‹ L'occultisme dans la natureChapitre 27 sur 56 · C0Ϋ>A1S-T01 TOI-MÈME · texte numérisé non relu

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quent, un faible pas en avant, et se trouve, pourrait-on dire, dans une position un peu meilleure que celle qu’il a vraiment méritée et qu’il s’est faite.

D’après ces considérations, il résulte clairement que si un homme était assez fou pour vouloir remonter le courant, il lui faudrait travailler de toutes ses forces dans la direction du mal ; il n’y a donc aucune crainte de « reculer » insensiblement. C’est là un reste des vieilles illusions du temps où l’on croyait au démon de l’orthodoxie, ce démon qui était tellement plus fort que Dieu, que tout dans le monde travaillait en sa faveur. C’est exactement le contraire qui existe, car dans le monde tout est calcule pour venir en aide à l’homme s il veut bien le comprendre.

La plupart des personnes les plus consciencieuses sont comme l’enfant qui, ayant un jardin à lui, en arrache toutes les plantes pour voir si les racines poussent, ce qui fait qu’évidemmeni rien ne pousse. Nous devons apprendre à ne pas penser à nous-mêmes ni à nos progrès personnels, mais entrer dans la voie du progrès, continuer à travailler pour les autres dans la mesure de nos capacités, et compter que notre avancement se fera de lui-même. Plus un homme de science pense à lui-même, moins grande est son énergie mentale pour élucider les problèmes scientifiques ; de même, plus un dévot s occupe de sa personnalité, moins grande est la dévotion qu il peut prodiguer à son objet.

Certes, un examen de soi-même est nécessaire, mais c’est une erreur d’y consacrer trop de temps ; c’est comme si on passait tout son temps à huiler et à réparer une machine. Employons les facultés que nous possédons et d’autres se développeront, et ainsi un progrès véritable sera fait. Si vous apprenez une langue, par

exemple, c’est une erreur de croire qu’il faille d’abord l’apprendre complètement, dans les livres avant d’essayer de la parler ; non, il faut vous essayer hardiment, quitte à vous tromper souvent, et au bout d’un certain temps d’efforts, vous arriverez à la parler correctement. De même, au cours du temps, ce qu’on appelle renonciation se fera tout naturellement et même aisément. Sans doute, lorsque les hommes commencent à tenter de mener la vie supérieure, ils renoncent absolument à bien des choses qui sont des jouissances pour les autres et qui ont encore pour eux un attrait puissant ; mais bientôt, ils s’aperçoivent que cet attrait a disparu et qu’ils n’ont ni le temps ni le désir de rechercher ces plaisirs inférieurs.

Avant toutes choses, efforcez-vous de ne pas vous faire de souci. Soyez contents et tirez le meilleur parti de toutes choses. Essayez de vous élever vous-mêmes et d aider les autres. Le contentement n’est pas incompatible avec les aspirations à une vie supérieure ; l’optimisme est justifié par la certitude du triomphe ultime du bien ; mais cet optimisme n’est guère possible, si nous ne tenons compte que du plan physique. Notre attitude, à cet égard, dépend principalement du niveau auquel nous avons 1 habitude de tenir notre conscience. Si celleci est centrée surtout sur le plan physique, on aura tendance à ne voir que la misère ; mais lorsqu’il devient possible de la centrer à des niveaux supérieurs, c’est la joie de ces hauteurs qui transperce toujours. Je n’ignore pas que le Bouddha disait que la vie n’était que misère, et cela est parfaitement vrai somme toute, en ce qui concerne la vie manifestée ici-bas ; cependant les Grecs et les Egyptiens s’arrangeaient de manière à eh retirer même la joie en la considérant du point de vue philosophique.

On ne peut rien perdre à tirer le meilleur parti des

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