‹ L'occultisme et la scienceChapitre 32 sur 57 · V. — Loi du nombre · texte numérisé non relu

V. — Loi du nombre

Cette loi, qui dérive à la fois de la loi du Ternaire et de la loi d’analogie, joue un certain rôle en Occultisme,

et sa connaissance jette de la clarté sur bien des obscurités, tant parmi les faits que dans leur expression par les vieux auteurs.

C’est ainsi que Pytbagore ne peut être bien compris que par qui connaît la loi des nombres,

Pythagore désigne l’Univers par 12... pourquoi ce nombre ? Parce que, pour lui, Dieu est 1 et la matière est 2. Mais alors, pourquoi 12 plutôt que 3 qui, au premier abord semble plus logique ? Parce que PUnivcrs est formé de 3 mondes (divin, astral, physique) qui s’enchaînait les uns aux autres par quatre modifications élémentaires se développant en douze sphères concentriques.

La loi des nombres est que tout nombre est compris dans le ternaire ou, ce qui revient au même, peut se ramener au carré ou au cube du ternaire.

Voyons d’abord comment tout nombre provient du ternaire, et cette seule étude nous donnera l’explication de la loi, en même temps qu’elle nous fera pénétrer dans les propriétés intrinsèques des chiffres alors que les mathématiques officielles n’en connaissent que les propriétés extrinsèques.

La Tradition hébraïque nous a légué une figure de Kabale qui est celle dite des séphiroth ou numérations mystiques et qui se trace comme suit (je donne, pour être mieux compris, la signification française des manifestations; — de plus j’ai simplifié cette figure: dans le schéma régulier, chacun des éléments qui le composent est relié aux autres parties par des voies spéciales dont la multiplicité et l’enchevêtrement obscurcissent l’ensemble ; je les ai éliminées pour mieux faire ressortir les trois triangles qui constituent le principe).

On voit que cette figure représente trois ternaires qui se rapportent : celui du sommet au monde divin : — celui du milieu au monde astral — et celui d'en bas au monde physique. Le tout est dominé par l’Absolu (Dieu) et domine le Royaume qui est seulement l’empire des passions humaines.

Laissons donc de côté l’Absolu qui, loin de pouvoir être compris dans un nombre, les contient tous, et le Royaume qui, marqué 10 se réduit fatalement à lui-même c'està-dire à une unité, et ne considérons que les trois triangles.

Si, à celui du sommet nous appliquons la loi du ternaire nous aurons :

De ces nombres doivent sortir d’abord ceux du monde intermédiaire :

Puis, le monde divin, agissant sur le monde intermédiaire produit les chiffres du monde matériel :

Or, par addition et réduction théosophiques (1) tous ces nombres égalent l’unité ou ce qui revient au même,

(1) On appelle addition théosophique l'addition de tous les nombres contenus dans un chiffre. La réduction théosophique, est au contraire, l’addition de tous les chiffres contenus dans un nombre.

le ternaire (1) ou, ce qui revient encore au même, un multiple du ternaire (6 ou 9). En effet :

7=1 +2+3 + 4 + 5 + 6 +7= 28 = 2 +8 = 10 = 1 +0 = 1 8= 1 +2 + 3 + 4 + 5 +6 + 7+ 8 = 36=3 + 6 = 9 9 zz 1+2 + 3+ 4 + 5 + 6 + 7 + 8 + 9 4o zz 4 + 5 = 9

Et ainsi de suite.

On voit donc que les propriétés subjectives des nombres reposent sur deux sortes d’opérations, presque inconnues des mathématiques usuelles, mais très simples et non moins importantes à connaître.

En résumé, sans être aussi absolu que Pythagore, pour qui tout est nombre et se résume en un nombre, on peut avouer qu’en beaucoup d’ordres d’idées même les plus en dehors des mathématiques, et particulièrement là où intervientla loi d’analogie, toute difficulté, toute recherche» tout problème peut se ramener aune équation qui le résout.

Cet aperçu suffira pour qui veut prendre seulement une connaissance superficielle de la loi des nombres.

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