Journal des savants^ avril
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M. Bertheiotfait, en outre, remarquer qu'on relève dans les papjTus une foule de détails confirmant la similitude, u sinon des signes, au moins des usages « symboliques chez les magiciens et chez les alchi- « mistes appartenant à des écoles et à des tradi- '( tiens parallèles on identiques^ ».
En effet, presque tous les papyrus que possèdent les musées et les bibliothèques d'Europe proviennent du temple de Memphis, et concordent avec les papyrus du Louvre de même provenance. Cela s'explique par ce fait que, en Egypte, les livres qui contenaient des fornudes magiques cippartenaient au roi. On ne les connnuniquait que dans les cas d'une urgence extrême et seulement aux prêtres et aux savants, conseillers ordinaires du Pharaon-.
Ainsi le papyrus W du musée de Leyde donne une formule d'encre mystique pour écrire les formules magiques, encre dont la fabrication s'opère par le mélange de sept parfums et de sept Heurs.
On trouve également dans le n*" 384 des papyrus du même numéro entre autres formules les suivantes :
Sec. 1. — Cérémonies magiques par le moyen de famour considéré comme une très grande puissance tliaumaturgique.
Sec. 4. — Recettes d'AgaLoclès pour procurer un songe.
Sec. 5-6-10. — Recettes dans le même but.
Sec. 1(3. — Formule pour séparer un homme de sa femme.
Sec. 18. — Charme pour se faire aimer.