a suscité les révoltes spirituelles, puis les ironies.

La création mosaïque n'est qu'une version du récit babylonien, et les 12 patriarches primitifs sont des patésis.

Noë et le déluge se trouvent sur les briques ninivites.

Abraham, le fondateur de la race, l'élu, a une façon vraiment héroïque d'entrer en Miçraïm. Il dit à Sara : « Dis que tu es ma sœur, pour qu'à cause de toi, je sois bien traité et qu'ainsi je conserve la vie. »

Les aggadi, les allégories d'Israël devaient conquérir l'âme de l'Occident et, comme si ce succès inouï ne suffisait pas, tandis que la Thorah s'imposait à tous les fidèles, la Kabbale attirait les plus hauts, les plus rares, les plus indépendants esprits.

Pic de la Mirandole, en ses conclusions, Reuchlin en sonar/, Postel, Pistorius, elles Marsile Ficin, et les Lulle et les Kunrath, jusqu'à Eliphas Lévy, Stanislas de Guaïla et Papus.

La Magie comme le Christianisme, s'est basée sur la tradition juive.

Par quelle mystérieuse fatalité ? Israël n'a pour lui, ni l'ancienneté, ni l'excellence, ni rien de légitime dans son rôle éponymaL

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Il a profité de l'ignorance où Ton était des autres textes religieux. A quoi le comparer, puisqu'il était unique, et qu'il l'a semblé même encore à Bossuet.

Aujourd'hui, la Gentilité renaît et Israël ne garde plus que son prestige littéraire.

La Kabbale est une tradition hébraïque évidemment très postérieure à la Thorah : prototype hébreu Abraham venait d'Qur ; sa culture n'était qu'un reflet de la civilisation kaldéenne, si ce nomade était cultivé?

Ses fils reçoivent tout, du contact égyptien ; et leur législateur sera un élève de l'Egypte.

Les deux étapes éducatrices n'ont pas porté grand fruit ; Mosché s'absente, il faut un Api d'or.

Dieu est apparu à Mosché : soit, mais on nous a conservé les paroles divines, elles sont très inférieures aux autres paroles divines de Kaldée et de l'Egypte. Il ne faut jamais nier l'assertion de la foi ; Mosché a vu Jéhovah face à face, comme le Pharaon voyait A m mon : tous les Théurges ont vu leurs Dieux. David dansant devant l'arche me paraît pas plus respectable que le Pharaon présentant l'encens, l'eau et le feu : et quand l'église dit Amen, elle dit Amon : mais le Psalmiste lui-même ne s'en souvenait pas, à plus forte raison, l'archevêque de Paris ne s'en doute.

Dix-neuf siècles durant, on a cherché Jésus- Christ dans l'Ancien Testament, et prodige, on l'y a

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trouvé : les simples et leurs pasteurs voyaient dans le sacrifice d'Abraham, une figure du Calvaire, les subtils, les savants découvraient la métaphysique et la pneumatologie la plus complexe dans cette même Bible, où il n'y a pas l'immortalité de l'âme.

Le Verbe juif a trois étapes, la Thorah, le Talmud et la Kabbale.

La Thorah nous est familière : le Talmud est le fatras le plus extraordinaire qui soit dans la bibliothèque humaine, mais l'esprit en est supérieur à celui du Pentateuque.

Hillel, le Babylonien, qui vivait au temps des prédications du Christ, Akiba, le Taïnite, enfin, Jéhuda, le saint, formèrent cette encyclopédie de la casuistique et de la tradition juive : La Gemara de Babylone est du second siècle :

« Ce monde n'est que le vestibule de l'autre. Tandis que nous sommes dans le vestibule, préparons-nous à entrer dans le salon. » Ceci pourrait être d'un chrétien : on trouve, à côté, cette controverse : si un homme estropié peut sortir avec sa jambe de bois, le jour du sabbat. Le Phylactère est un souvenir de Babylone : le jour du sabbat, il faut une amulette éprouvée, c'est-à-dire qui ait produit trois guérisons.

Le Kamiah, ou morceau de parchemin àinscriptions magiques, guérit beaucoup de maux.

« Si une femme enceinte marche sur une rognure

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d'ongle, elle peut avorter, celui qui coupe ses ongles dans un chemin est maudit. »

Et tandis qu'Adam s'amuse avec Lilith, Ève se donne à Samaël.

Il y aies démons de la médecine dont les noms sont phéniciens. Figurez-vous la mixture que peut former, de la casuistique, des superstitions populaires, des maximes de stoïciens, des recettes de sorcellerie et les souvenirs d'un peuple qui a traversé en vaincu en esclave deux civilisations merveilleuses.

Quand il fallut rattacher la Misnah à la Bible, on fit la Gémara, l'une fut élaborée à Tibérias en araméen, l'autre à Syra de Babylone au commencement du ve siècle.

Halaca, Agada, Kabbala; c'est à dire la morale, la légende, enfin, l'initiation.

