‹ L'occultisme dans la natureChapitre 48 sur 56 · LE CORPS PHYSIQUE · texte numérisé non relu

LE CORPS PHYSIQUE

L’immortalité physique n’est pas possible ; car ce qui a eu un commencement doit avoir une fin ; aussi la naissance, la croissance, la décrépitude, et la mort sont-elles les règles de l’univers physique. Aucun être raisonnable ne peut désirer conserver continuellement le même corps ; ce serait exactement comme si un petit enfant voulait porter le même vêtement pendant toute sa vie. A mesure que l’homme évolue, ses véhicules successifs deviennent de plus en plus purs, de plus en plus nobles et mieux adaptés aux besoins de ses facultés croissantes, en sorte que, même si un homme pouvait garder le même corps, il entraverait sa croissance, de même que la croissance de l’enfant serait entravée, s’il portait toujours quelque vêtement ayant la rigidité du fer et beaucoup trop étroit pour lui.

En même temps, il est de notre devoir de prendre le plus grand soin de notre corps et de l’améliorer autant que possible. Ne maltraitez jamais le corps physique. Prenez en soin comme vous le feriez d’un cheval de grande valeur, lui donnant assez de repos et de nourriture, et l’entretenant dans un état de propreté scrupuleuse. Le corps ne peut faire qu’une certaine somme de travail ; par

LE CORPS PUYSir

exemple, un corps robuste poi rcourir une cen¬

taine de kilomètres sans se repose., mais il ne pourrait pas en parcourir un millier.

Pendant la méditation, donnez-lui une position confortable, et ensuite, oubliez-le, mais vous ne pourrez l’oublier s’il est mal à son aise, car il se chargera de se rappeler à votre attention.

Que devez-vous manger, demandez-vous ? Eh bien, tant que vous éviterez l’alcool et le cadavre, peu importe la nourriture. Certains végétaux sont plus grossiers que d’autres, et, par conséquent, lorsque l’on peut choisir, mieux vaut s’en abstenir. Parmi ceux-là, je rangerais les oignons, les champignons et les choux. Le riz est un aliment très pur, mais le blé, l’orge et l’avoine sont plus nourrissants à volume égal. Je considère les œufs comme peu recommandables cependant j’en prendrais sans hésitation si je ne pouvais me procurer d’autre nourriture.

Sans aucun doute le végétarisme est, sous tous les rapports, meilleur que le régime carné. C’est une alimentation plus réellement substantielle, qui amoindrit les causes de maladie, donne une vigueur plus grande, et ne stimule pas la nature inférieure. Le régime végétarien facilite à l’homme le développement de ses facultés supérieures. Il est bien connu que nos Maîtres gardent un seul corps physique bien plus longtemps qu un homme ordinaire ne pourrait le faire, et cela, parce qu’ils vivent toujours selon les lois de l’hygiène et qu’ils se dégagent de tous soucis. A cet égard, nous devrions faire tous nos efforts pour les prendre comme modèles, mais essayer de conserver le corps physique indéfiniment a toujours été la caractéristique de ceux qui suivent la voie de l’égoïsme.

Il y a divers moyens — moyens blâmables — par lesquels ces derniers ont pu prolonger leur vie physique ; quel-

L OCCULTISME OA?îS LA NATURE

quefois c’est par le vampirisme, en soutirant simplement la vitalité des autres, et, d’autres fois, c’est en s’appropriant une série d’autres vies humaines. Mais il est à peine nécessaire de prévenir les ïhéosophes contre des procédés de cette nature. Il est évident que celui qui se servirait d'une méthode semblable ne serait pas un être en voie d’évolution ; et même dans le cas où il réussirait dans sa tentative, il ne ferait, pour ainsi dire que rapiécer et agrandir un vieux vêtement, malgré tous ses efforts, celui-ci n’en resterait pas moins un vieux vêtement.

Page 1