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LA SUPPRESSION' DU DÉSIR

se trouve ainsi transmué en résolution. A ce point, il ne peut plus y avoir de regret pour quoi que ce soit ; on fait de son mieux et on sait qu’en retour le mieux viendra. Certaines personnes désirent sincèrement acquérir une qualité ou une autre ; ne gaspillez pas votre force à désirer, il vaut mieux vouloir.

C’est ainsi qu’il est dit encore que nous devons tuer la forme lunaire, c’est-à-dire le corps astral. Mais cela ne veut pas dire qu’il faille détruire le corps astral et annihiler les sentiments et les émotions. S’il en était ainsi, nous n’aurions plus le pouvoir d’aimer et de comprendre les autres. Ce que l’on a voulu dire c’est que nous devons maîtriser notre corps astral et développer la faculté de détruire la forme lunaire à volonté. La pureté est nécessaire mais elle ne signifie pas seulement l’absence de certaines fautes spéciales, mais bien la destruction de la personnalité. Ainsi l’ambition est une forme de désir très commune et elle comporte toujours la pensée de la personnalité. L’adepte ne peut être ambitieux. Sa volonté est une avec celle du Logos, qui veut l’évolution. Nous faisons tous partie du Logos, et nos volontés font partie de sa volonté. Et c’est seulement tant que nous ne comprenons pas cela que nous formons des désirs pour nous-mêmes. Les règles de la vie furent admirablement résumées par le Seigneur Bouddha dans une petite stance de quatre lignes :

Sabbapâpassa akaranam Kusalassa upasarapada Sâchitta pariyo dapanam Etam Buddhàna sàsanam

Cessez de faire le mal Apprenez à faire le bien.

Purifiez votre propre cœur.

Telle est la religion desBuddhas

LE CENTRE DE MON CERCLE

De tous les obstacles qui se dressent sur le chemin de Faspirant qui désire entrer sur le sentier, le plus sérieux, par suite de son extension et de son importance fondamentale, est la tendance à tout rapporter à soi. Remarquez que je n’entends pas parla Fégoïsme farouche et grossier qui cherche à s’emparer de tout même au détriment des autres ; car je suppose que ce degré a depuis longtemps déjà été dépassé. Mais chez ceux qui ont dépassé ce degré subsiste une autre forme du mal, si subtile et si profondément enracinée qu’ils n’en ont même pas conscience, ou, en tous cas, qu’ils ne savent point que c’est un mal. Mais qu’un homme s’examine honnêtement et impartialement et il se rendra compte que toutes ses pensées ont lui-même pour objet ; il pense souvent aux autres personnes et à d’autres choses, mais toujours en ce qu’elles sont par rapport à lui ; il forge nombre de drames imaginaires, mais c’est toujours lui qui y joue le rôle principal. C’est toujours lui qui est au centre de son petit théâtre, la lumière de la rampe éclairant sa personne ; s’il n’occupe pas cette position il se sent de suite blessé, ennuyé, irrité, et même jaloux de toute autre personne qui, pour le moment, se trouve atli-

LE CENTRE DE MON CERCLE

ler I attention de ceux qui devraient rendre un culte à son autel à lui. Transformer ce défaut si fondamental, c’est pour 1 homme transformer jusqu’aux racines mêmes de toutes choses, et, faire de lui un homme complètement nouveau. Malheureusement, la plupart des gens ne peuvent envisager même, un seul instant, la possibilité d’un changement aussi radical, et cela par ce qu’ils ne savent même pas que cette condition existe.

Or, cette attitude, étant absolument fatale à toute espèce de progrès, doit être totalement transformée ; et pourtant, combien peu nombreux sont ceux qui font des efforts dans ce but. Il n’y a qu’un moyen de sortir de ce cercle vicieux, un moyen unique : c’est l’amour. C’est la seule chose qui, dans la vie de l’homme ordinaire, change cette condition, et s’empare si bien de lui qu’elle arrive à modifier, pour un temps, toute son attitude. Pour un certain temps du moins, quand l’homme devient amoureux, comme on le dit communément, une autre personne occupe le centre de son cercle, et il rapporte tout à l’objet de son amour, et non plus à lui-même. La divinité, à l’autel de laquelle il rend un culte si exclusif, peut très bien, aux yeux du monde, paraître très ordinaire, alors que pour lui, elle incarne temporairement la grâce et la beauté la plus parfaites ; il voit en elle la divinité qui est réellement son partage, puisqu’elle réside en tous à 1 état latent, bien que nous ne la voyions pas normalement. 11 est vrai qu’au bout d’un certain temps, dans bien des cas, son enthousiasme se refroidit et se porte sur un autre objet ; mais il n’en a pas moins, pendant ce temps, cessé d’être lui-même le centre de ses pensées, et pendant ce temps son horizon s’est élargi.