La Misdrah naît au retour de la captivité de Babylone : Misdrah veut dire étude.

Il y a quatre critériums dans cette étude : P. R.D.S. C'est-à-dire, Peshat — Remès — Derush — Sod — qui signifient : littéralité, insinuation, appropriation, exotérisme.

« La loi a soixante et dix faces » disent les rabbins ; et cela veut dire qu'elle est multiple en ses significations, mais les ingénus n'en chercheront ni soixante-neuf, ni soixante-et-onze : mais bien le nombre écrit.

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Quatre hommes entrèrent vivants au paradis {sous-entendu) des quatre sens de l'Ecriture ; l'un en mourut, le second devint fou, ie troisième hérésiarque ; seul, Akiba profita de la faveur et en ressortit sauf.

L'âme juive du Talmud, nie^ celle de la Thorah; piétinée par la conquête et le malheur, elle est pénétrée par des courants esséniens ou thérapeutiques : elle reproduit les dispositions morales qui sont comme le pressentiment du Verbe chrétien.

« S'il se trouve un homme ou une femme dans le pays que je te donne, allant près d'autres dieux que moi, pour les adorer et les servir : sur la déposition de deux ou trois témoins, tu le lapideras. » (Deuteronome, xvn, 2 à 7).

« Quand tu feras le siège d'une ville, tu offriras d'abord la paix, si on l'accepte, tout ce qui s'y trouve te sera asservi. Si elle résiste, tu passeras tous les mâles aufîldel'épée et tu prendras pour toi les femmes et les bêtes (id... xx, iO-J 5). Lorsque les hommes se querelleront, si la femme de l'un d'eux s'avance au secours de son époux et saisit l'adversaire par son sexe, — tu lui couperas la main » (id.).

Ces trois citations ne suffisent-elles à montrer Y inhumanité d'Israël.

Et ce n'est plus la même religion, la même âme qui s'exprimera, au Talmud, en ces termes :

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— « Celui qui ne se soucie pas des souffrances d'autrui ne vaut pas mieux qu'un meurtrier. »

— « C'est un devoir de secourir les pauvres des autres nations, aussi bien que ceux d'Israël. »

Lorsqu'un gentil vint demander à Hillel de lui expliquer la loi pendant qu'il se tiendrait sur une jambe.

« Ne faites à autrui que ce que vous voudriez qu'on vous fît, » répond le Rabbi.

Les changements ne sont pas brusques et théâtraux dans l'évolution humaine.

On aime à détacher sur un fond neutre ou d'opposition, la figure typique d'un cycle : la Norme procède autrement.

Un événement sentimental pénètre lentement l'atmosphère morale avant de se produire, avant de s'incarner.

Après Jéhudad le saint, les Amoraïm, les Séburaïm commentèrent, opinèrent et le sentiment individuel, bizarre souvent, absurde parfois, se mêla à des légendes des mille et une nuits : où David monte sur une licorne, la prenant pour une colline, ou Shamir, le ver de terre, taille les assises du temple pour Salomon, comme les pierres de l'éphod pourMoschê.

Le Talmud n'a, dans ses belles formules, aucun rapport dogmatique ni surtout animique avec la Thorah.

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Le Talmud est baroque, mais civilisé, la Thorah est la barbarie et la sauvagerie et surtout la niaiserie métaphysique.

Le témoignage des sens est un arcane du rationalisme : mais le phénomène qui change la qualité d'un objet par la contemplation est connu de tous. Ouvrez les yeux dans l'obscurité avec la volonté de voir et vous verrez des choses extraordinaires : il en est ainsi de l'esprit; chaque fois qu'un homme s'est entêté à une extrême tension devant un texte, il Ta s?/rqualifié, l'augmentant de tout son désir intellectuel.

Tout est dans la Bible, a-t-on dit, et on y a tout trouvé, et ce livre est devenu lumineux du fait de ses lecteurs et enfin on Ta associé à l'Evangile.

Dès lors, Bossuet, Pascal et Racine tireront leurs chefs-d'œuvre du testament juif : toute l'éloquence latine en sera imprégnée et les formules érotiques du Cantique des Cantiques et les vaticinations des nabis, et les scepticismes de VEcclésiasie, et même de simples proverbes, aussi peu respectables que ceux de l'Almanach, seront dits, inspirés de l'Esprit-Saint et cités à l'égal des paroles de Jésus.

Du livre juif, féroce, matérialiste, obtus, métaphysiquement nul et surtout antithétique à N.-S. Jésus-Christ, des millions, des milliards d'âmes ont reçu la leçon de charité, de réalité et de conformité au Verbe du Calvaire.

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Comment cela s'est-il produit ? Comment de vraies vierges ont-elles porté et enguirlandé le phallus hiératique ayant au cœur toutes les pudeurs ?

Comment des moines qui consacraient l'hostie tous les matins, pouvaient-ils, le soir, torturer des hommes dont le seul crime était de prononcer le nom de Dieu, d'une façon différente de la leur ?

