‹ L'occultisme et l'amourChapitre 82 sur 87 · LA MUSIQUE ET L AMOUR · texte numérisé non relu

LA MUSIQUE ET L AMOUR

comme deux ailes. Sur son front, un diadème d'argent. Une ceinture du même métal ceint ses flancs. A ses poignets et à ses chevilles de lourds bracelets qui font un cliquetis sonore. Sur son cou et sa poitrine une profusion de sequins, de colliers, d'amulettes, de bijoux d'argent et de corail, un chapelet de pièces de monnaie soutenant une ceinture symbolique. On eût dit une madone chcirgée d'ex-voto.

Elle esquisse d'abord quelques attitudes lascives et inviteuses, prélude du drame charnel qu'elle va simuler. C'est l'appel à l'amant, appel plein d'amoureuses promesses, car déjà, la tète renversée en arrière, les yeux perdus, les lèvres humides, la gorge tendue, les hanches frémissantes, elle s'offre. Puis, voici l'attendu. Elle le reçoit avec transport; elle le possède avec ivresse ; son ventre tressaille et roule comme une vague ; elle monte de spasme en spasme, s'épuise en caresses éperdues, jusqu'à ce qu'elle tombe épuisée, palpitante encore, le front baigné de sueur.

Comme la danse des bayadères de l'Inde, comme la danse des houris musulmanes, la tarentelle que dansent les petites napolitaines, le flamingo que dansent les gitanes espagnoles, la czardas que dansent les brunes tziganes dans les clairières sohtaires, aux lueurs sanglantes du crépuscule, sont des danses provocantes, sensuelles, voluptueuses, de véritables pantomimes de l'amour, dont elles expriment toutes les fureurs et toutes les ivresses.

Hosted by

Hosted by

Page 1