Or, ce que 1 homme ordinaire fait inconsciemment,

1 étudiant en occultisme doit le faire consciemment. Il

22g L*0CCULTISM£. dans la. natuive

doit de propos délibéré se détrôner du centre de son cercle et y mettre, le Maître à sa place.. Tl n.’a eu jusqu ici., instinctivement,, qu’une seule préoccupation : chercher comment les, choses peuvent l’affieeter, ou quel parti d peut en tirer pour son plaisir ou son profit. Au lieu de cela, il doit, se préoccuper maintenant de savoir comment toutes choses peuvent affecter le Maître, et comme but unique du Maître est d’aider l’évolution h.umm.ne, cela implique, qu'il doit considérer toute» choses a ce point de vue, et discerner si elles sont une aide ou un obstacle à l’évolution. Tout d’abord,, il devra y apporter tous ses efforts et toute son attention, mais, avec de la persévérance, il arrivera à agir aussi instinctivement et aussi naturellement qu’il le faisait auparavant lorsqu’il rapportait tout à sa, persoane- Pour employer la parole d’un Maître, il doit s’oublier totalement pour ne plus penser qu’au, bien d’autrui.

Mais, alors même qu’il se sera détrôné de son centre pour mettre à sa place le travail qui, lui incGmbe, il doit bien prendre gpirde de ne pas se faire illusion et de ne pas reprendre sa première position au centre de son cercle sous une forme plus subüle. l’ai connu beaucoup de théosophes, bons et sincères, qui sont tombés dans cette erreur, qui identifiaient l’œuvre théosophique avec leur personnalité,, et croyaient sincèrement que toute personne^ qui ne partageait pas leurs idées ou leurs méthodes était; une ennemie de la ThéosophLe. Les gens pensent si souvent que, leur méthode est la, seule bonne et que différer d’opinion avec la leur c’est trahir la cause 1 Cette attitude démontre que le soi est habilement revenu prendre sa place accoutumée au centre, du cercle,: et que tout le travail fait pour l’en déloger est à recommencer. Le seul pouvoir auquel l’homme doit, aspirer, c’est celui qui

LE CENTRE DE. yim CERCLE

le. fera passer inaperçu mx yeiix. des autres. Quand il. est le centre deso©! eerclei^ il peut certainement faire de bon tra^îail, mais c'est toujours mm la pensée que c’est lui (fui fait ce travail,, et même que: c’est à lui que vq^ vienit cette: tâche ; mais quand il a mis le Maître à sa place^ 'il travaille sifiaplement pour que le travail soit accompli, pour l’amour du travail même et non pour celui qui le fait. Et il doit apprendre à considérer s-on travail, comme si celui-ci était le: travail d’une- autre personne,, e.t le travail de cet autre comme sie’étaifc le sien propre. La seule cbosequi importe, c’est que le travail soit fait, quel que soit celui qui le: fait.. U ne: doit donc: pas croire que son travail est mieux fait,, ni critiquer indûment celui des autres, m déprécier kypocïTitement le sien pour s’attirer des félicitations. En: me servant de ce que Ruskiu disait de l’art,, ü devrait être capable; de dire avec sérénité : « Que ce travail soit le mien) où le vôtre ou celui de m’importe qui, il es^t bèea fait- «

11 y a encore un autre danger, et celui là concerne spécialement le théosophe,. c’est le dainger de se féliciter trop tôtd’ètre différent du reste du monde. L’enseignement théosophique. nous fait envisager les choses^ sous un aspect si nouveau que nous sommes tout naturellement portés à croire que: notre altitude diffère:de celle de-la plupart des gens. Il n’y a pas de mal à penser cela, puisque c’est unoi vérité inco-ntestable, mais il m’a été donné de constater que quelques-uns de nos membres ont une forte; tendance à s’enorgueillir du, fait qu’ils sont capables de disceirner ces choses.

