Remarques sur Vanliqulté et Voriguie de la Kabbale
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12 L OCCULTISME Eï L AMOUR
trois combinaisons de lettres. « La première, dit-il, est la transposition des lettres d\m mot ponr y trou- A^er un autre mot composé des mêmes lettres, ce que nous appelons anagramme. La seconde est de prendre les lettres d'un mot pour faire les lettres initiales d'autant de mots différents, ce qui revient à nos acrostiches. La troisième est le changement de lettres prises les unes pour les autres, suivant différentes manières d'en faire la substitution, ce qui sera quand on le voudra une manière de chiffre ou d'écriture cachée. »
Ainsi, d'après M. Stanislas de Guaila, la clef qui ouvre le tombeau d'Hiram, s^-mbole de la science synthétique des anciens, se trouve résumée dans la formule hiéroglyphique du divin tétragram me : Jod- Hévé ou Jehovah, que les kabbalistes épellent lettre par lettre : iod, hé, vau, hé.
lod, c'est l'esprit maie, le principe créateur actif, Dieu en soi, le Bien. Il correspond au signe du phallus, au sceptre du Tarot et à la colonne Iakin du temple de Salomon. En alchimie, c'est le soufre.
Hé, c'est la substance passive, le principe producteur féminin, Tâme universelle plastique, la potentialité du mal, figurés par le Ctéis, la coupe des libations du Tarot et la colonne Boaz. En alchimie, c'est le mercure.
Vaf ou vau, c'est l'union féconde des deux principes, la copulation divine, l'éternel devenir, figurés par le lingham, le caducée et l'épée du Tarot. En alchimie, c'est l'Azoth des sages.
Hé, c'est la fécondité de la nature dans le monde
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UN MOT SUR l'occultisme 13
sensible, réaliscitions ultimes de la pensée incarnée dans les formes, le sicle du Tarot.
Le rhapsode Orphée, initié parti des sanctuaires de Thëbes, prètre-oracle du grand Zens, qui, en modulant son âme sonore sur le luth à sept cordes, faisait se mouvoir les pierres, animées par le magnétisme de sa voix, pleurer les bètes fauves et frémir d'amour les chênes penchés pour Tentendre :
Mulcenlem tigres et agentem carminé quercus;
Jésus de Nazareth, Apollonius de Tj'ane qui semait les prodiges sur ses pas, connaissaient la doctrine ésotérique, transmise de généj-alion en génération depuis Moïse, et repro(hhte en symboles dans les deux livres fondamentaux de la Kabbale : le Sepher-Jesirah et le Zohar.
En somme, les opérations de cette science, comme le dit M. de la Mauze, roulent essentiellement sur un arrangement fixe et sur une figure déterminée des lettres hébraïques, sur la variété des traits droits ou courbes, horizontaux ou perpendiculaires, sur les couronnes et sur les points dont les lettres sont accompagnées. <( Cette forme de caractères, (Kt-il, règle Texplication des noms de Dieu et des anges, celle des trente-deux voies de la Sagesse et des cinquante portes de la Justice qui sont les fondements invariables de la Kabbale. Il est pourtant certain que ces caractères ont été dérangés, qu'ils ont même totalement changé avec le temps. »
Cette dernière remarque dont l'importance no saurait échapper est corroborée par plusieurs auteurs
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et expliquerait dans une large mesure les difficultés insurmontables auxquelles se heurtent les plus habiles initiés dont les découvertes n'ont qu'un champ excessivement restreint, alors que la découverte de Ghampollion donnant la clef des hiéroglj^hes permet la lecture des plus mystérieux papyrus et des inscriptions les plus vagues. '
C'est aux Sarrazins que M. de la Mauze attribue ce bouleversement. Les faits semblent lui donner raison.
« Au point de vue dogmatique, dit M. Prost', la Kabbale possède un ensemble de doctrines mal digérées, dominées par le principe essentiel de Témanation, amas de notions assez confuses sur les esprits et leur hiérarchie, les âmes, les génies, les anges et les démons distribués dans le cadre d'une mythologie tout imprégnée de goût oriental, telle que l'a. également accueilhe le mj'sticisme alexandrin et impliquant l'idée d'un monde supérieur intellectuel et d'un monde inférieur purement matériel. »
En somme, c'est une classification nouvelle apportée à la combinaison des différentes mythologies, un mélange des mille et une créations d'êtres surnaturels empruntées aux croyances superstitieuses de tous les pays, ayant pour base, dit fort bien l'auteur auquel nous avons emprunté les hgnes ci-dessus,
1. Les arts et les sciences occultes cm AT/" siècle. Introduction^
p. XXII.
