LE TABAC ET L’ALCOOL
Les effets nuisibles du tabac sont évidents dans ies corps physique, astral et mental. Physiquement, il fait pénétrer dans l’homme des particules excessivement impures, d’où s’échappent des émanations si fortes qu’elles sont souvent perceptibles à l’odorat. Astralement, non seulement il introduit des impuretés, mais il tend aussi à allaiblir un grand nombre de vibrations, et c’est pour cette raison qu’ « il calme les nerfs » comme on le dit souvent. Mais, pour le progrès occulte, il ne faut naturellement pas affaiblir les vibrations ni surcharger le corps astral de particules impures et vénéneuses. Ce qu’il nous faut, c’est la faculté de répondre instantanément à toutes les vibrations possibles, et, en même temps, avoir une maîtrise absolue de soi, de façon que ces désirs soient comme des chevaux dirigés par l’intelligence pour nous conduire là où nous voulons, et non pour nous emporter dans une course désordonnée dans des situations où notre nature supérieure sait qu’elle ne doit jamais se trouver. Par conséquent, pour quiconque désire réellement développer ses divers véhicules, le tabac est indubitablement une chose nuisible.
Il a aussi, sur le plan physique, une iniluence parti-
culièrement déplorable sur l’homme. C'est réellement la seule chose, à ma connaissance, qu’un homme bien élevé ne puisse abandonner, quand il sait que cela ennuie les autres. Mais l’empire que prend cette habitude nocive sur ceux qui en sont esclaves est tellement puissant, qu’ils sont complètement incapables de lui résister, et tous leurs instincts de courtoisie sont oubliés devant cette habitude d’un égoïsme aussi néfaste que stupide. L’effet produit sur le corps astral après la mort est aussi très malfaisant ; l’homme se trouve enfermé pendant longtemps dans une espèce de prison, et les vibrations élevées ne peuvent l’affecter.
La principale objection faite par les théosophes qui ont cette habitude, c’est que la fondatrice de notre société, Mme Blavatsky, fumait elle-même. C’est vrai, mais cela n’infirme en rien les faits que je viens d’exposer, et que je sais pertinement être exacts par des observations personnelles longtemps poursuivies. Madame Blavatsky était, à tous égards, si entièrement « à part » si expressément un cas particulier, que je ne pense pas qu’il serait raisonnable de prétendre que nous puissions en toute sécurité suivre son exemple. Je l’ai souvent entendue dire : « Personne d’autre que mon Maître ne peut comprendre mon cas ; faites ce que je vous dis et non ce que je fais ». Elle me dit aussi une fois qu’elle fumait sans cesse « pour calmer les vibrations de ce vieux corps et l’empêcher de tomber en pièces ». Les effets causés par le tabac sur le plan physique pendant la vie, et sur le plan astral après la mort, sont tels que je les ai décrits, et il ne me semble pas que cela vaille la peine de les encourir pour satisfaire un si mince plaisir.
Je pense que ce que M“® Besant dit de l’alcool dans Ühomme et ses corps est pleinement justifié. 11 n’y a