Comment le Pape a-t-il laissé massacrer cinq cent mille Arméniens sans bullifîer au monde sa protestation ?

Comment les Occidentaux ont-ils accepté cette chose pire que le bagne et la traite, le service militaire ?

Comment les latins sont-ils gouvernés par des hommes dont on ne voudrait pas pour valets ?

Pourquoi ? Parce que la Réalité est un idéal et n'existe pas plus que l'idéal lui-même, que l'homme voit en voyant, c'est-à-dire colore par son propre prisme ce qu'il regarde et que l'inconscience est à la fois, la fatalité et le salut de ce monde.

Il n'est pas de livre plus révoltant que la Bible, pour un chrétien. L'Alcoran qui contient des emprunts à l'Evangile vaudrait mieux : et la chrétienté a été et sera encore un temps édifié et vraiment satisfaite par le verbe des bourreaux du Christ.

Telle l'autorité de l'Eglise que ses erreurs deviennent irréparables ; la main inlassable du temps

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seule dégagera l'Evangile de sa gangue hébraïque.

Puissé-je y avoir aidé : car la science des religions désormais ne cessera plus son investigation, et cela à la plus grande gloire de Notre-Seigneur Jésus, qui est vraiment Dieu.

Que l'individu se figure le Créateur à sa guise pourvu qu'il l'adore en son cœur, qu'il l'appelle du nom de sa prédilection, pourvu qu'il ne le nomme pas en vain : mais l'Eglise, expression vivante de l'incarnation n'a pas le droit de s'égarer en anthropomorphismes, quand elle enseigne.

Pour elle, Dieu s'est incarné, dès lors, il lui est défendu sous peine du pire sacrilège, de présenter Jésus autrement qu'il s'est présenté lui-même.

Devant l'Evangile et devant l'Eucharistie, Jehovah est l'égal de Allah et l'inférieur d'Ammon et de Brama : tous les traits mosaïques, je les refuse, je les déteste, comme succédanés, comme récents.

J'ai vu à Thèbes, le temple trinitaire au Dieu Créateur, auteur de tout ; et les stèles magnifiant, Dieu « existant par lui-même, seul vivant en substance. »

J'ai lu sur le temple de Medinet-Abou.

— « C'est Ra qui a fait tout ce qui est, et rien n'a été fait sans lui, jamais. »

L'Occulte erre à la suite de l'Eglise, la thorah a été l'assise dérisoire de l'Evangile et la Kabbale, le Credo de l'Occulte.

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Confiteor ego quia peccavi ; j'ai cru devoir orner comment on devient Mage de terminologie rabbinique et le diviser suivant les sephirots et les noms divins et je serais encore à hébraïser, si je n'étais allé en terre hébraïque et si je n'avais conféré avec les derniers et les plus extraordinaires représentants du Mosaïsme.

Eliphas a repris la thèse de Reuchlin, Stanislas de Guaita et Papus l'ont continué, d'abord sur la foi du Tarot, livre essentiellement égyptien, comme les propriétés métaphysiques du nombre sont absolument Kaldéennes.

L'attribution du Sepher Jezirath à Abraham n'est pas même une plaisanterie : puisque la Kabbale est un annexe du Talmud. Ce livre très inférieur au Poïmandrès par exemple, est curieux comme théogonie numérique : plus caractérisée, est la littérature du Chariot (Mercavah).

Le Zohar et son double vieillard est une conception égyptienne, hérissée de mensurations compliquées : le macroprosope et le microprosope sont des figurations peu assimilables au génie latin. On a en français le petit synode et leZenuita, ce sont des doctrines alexandrines hébraïsées.

Le Talmud ne fait pas corps avec la Thorah, ni la Cabale avec le Talmud, ce sont trois emprunts à des pensées étrangères. La lettre alphabétique considérée

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comme clé idéique, le nombre interprété en idéogramme qui constitue la Clavicule, les noms divins, le quaternaire comme étalon analogique, les sephirats, tout cela forme une sorte d'algèbre extrêmement favorable à une scolastilité qui éblouit plus qu'elle n'éclaire. Que l'intelligence ait cinquante portes et la sagesse trente-deux voies, cela prouve que l'imagination des Kabbalistes s'est modérée ou s'est lassée.

Est-ce à dire que je méconnaisse la valeur de cette méthode ? Elle a été employée par de si hauts esprits, elle a produit de si belles œuvres qu'on lui doit du respect. Mais le commentaire vaut plus que le texte et les effets que la cause ; Eliphas est bien plus lumineux en ses formules que le Zohar ; son génie a merveilleusement criblé le grain kabbalistique et sa version reste supérieure à l'original.

C'est par l'étude de la Kabbale que l'investigation ésotérique a commencé ; mais la Kabbale est une version obscure et trop hébraïsée d'idées et de symboles Kaldéens et Egyptiens.

Le seul bénéfice de notre époque me paraît de pouvoir remonter aux sources, en bien des points d'histoire et de pensée : et c'est l'œuvre du Père, au domaine de l'esprit.

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