On poLirra consulter sur la Kabbale : Raymond Lulle, Be auclihc kabbalisiico sloe ad omnes sciencias introductionum; Reucblin, De arte kabbalistica Qi De verbo mirifico ; Cornélius Agrippa^ Philosophie occuUe; P. Kircher, OEuvres.
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UN MOT SUR l'occultisme 15*
(( une foi absolue dans la vieille mythologie orientale (les esprits et des génies, des anges et des démons et Taction tonte-puissante de l'esprit sur la matière,, du céleste sur le terrestre » .
L'origine orientale, l'origine juive de la Kablaale est hors de doute. Son nom même est hébreu, et signifie tradition dans cet idiome.
Au moyen âge, elle subit diverses modifications, se divise en plusieurs branches, Kabbale chrétienne- Kabbale magique, Kabbale théoricpie {{fjyounith)^ Kabbale pratique [maasit/i)^ etc.
Pour les uns, la science hermétique nous vient d'Egypte et aurait été inventée par Hermès Trismégiste ou dieu Thoth qui aurait transmis les secrets de l'alchimie à la caste sacerdotale, aux prêtres de Thèbes et de Memphis ; pour d'autres, Falchimie aurait été cultivée dans les collèges des mages de Babylone ; pour d'autres enfin, son origine se perd dans la nuit des temps et elle aurait été connue des Chinois, au moins deux mille cinq cents ans avant Jésus-Christ,
Les alchimistes recherchent la pierre philosophale, une poudre qui transformerait en or le mercure et le plomb en fusion. Cette poudre serait en même temps une sorte d'élixir de longue vie, car elle constituerait un dépuratif énergique pour le sang ; elle agirciit
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de même sur les plantes en les faisant croître, mfirir, fructifier en quelques heures. En somme, toutes les vertus de la pierre pliilosophale se résument en une seule : augmentation de l'activité vitale. Ce serait une panacée universelle.
Les laboratoires des alchimistes étaient établis dans des lieux cachés, dans les plus secrets des sanctuaires. Leurs appareils avaient des formes bizarres et symboliques: le fourneau renflé enferme de ventre féminin, rappelait la génération du métal dont la femme, dans le ventre de laquelle s ^opérera la gestation, estTimage. Les métaux étaient représentés par les sjmiboles des planètes.
L'alchimie a eu ses imposteurs et ses charlatans, mais la science moderne ne Tapas bannie du domaine des recherches scientifiques. M. Frémj a réussi à faire dans son laboratoire des rubis et d'autres pierres précieuses. La transmutation des métaux n'est peutêtre plus une chimère. Quand l'analyse sera arrivée à isoler les corps simples isomères, le problème sera Ijien près d'être résolu, a Pourquoi, dit M. Berthelot, ne pourrions-nous pas former le soufre avec Toxygène, former le sélénium et le tellure avec le soufre, par des procédés de condensation convenables? Pourquoi le tellure, le sélénium ne pourraient-ils pas être changés inversement en soufre, et celui-ci, à son tour, métamorphosé en oxygène? Rien, en effet, ne s'v oppose à priori. Nul ne peut affirmer que la fabrication des corps réputés simples soit impossible •à priori. La pierre pliilosophale n'est donc pas impossible. » Il est bon d'ajouter que, pour la trouver,
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M. Berilielot ne compte en aucune façon sur les formules hermétiques.
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Autrefois, la science divinatoire par excellence était Tastrologie qu'on dit originaire de la Chaldée. Les mages y consultaient le ciel comme un vaste livre où chaque étoile, aj'ant reçu un nom et la valeur d'une des lettres de l'alphabet hébraïque, traduisait la destinée des rois, des hommes et des empires soumis à l'inlluence des planètes. Le juif Siméon ben Bocliaï, auquel on attribue le fameux livre de Zohar, était parvenu, s'il faut en croire la tradition talmudique, à posséder une connaissance si absolue des mystères du ciel, qu'il pouvait3direles lois de Jeho- A'ah, avant qu'elles se fussent manifestées sur la terre.
D'après cette doctrine, tous les pays, tous les animaux, tous les végétaux étaient placés sous Tinfluence des astres.
