L ART ÏALISMANIQUE EIS AMOUR
près enlacée dans le milieu des lacs,et, l'ajant enveloppée dans Tétoffe de soie, vous la porterez derechef sur votre cœur six autres jours. Le septième vous dégagerez la bague des lacs d'amour et ferez en sorte de la faire recevoir à la personne aimée ; toute cette opération se doit faire avant le soleil levé et à jeun. Ce nom de Sclieva doit désigner le même personnage que celui de Sefava qui n'est autre que l'Intelligence présidant au jour de Vénus, c'est-à-dire au vendredi.
Il existe une catégorie de talismans d'autant plus bizarres que, placés à un endroit fixe, il est nécessaire d'aller les toucher, les embrasser, pour emporter une parcelle de leur puissance. Tels étaient autrefois certaines statues, certains monolithes, les gigantesques linghams de granit do l'Inde et les phallus des temples grecs et romains. Tel également le curieux talisman du château deBlarney, en Irlande. Au sommet de ce castel historique se trouve ime pierre portant la date de 1703 que de nombreux pèlerins viennent embrasser. Voici comment un poète célèbre les dons magiques de cette pierre :
La pierre qui est là Possède la vertu De douer d'éloquence Celui qui la baise.
Il pourra désormais Conquérir le cœur De celle qu'il aime.
Hosted by
Il faudrait une véritable encyclopédie pour classer et mentionner tous les monuments de cette espèce : pierres enchantées, rochers magiques, arbresfétiches, dont les campagnes sont remphes. Dans le fond de certaines provinces encore arriérées et superstitieuses, il n'est pas une localité qui n'ait son pèlerinage d'amour, sa roche merveilleuse, son chèuo séculaire ou sa statue informe chers aux amoureux, surtout aux amoureuses, qui viennent dévotement l'effleurer de leurs lèvres ardentes, dans l'espoir d'une réussite prochaine en amour.
Passons maintenant aux métaux. Ils ont joué dans l'antiquité un rôle sj^mbolique qu'on retrouve dans les écrits des philosophes hermétiques. Nous dirons un mot seulement de ceux qui ont quelque rapport avec r amour.
Selon Arléfius, le cuivre vient de Vénus; sa nature est comme celle de Vénus ; il était appelé aphro- (hte et aphrondon chez les Grecs et chez les Chaldéens, du nom de leur Vénus, Bilati.
i( L'éclat bleuâtre de Vénus, dit M. Berthelot, dans son étude sur les signes des métaux et des planètes, l'étoile du soir et du matin rappelle la teinte des sels de cuivre, métal dont le nom seul est tiré de celui de Tîle de Chj'pre,' consacré à la déesse Cypi'is, nom grec de Vénus. Delà le rapprochement
Hosted by