NOTRE DEVOIR ENVERS LES ANIMAUX
car il en existait parmi les reptiles gigantesques au temps des Lémuriens, et l’homme n’avait alors rien à voir dans leur évolution ; mais c’est à lui qu’incomba en partie la tâche d aider à faire sortir de ces formes de reptiles les mammifères qui jouent, au temps présent, un rôle si prédominant. Là était pour lui l’occasion de perfectionner les races et de réprimer les mauvais instincts des créatures (jui étaient sous sa domination. Et c’est parce (|u’il n a pas fait tout ce qu'il pouvait dans cette direction, qu il est, dans une certaine mesure, responsable de ce que beaucoup de choses dans le monde ont depuis lors si mal marché. S’il avait fait tout son devoir, il est à présumer qu’il n’y aurait pas eu de mammifères carnivores.
L humanité a été pendant si longtemps cruelle pour les animaux que, dans le règne animal tout entier, il existe un sentiment de crainte et d’inimitié envers les hommes, lien résulte pour ceux-ci un terrible Karma qui se traduit par diverses formes de maladies et de folie. Et cependant, malgré cette cruelle attitude de la part de l’homme, il y a peu d animaux qui cherchent à faire du mal si on ne les attaque pas. Un serpent, par exemple, ne fait de mal à un être humain que s’il est blessé ou effrayé ; et il en est de même de presque tous les animaux sauvages, à quelques rares exceptions près qui considèrent l’homme comme une pâture, et même ceux-là ne s’attaquent à l’homme que s ils ne tiouventpas autre chose. Sauf pour se défendre ou défendre les autres, la destruction de toute forme de vie devrait être évitée en raison de ce qu’elle retarde l’œuvre de la nature. C’est pourquoi tout Théosophe, conséquent avec lui-même, se refuse à coopérer au crime de tuer les animaux en mangeant de la viande et du poisson, ou en portant des vetements que l’on ne peut obtenir que
LA ’SYWPATÏÏTE
Ne v©<üs mettez jamais travers de la loi Baturelle. Dans ces derniers temps, l%orame s’estgraaidement écarté 'de la nature ^ le matérialisme s'est largement répandu. Beaucoup d'kommes de science qui, leux, cannaisse®t beaucoup mieirx la nature que les mvtres, sont ^beaucoup moins en sympathie avec elle que ne irétaient leurs ancêtres moins instruits. En se bvrant à Tétude utile, voire même nécessaire, des faits extérieurs, un grand nombre ont négligé l'étude des faits intérieurs4 mais les hommes traverseront ’ce stade intermédiaire de fausses conceptions et reviendront à la sympathie. Les anciens q^ui avaient avec la nature des rapports plus étroits ne poussèrent pas bien loin leurs recherches, car ils auraient craint d'être irrévérencieux. Et parce que nous sommes devenus irrévérencieux, que nous avons perdu toute sympathie, nous scrutons sans remords. Nous devons veiller à ne pas perdre ce que nous avons acquis dans ce stade intermédiaire, mais il nous faut recouvrer la sympathie. Par la sympathie on peut découvrir beaucoup de choses que la science, seule, ne pourra jamais trouver. Dans l’enseignement des enfants, il est nécessaire que ceux-ci sentent que nous les comprenons, même si nous
l'occultisme DAISS LA NATURE
devons par là perdre quelques avantages scolastiques. L'enfant de moyenne intelligence considère les grandes personnes comme des entités .étrangères, des êtres arbitraires et bizarres.
Tout cela est vrai aussi en ce qui concerne nos études sur la nature. Les esprits de la nature ont peur de nous si nous les étudions trop scientifiquement, nous devons nous introduire dans leur vie, et alors eux-mêmes s’intéresseront aussi à la vie humaine. D’une façon inconsciente, les fleurs et les autres choses ressentent de la joie et de l’amitié. Emerson disait que lorsqu’il rentrait chez lui après une période d’absence, il lui semblait que les arbres de son jardin paraissaient heureux de le revoir et de sentir sa présence, et c’était vrai sans aucun doute. Les arbres et les animaux connaissent bien les gens qui les aiment. Dans l’Inde, les gens parlent d’avoir « la main heureuse » à planter, ce qui signifie que les plantes, poussent pour ceftaines personnes et pas pour d’autres. On doit être en sympathie avec les desseins du Logos. Si nous aidons activement au progrès de tous, nous vivons dans sa volonté qui pénètre toute la nature, et cela est senti immédiatement par la nature ; mais si nous nous mettons en opposition avec révolution la nature s’éloigne de nous comme un enfant sensitif.