‹ L'occultisme et l'amourChapitre 7 sur 87 · Kama-Soulra. — Tiilroduclion · texte numérisé non relu

Kama-Soulra. — Tiilroduclion

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3i L OCCULTISME ET L AMOUR

entre autres : « Grand Seigneur sublime, accordemoi une fécondité septuple ». Quand les Chaldéens s'adressaient à leurs épouses, ils devenaient plus réalistes ; la traduction littérale d'une inscription trouvée probablement dans Talcôve d'un gynécée est celle-ci : « Ouvre ta vulve, pour que je puisse assouvir mes désirs. » A propos de la femme enceinte et de la nourrice on rencontre les formules suivantes : « Si tu trouves une femme enceinte dont l'utérus sort, se rompt, s'altère étant dehors, se referme tellement qu'il ne puisse enfanter, contre tout cela tu prononceras le nom mj^stique de la terre et le nom mystique du ciel et tout disparaîtra. »

Dans la religion assyrienne, Bélit, Sin et Istar^ divinités qui se confondent souvent Tune dans l'autre, représentent la puissance fécondante, la déification de la volupté, la déesse de l'amour. Des fragments, de rares fragments de la littérature assjTienne nous racontent les amours de Tanmouz et d'Istar dont le dénouement, la mort tragique de Tanmouz dut inspirer la légende si poétique de la mort d'Adonis, tué comme lui, dans la montagne, par un fauve, et pleuré par la déesse des amours et les nymphes inconsolables.

Les Assyriens adoraient aussi Baal Peor ou Belphégor, sorte de dieu Priape dont les temples

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LES RELIGIONS ET l'aMOUR 35

n'étaient autres que des lieux de débauche. D'après les renseig-nements que nous fournit Rosenbaum^ ce nom de Baal Peor signifiait chez les Hébreux le dieu Pénis, le Priape des Romains. Son temple était bâti sur le mont Péor et les jeunes filles venaient sy prostituer. Ce culte était analogue à celui de lingham dans l'Inde et du phallus dans le reste de TAsie".

Les prêtres et les prophètes phéniciens de Baal et d'Astarté s'habillaient en femmes, se fardaient le visage et les yeux et avaient les bras nus jusqu'aux épaules •'. Dans remportement de leur délire religieux, ils allaient jnsqu'à se mutiler. Les prêtresses se vouaient à la prostitution en l'honneur d'Astarté.

D'après Pierre Dufonr's les prêtres de Baal étaient de beaux jeunes hommes, sans barbe, qni le corps épilé, frottés d'huiles parfumées entretenaient un ignoble commerce d'impudicité dans le sanctuaire. LaVulgate les nomme efi^éminés (efi'eminati) en langue hébraïque on les appelait kedeschim, c'est-à-dire saints on consacrés. Leur rôle ordinaire consistait dans l'usage phis ou moins actif de leurs mystères infâmes. lisse vendaient aux adorateurs de leur dieu et déposaient sur leurs autels le salaire de leur prostitution. Ce n'est pas tout, ils avaient des chiens dressés aux mêmes ignominies et le produit impur qu'ils retiraient de la vente ou du louage de ces animaux, (( le prix du chien », ils l'appliquaient aussi aux

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