Les sept planètes connues des anciens et les douze signes du Zodiaque constituaient les éléments du système. Chaque planète, chaque constellation gouvernait une partie du corps, ou un homme, ou un royaume, ou une ville, ou un jour.
L'influence des astres sur. les affaires du cœur serait immense, et l'art de combiner ces influences pour la nécessité des aventures d'aaiour. d'ambition ou de fortune, était toute la base de l'astrologie.
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Le spiritisme est une des formes modernes de roccLiltisme et il compte de nos jours un grand nombre d'adeptes. N'est-ce qu'une pure charlatanerie, une illusion vaine, ou bien la réalisation de phénomènes mystérieux et inconnus, dont l'explication nous échappe encore? La mort, l'inexorable et redoutable mort, ne serait-elle qu'une délivrance, la libération de Tesprit dégagé des matérialités biologiques ? La mort est-elle réellement l'anéantissement final ou bien, au crépuscule d'une vie, la résurrection dans Taurore d'une vie nouvelle ? La mort mène-t-elle aux ténèbres du néant ou bien ouvre-t-elle les portes de la vie éternelle aux âmes et aux esprits avides de lumière ?
Voilà ce que se demandent anxieusement tous ceux que tourmente le problème de Tau-delà.
Vovons ce que nous enseignent les spirites à ce sujet.
Suivant Allan-Kardec, Fâme est le principe intelgent considéré isolément ; c'est la force agissante et pensante que nous ne pouvons concevoir isolée de la matière que comme une abstraction. Revêtue de son enveloppe fiaidique ou périsprit, l'âme constitue l'être appelé Esprit, comme lorsqu'elle est revêtue de son enveloppe corporelle, elle constitue l'homme.
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Or, bien qifà Tétat d'esprit elle jouisse de propriétés et de facultés spéciales, elle n'a pas cessé d'appartenir à l'humanité . Les Esprits sont donc des êtres semblables à nous, puisque chacun de nousdevient . Esprit après la mort de son corps et que chaque Esprit redevient homme par la naissance.
Mais, ajoute M. Delanne, Tâme ne possède passeulement l'enveloppe périspritale à Tétat d'esprit,, elle est inséparable de cette enveloppe qui la suit dans l'incarnation et Terraticité. Pendant la viehumaine, le fluide périsprital s'identifie avec le corps et sert de véhicule aux sensations venues du dehors et aux volontés de l'esprit ; c'est lui qui pénètre le corps dans toutes ses parties : mais à la mort, le périsprit se dégage avec l'âme dont il partage l'immortalité.
Ainsi celte doctrine admet l'immortalité de l'âme et des transmigrations à travers les mondes inconnus que sont les planètes et les soleils qui gravitent dans l'espace, u L'âme se développe par une série d'existences successives ; partie de l'état le plus rudimentaire dont nous trouvons l'exemple dans les peuplades sauvages, elle doit s'élever par degrés jusqu'à la somme de qualités et de perfections qu'on peut acquérir sur la terre. »
En dehors de son enveloppe charnelle, le corps, l'âme ('Vjy/r,, anima) immatérielle possède une seconde enveloppe (voua, spiritus)^ le périsprit qui n'est plus immatériel. Le périsprit est formé d(> fluides à différents degrés de condensation depuis les fluides matériels qui adhèrent au cerveau, jus-
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qu^iux llukles spirituels qui se rapprochent de la nature de Tàme. »
Ainsi rame et son vêtement fliiidiqiie, le périsprit, constituent.ee que les spirites appellent esprit.
A notre mort cet esprit quitte notre corps pour, suivant que notre existence a été bonne ou mauvaise, s'élancer vers les mondes supérieurs ou recommencer sur terre un nouveau stage. Il erre, invisible, impalpable.
Ce n'est que lorsque Tesprit est complètement dématérialisé, dit encore M. Delanne, que les vies antérieures se déroulent devant lui, comme une perspective sortant lentement du brouillard qui l'enveloppait. Alors seulement il se rappelle sa dernière existence, puis le panorama de ses passages sur la terre et de ses retours dont l'espace se développe à ses yeux. Il juge les progrès qu'il a accomplis et ceux qui lui restent à faire ; c'est ainsi que naît le désir de se réincarner afin d'arriver plus rapidement vers ces mondes heureux qu'il entrevoit.
