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LE TABAC ET L*ALCOOL

aucun doute qu’au point de vue des corps astral et mental, Tusage de l’alcool soit toujours désastreux ; il n’y a non plus aucun doute qu’il attire des entités peu désirables. Certes, il y a des gens qui, tout estimables qu’ils soient sous d’autres rapports, n’en ont pas moins de fâcheuses habitudes, telles que fumer, boire de l’alcool et manger de la viande ; mais parce que ces gens sont bons par ailleurs, il n’en résulte pas que ces habitudes soient bonnes et raisonnables. Il n’est naturellement pas vrai qu’aucune de ces choses soient des nécessités physiques, mais l’homme peut si bien habituer son tempérament à l’emploi de toutes sortes de drogues que ce tempérament finit par en avoir besoin et par souffrir s il ne peut se les procurer. Nous savons que la meme habitude peut être prise avec l’opium et l’arsenic, mais cela ne rend pas ces choses bonnes pour nous. Du reste, il est généralement tout à fait inutile de discuter avec les gens sur leurs habitudes personnelles ; ils sont générament déterminés à y être fidèles parce qu’ils les aiment et peu leur importe qu’elles soient bonnes en elles-mêmes ou pour eux.

Vous demandez quelle est mon opinion au sujet de la règlementation de la vente des liqueurs. Dans tous les pays civilisés un contrôle est exercé sur la vente des poisons, et ils ne sont livrés que sur 1 ordonnance d un médecin. Le poison contenu dans 1 alcool fait mille fois plus de mal que tous les autres poisons réunis, aussi les règlements concernant sa vente ne devraient-ils pas être moins stricts.

Il est absolument certain que tout homme doit arriver à développer la maîtrise de soi, mais je ne vois vraiment pas que notre attitude puisse en être affectée en ce qui concerne l’édiction des lois. Il ne vous viendrait pas à

l’idée, pour empêcher les gens de voler, de mettre sur leur route à chaque coin de rue, des objets spéciaux qui puissent les tenter, puis de vous tenir auprès, sans intervenir, afin de voir s’ils auront la force de volonté suffisante pour résister à la tentation.

Et cependant, c’est ce que l’on fait pour la consommation de l’alcool. Nous permettons, nous encourageons, et accordons des autorisations spéciales à nombre de gens pour faire dans nos rues un étalage dont le but évident est d’inciter le plus d’hommes possible à s’avilir par l’usage habituel de ce poison. Si enfin l’humanité est arrivée à développer une^sorte de conscience vis-à-vis des plus faibles, il semblerait juste de favoriser leur développement au lieu de l’entraver. Si nous croyons qu’il est de notre devoir, de nous occuper des fous, de les soigner et même de les enfermer pour leur sécurité et celle du public, ce n’est pas moins notre devoir de traiter avec la même sollicitude la victime de cette forme terrible de folie que l’on appelle l’ivrognerie. Mais il ne faut pas oublier que la Société Tliéosophique ne prend part à aucun mouvement politique, bien que ses membres, en tant qu’individus, restent libres de prendre parti pour ou contre n’importe quelle question politique.

Le 2' Volume de « L’occultisme dans la nature » et un 3* Volume intitulé :

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