‹ L'occultisme dans la natureChapitre 46 sur 56 · LE SOMMEIL · texte numérisé non relu

LE SOMMEIL

On me demande quelle est la cause réelle du sommed, Je ne possède pas les connaissances physiologiques particulières nécessaires pour répondre complètement a cette question. J’ai toujours pensé cependant que la nécessité du sommeil est due au fait que les corps se fatiguent les uns des autres. Le véhicule astral qui, autant que nous pouvons le savoir, est incapable de ressentir la fatigue sur son propre plan, puisqu’il peut y travailler incessamment pendant vingt ans sans montrer le plus léger signe de lassitude, se fatigue rapidement du travail laborieux nécessaire pour faire mouvoir les particules du cerveau physique. Il lui faut donc se séparer assez longuement du corps physique pour recouvrer les forces dont il a besoin alin de reprendre sa pénible tâche.

Le corps physique, lui aussi, se fatigue de son côté, car à l’état de veille, il dépense toujours un peu plus de forces qu’il n’en reçoit. Avec chaque pensée, chaijue sensation, chaque effort musculaire, un léger changement chimique semble se produire. Le mécanisme ordinaire d’un corps sain s’efforce constamment de contrebalancer ce changement et de rétablirles conditions existant précédemment, mais il n’y réussit jamais tout-à-fail. De sorte que

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chaque pensée ou chaque aclion, amène une déperdilion très-légère, presque imperceptible, et les effets accumulés laissent à la fin le corps physique trop épuisé pour penser ou travailler plus longtemps. Dans certains cas, quelques instants de sommeil suffisent pour donner aux forces réparatrices le moyen d'agir de nouveau et de regagner le terrain qu’elles avaient perdu, rétablissant ainsi un équilibre suffisant pour permettre à la machine de continuer à marcher.

Les étudiants demandent souvent quel est le moment le plus propice au sommeil. Selon les règles de la nature, le jour est évidemment fait pour travailler, et la nuit pour se reposer, et une infraction aux règles de la nature n’est jamais une bonne chose. Un des méfaits les plus graves de notre vie moderne antinaturelle, est que l’heure de midi n’est plus, comme il le faudrait, le milieu du jour. Si l'homme vivait isolé et pouvait régler sa vie selon ses désirs, il pourrait, sans aucun doute, retourner à cette condition naturelle; mais vivant au sein de ce que nous appelons la civilisation, laquelle est sur bien des points déformée et en opposition avec la nature, il ne nous est pas possible de suivre nos goûts personnels en cette matière, et nous devons par conséquent, nous adapter, dans une certaine mesure, aux coutumes généralementadmises, quelque défectueuses qu’elles soient.

11 est impossible de poser des règles absolues sur la quantité de sommeil nécessaire à l’homme, par suite des différences de constitutions ; mais lorsqu’on peut le faire, le sommeil devrait être pris entre 8 heures du soir à 5 heures du matin. D’aucuns ont besoin de ce laps de temps, tandis que d’autres peuvent se contenter d’un temps moins long. C’est à chacun de régler les détails de sa vie selon les circonstances.

Les gens demandent souvent s’il n’y a pas une méthode quelconque pour être maître de ses rêves. En général, celui qui rêve ne peut changer le cours de son rêve, pendant que celui-ci se produit, mais la vie du rêve peut être indirectement dirigée, et cela dans une très large mesure. En effet, si la pensée est pure et élevée à l’état de veille, les rêves seront aussi purs et bons ; et, point tout particulièrement important, la dernière pensée au moment de s’endormir doit être noble et élevée puisqu’elle fournit la note dominante qui influera en grande partie sur les rêves qui suivront. Une pensée mauvaise ou impure rassemble autour du penseur, des influences de même nature, êt retient près de lui des créatures basses et abjectes qui passent près de lui. Celles-ci à leur tour réagissent tant sur son corps mental que sur son corps astral, et troublent son repos en éveillant toutes sortes de désirs inférieurs et terrestres. Mais si un homme franchit les portes du sommeil, l’esprit fixé sur des sujets saints et élevés, il attire ainsi autour de lui les élémentals créés par d’autres à l’aide d’efforts identiques ; son repos est paisible, son esprit s’ouvre aux impressions qu’il a orienté dans la bonne direction et se ferme à celles qui viennent d’en bas.

Les rêves concernant les événements ordinaires de la vie n’empêchent pas le travail astral, ces rêves ne se produisant que dans le cerveau physique, pendant que l’homme réel, l’Ego, est en dehors, occupé à autre chose. Il est évident que si l’homme, quand il s’est séparé de son corps physique, s’évertue à penser aux événements de la vie physique, il sera incapable, tant que sa pensée sera ainsi fixée, de faire aucun autre travail ; cela est entièrement différent du simple rêve ordinaire qui se fait dans le cerveau physique, bien que, lorsque l’homme se réveille, il lui soit souvent difficile de distinguer entre les

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