L'instant où l'un d'eux voit cesser son esclavage par la rupture des liens qui le retiennent au corps, est im moment solennel ; à sa rentrée dans le monde des esprits, il est accueilli par des amis qui AÛennent le recevoir, comme au retour d'un pénible voyage. Il retrouve ses morts aimés dont la perte avait été pour lui un chagrin si cuisant, et si la traversée a été heureuse, c'est-à-dire si le temps d'exil a été employé d'une manière profitable pour lui, ils le féhcitent du combat courageusement soutenu. Aux parents se joignent les amis qu'il a connus autre-
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UN MOT SUR l'occultisme 21
fois, et tous, joyeux et rayonnants, s'envolent dans Vëtlier infini. Alors rommence Yéritablement pour lui sa nouvelle existence.
Mais, en certaines circonstances solennelles, il peut, à force de volonté, disent les maîtres du spiritisme, modifier la nature de son vêlement fluidique, et le rendre pour un certain laps de temps visible et palpable, autant que faire se peut, sous son ancienne forme.
Telle est la théorie spirite des apparitions.
C'est encore grâce au périsprit que Tesprit se manifeste et agit en produisant des phénomènes phj^siques (coups frappés, lévitation, écriture, etc.).
« Les coups et les mouvements, dit Allan-Kardec, sont pour les esprits les moyens d'attester leur présence et d'ai)peler sur eux rattention, absolument comme lorsqu'une personne frappe pour avertir qu'il y\a quelqu'un. Il en est qui ne se bornent pas à des bruits modérés mais qui vont jusqu'à faire un vacarme pareil à celui de la vaisselle qui se brise, de portos qui s'ouvrent et se ferment ou de meubles que Ton renverse. »
Voilà comment s'expliquent les phénomènes des tables tournantes, des maisons hantées.
Mais, pour se communiquer, les esprits ne se contentent pas toujours d'objets inertes ; souvent ils ont recours à un autre intermédiaire qui puisse mettre à leur disposition une partie de ses facultés, de sa force vitale et de son intelligence : cet intermédiaire c'est le médium.
(( Par sa volonté, l'esprit projette un rayon flui-
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-2 L OCCULTISBIE ET l'aMOUR
•dique sur le périsprit du médium. Il le pénètre de son fluide, établissant ainsi une communication directe entre lui et rincarné. C'est au moyen de ce cordon que le fluide vital de Tliomme est attiré par l'esprit. Ce double courant iluidique peut être comparé aux phénomènes d'endosmose, c'est-à-dire à l'échange qui se produit entre deux liquides de densité différente à travers une membrane.
« Ici les liquides sont remplacés par des fluides et la membrane par le corps.
(( Une fois la communication établie, l'esprit peut •agir sur le médium en produisant des effets divers qui se traduisent par la vision, l'audition, récriture, la tjptologie. »
Les médiums, en raison des phénomènes qu'ils provoquent ou mieux subissent, se divisent en médiums auditifs, voyants, écrivains, mécaniques, etc. Certains d'entre eux réunissent toutes ces quahtés.
Chez les médiums mécaniques ou écrivains l'esprit qui se manifeste agit indirectement sur la main par les nerfs qui 3^ correspondent, et donne à celle-ci une impulsion complètement indépendante de la volonté du médium dont les mouvements sont purement automatiques. C'est une action réflexe du cerveau du médium sous une influence spirituelle.
Dans la médhimnité intuitive, l'esprit n'exerce pas une action effective sur le cerveau du médium, il ne lui enlève pas sa conscience, il se contente de lui transmettre les vibrations périspritales qui représentent sa pensée et l'incarné les ressent sous forme d'idées.
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Chez les médiums dessinateurs qui sont aussi des mécaniques, l'esprit, au lieu de leur faire faire des lettres, leur fait faire des dessins. Ainsi, Sardou, en 1858, a dessiné une planche représentant une habitation dans Jupiter.
Dans les médiumnités sensorielles, le médium voit avec les yeux du corps, ou bien il voit à Tétat de dégagement. C'est sur ce phénomène qu'est basée la photographie spirite.
Chez les médiums auditifs, il peut 3^ avoir intuition d'âme à cime, comme dans Ja transmission de pensées, ou bien audition réelle.
La médiumnité tjqDtologique se manifeste par des coups frappés sur une table, par des objets déplacés, etc.
Allan-Kardec parle encore de communications qui se font au moyen d\m crayon adapté à une corbeille à ouvrage ou à une planchette et écrivant des réponses sur une feuille blanche. Il suffît que le médium impose le doigt sur le bord de la corbeille.