U ne s’en suit, pas le moins du. monde que nous, qui disr cernons ces choses, soyons meilleurs que les autres. Nombre de gens so sont développés sur d’autres voies dans lesquelles ils peuvent être beaucoup plus avancés que

nous, bien qu’il leur manque ce que nous avons acquis sur notre propre voie. Souvenez-vous en, l’adepte est l’homme parfait, celui qui est complètement développé en toutes choses ; et si nous avons quelque chose à enseigner à ces autres gens, nous avons aussi beaucoup à apprendre d’eux ; et ce serait le comble de la folie que de mépriser un homme parce qu’il ne possède pas les connaissances théosophiques, ou qu’il n’a pas les capacités nécessaires pour les comprendre. Là encore, il nous faut donc prendre bien garde de ne pas retomber au centre de notre cercle.

Une bonne méthode à adopter pour prévenir le retour au centre de son cercle est de se rappeler, comme symbole de ce que devrait être l’attitude du théosophe, ce que j’ai expliqué au sujet de la théorie occulte du cours et de l’intluence des planètes. A ce propos, je vous ai dit que chaque planète est un foyer secondaire d’une ellipse dont le grand foyer est à l’intérieur du corps du soleil. Vous êtes comme le foyer secondaire, vous effectuez votre propre course et le travail qui vous a été indiqué, mais, pendant ce temps, vous n’êtes qu’une réflexion du grand foyer, et votre conscience est centrée dans le soleil ; car le Maître, dont vous êtes une partie, est membre de la Hiérarchie qui, elle, accomplit toujours le travail du Logos.

Pendant qu’un homme est le centre de son propre cercle, il tombe constamment dans l’erreur de se croire aussi le centre de tous les autres cercles. Il suppose sans cesse que tout ce que disent ou font les autres n’ont que lui pour objet, et, pour beaucoup de gens, cela devient une obsession, incapables qu’ils sont de comprendre que les autres sont comme eux, tellement absorbés dans leur propre personnalité qu’ils n’ont pas la moindre idée de

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s’occuper d’eux. En conséquence, l’homme se forge une foule de tourments et de soucis qu'il pourrait éviter s’il voulait se donner la peine d’envisager les choses d’un point de vue plus sensé et plus rationnel. De plus, c’est parce qu’il est le centre de son cercle qu’il se sent parfois déprimé, car cela ne peut arriver qu’à celui qui ne pense qu’à lui-méme. S’il faisait du Maître le centre de son cercle, et que toutes ses énergies fussent employées à le servir, il n’aurait pas le temps d’être déprimé, ni même la moindre tendance à l’être, car il n’aspire qu’à accomplir le travail dont il est capable. Son attitude devrait être celle qu’indique notre Présidente dans son Autobiographie et qui est la suivante : quand un homme a devant lui une tâche à remplir, il ne devrait pas dire comme le fait généralement l’homme ordinaire : « Oui, ce serait une bonne chose et quelqu’un devrait la faire, mais pourquoi serait-ce moi ? » mais plutôt : « Quelqu’un devrait le faire, pourquoi ne serait-ce pas moi ? »

A mesure qu’il évoluera, son cercle s’élargira et finalement viendra un temps où l’étendue de son cercle sera illimitée, et où, dans un certain sens, il en sera lui- même de nouveau le centre, parce qu’il se sera identifié avec le Logos, qui, Lui, est le centre de tous les cercles, puisque chaque point est le centre d’un cercle dont le rayon est infini.

NOTRE DEVOIR ENVERS LES ANfflAüX

Pendant iq(ae totas voïis «eflcwoez défaire de voitre mieux pour ceux qui sont auteur de vous, n’oubliez pas qiie vioois avez «des devoirs à remplir env^ers les formes de vie iBuüerieureàila vie humaine. Dans le but de vous préparer à oes devoirs, essayez «de comprendre la nature de vos frères inférieurs, tes animaux, (comme vous essayez, sur un niveau supérieur, de comprendre les «enfants avec les- ♦queis vous avez affaire. Deîmême que tersque vous voulez aider un «enfant, vous cherdbez à vous mettre à sa plac^, de même, lorsque vous voulez aider dlanimaL, devez-vous dhercber (à vous mettre à sa place. Dams flous les cas »ett »vec tous les êtres, notre de voir'est d’aimer et d :aider *eit «de nous efforcer de hâter l?a venue -de Fâge d’or où tous nous nous comprendrons, et où tous nous coopérerons à l’œuvre glorieuse à venir.