S'il faut en croire les conseils de ceux qui ont étudié et exépérimenté le spiritisme, il serait dangereux déjouer avec les esprits. Delanne assure que toute demande faite dans un but purement personnel, avec un sentiment égoïste, ne reçoit jamais de réponse ou en reçoit de la part d'esprit farceurs qui cherchent à se jouer du consultant. Paul Gibier raconte plusieurs faits singuliers dont ses médiums et lui furent victimes et il recommande de ne se livrer qu'en pleine lumière aux opérations spirites.
Au point de vue religieux, dit encore AUan-Kar-
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dec, le spiritisme a pour base les yérités fondamentales de toutes les religions : Dieu, râmc, Timmortalité, les peines et les récompenses futures ; mais il est indépendant de tout culte particulier.
Le rôle des esprits serait surtout bienfaisant. Car, toujours d'après M. Delanne, les esprits qui se communiquent enseignent la fraternité, le pardon des injures, la mansuétude pour les amis et les ennemis. Ils nous disent que la seule voie pour parvenir au bonheur est celle du bien, que les seuls sacrifices qui sont agréables au Seigneur sont ceux que nous remportons sur nous-mêmes. Ils nous exhortent à veiller soigneusement sur nos actes afin d'éviter l'injustice ; ils nous recommandent l'étude de la nature et Tamour de nos semblables comme les uniques moyens de nous élever rapidement dans un avenir plus brillant.
Telle est la doctrine du spiritisme.
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I. L'amour loi du monde. — IL Conceptions antiques de Lamour, L'Jnde. Ses fêtes phalliques. — IIL Zoroastre et l'amour. — IV. L'amour dans les religions chaldéennes. — \. L'amour dans les religions assyriennes. Les prêtres de Baal. — ^"i . L'amour dans les religions uo l'Egypte. — VJL Le culte du phallus. Les fêtes des Dionysiaques. Le culte de Cotytto. — VIII. Les Gfjrj'banles. Le culte de Priape à Rome. — IX. Le culte de Venus. — X. Les religions du Nord et l'amour. — XL L'islamisme et l'amour. Sanctification de Lamour. — XIL Le christianisme et l'amour. Les prohibitions des confesseurs et des pères de l'Eglise. Négation de l'amour. Le culte de la Sainte Vierge et l'érotomanie religieuse. — XIII. La réaction. Les hérésies erotiques. Origène et les Skopzis. — XIV. Les cours d'amour au moyen îi^e. — XV. L'amour roi du monde.
La nature créatrice a mis dans la ix^union des deux sexes 1^ suprême jouissance et c'est dans cette attraction qui s'étend de Tliomme jusqn'aux plantes que repose la certitude de réternelle victoire de la vie sur la mort. L'attraction ou Tamour, c'est Ténergie universelle. <( CVst elle qui soutient et guide les mondes astraux, les soleils immenses, les sj-stèmes d'étoiles doubles qui gravitent à l'entour l'un de
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26 L OCCULTISME ET L AiVJOGR
Tautre ; c'est elle qui conduit les poussières voltigeant dans Tair, — qui guide et rég^it les organismes, quels qu'ils soient ; c'est elle qui maintient Téquilibre, règle riiarmonie de la nature; c'est elle qui fait les affections, les désirs, Jes parfums, les plaisirs, les nuances, Jes couleurs, les voluptés ; c'est elle qui unit les lèvres des amants, qui régit le cours de Tonde, qui fait monter la sève dans les ar])res ou les veines, qui fait éclore les fleurs et tomber les feuilles, sourire la jeune fille et pleurer Tenfant, rc- A^er la jolie femme et pétiller le feu du foyer ^... ». Dans Tinfiniment petit comme dans l'infiniment grand, on voit les molécules élémentaires s'attirer les unes vers les autres par la loi d'affinité. C'est Tamourat traction qui régit le monde, comme l'a chanté le penseur Eugène Nus :
La loi d'amour est souveraine ; Partout son doux verbe est écrit; Elle féconde, unit, entraîne La matière comme fesprit.
La terre s'écliaufl'e à vos flammes, Les cieux modulent vos accords.
Amour, attraction des âmes, Attraction, amour des corps!
Les anciens voyaient, en effet, dans presque tous les phénomènes de la nature des manifestations de l'amour universel. On lit dans le Prem-Sagar- : « Alors, les nuages, lançant la pluie comme un époux