Il n y a aucune raison pour que les animaux domestiques ne soient pas dressés à aider l’homme et à lui rendre des services tant que le travail exigé d’eux n’est ni trop pénible ni exagéré. Mais toutes les créatures qui nous entourent devraient être surtout dressées de façon à ce quelles puissent en profiter pour elles-mêmes; nous devrions toujours nous souvenir que leur évolution est

NOTKE ^devoir 'E^'VERS L'ES 'AÎÎIMA.tIX

u-n des buts de la wlonté divine. Aussi, -en même temps que nousensei'giîons aux animaux tout ee qui peut développer leur intelli^enoe, nous devons prendre-garde de -ne leur inoulqaer que de bonnes qualités. Des créatures-de types variées ont été mises en contact avec nous :

chien,le chat, le cheval.et-d’autresanimaux,-originairemeTvt

sauvages, nous ont été confiés pour que nous leurdonnmns aide et affection. Pourquoi -oela^ Afin que nous pmssrons les faire sortir de leur férocité, les élever a une condition supérieure d’intelligence, et -éveiller en euxTaflection, -e dévouement et rintelli-gence.

Mais il nous faut prendre bien garde de les aider et de ne pas les retarder, ce qui arriverait -si nous fortifiions -en eux les instincts féroces dont ils doivent se débarrasser au COUTS de l’évolution. 4Jn fiomme qui dresse un chien a chasser et à tuer les autres animaux, intensifie les inBtincts mêmes qui doivent être éliminés pour que animal évolue, et, en agissant ainsi, il contribue à avilir 1 animal qui lui a été confié, au lieu de l’aider dans -son evaktion,, bien qu’ü ait pu en même temps développer son intelligence; et si, d’un côté il lui a fait un peu de bien,, il lui fait, d’un autre, un mal considérable qm 1 emporte sur le bien. La même chose est vraie pour Tfiomme qui dresse un chien pour le rendre féroce etiui faire protéger

sa maison ou sa propriété. ^

En traitant l’animal avec dureté et cruauté, Lham-me fait, peut-être, évoluer son intelligence, Lanimal ;apprenant n chercher comment éviter les mauvais traitements. Mais, d’autre part, -bien que l’animaLail pu évoluer en oe sens, il a, par cette méthode, développé en lui les mauvais sentiments de crainte et -de colère. Aussi quand, plus tard, la vague de vie de cette race d’animaux entrera dans r humanité, cette -humanité commencera son évol ution

L OCCULTISME DANS LA NATlJRE

embarrassée d’un lourd fardeau, débutant avec ces affreux sentiments de crainte et de haine innés en elle, au lieu d’une humanité aux aspirations élevées, pleine de dévotion, d’amour et de douceur telle qu'elle aurait pu être si

les hommes à qui a été confiée cette partie de l’évolution animale avaient rempli leur devoir.

Nous avons encore des devoirs envers une autre forme de vie inferieure à celle des animaux ; je veux parler de 1 essence élémentale qui nous entoure de toutes parts. Cette essence élémentale progresse au moyen de notre pensee et de l’action que nous produisons sur elle par nos pensées, nos passions, nos émotions et nos sentiments. Nous n’avons pas besoin de nous en préoccuper spécialement, car si nous sommes fidèles à nos idéals les plus éleves, et si, dans ce but, nous nous efforçons de n’avoir que des pensées et des émotions élevées, par cela même, et sans difficulté aucune, nous nous acquitterons de notre devoir envers les essences élémentales qui sont influencées par notre pensée : nous les stimulerons au lieu de les retarder ; les qualités supérieures que seuls nous pouvons atteindre seront mises en action, vivifiées et encouragées sur leurs niveaux respectifs.

Il a été prévu dans toute évolution que les êtres supérieurs doivent aider au développement des êtres inférieurs, et ce n’est pas seulement en les individualisant que l’homme a aidé les etres appartenant au règne animal. Dans l’Atlantide, la formation même de leurs espèces lui était confiée en grande partie, et c’est parce qu’il „’a pas rempli strictement ses devoirs que les choses ont tourné un peu différemment de ce qui avait tout d’abord été prévu. Il est en grande partie responsable, par ses fautes, de l’existence des carnivores qui ne vivent que pour se détruire les uns les autres. Il n’est pas responsable de tous les carnivores

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