‹ L'Occupation Internationale en Crète de 1900 à 1906Chapitre 32 sur 80 · NOMINATION DU PRINCE GEORGES · texte numérisé non relu

NOMINATION DU PRINCE GEORGES

ble d'assurer également la sécurité des personnes et des biens, ainsi que le libre exercice de tous les cultes. En outre, le haut commissaire était chargé d'organiser une Sendarmerie ou milice locale capable de rétablir l'ordre (1). Le roi Georges autorisa aussitôt son fils à accepter et, le 30 novembre, notification de cette nomination fut transmise à la Porte, avec l'assurance que les droits souverains du sultan, les intérêts et la sécurité des musulmans seraient sauvegardés. Les puissances lui donnaient en même temps le conseil de ne pas entraver, dans son propre intérêt, le succès de l'œuvre pacifique confiée au haut commissaire (2). La nomination officielle du prince Georges au poste de haut commissaire fut annoncée aux habitants par les amiraux par une proclamalion du 30 novembre 1898. Le blocus n'ayant plus désormais de raison d’être, la levée en fut décidée à partir du 5 décembre ; puis l'Europe rappela ses amiraux, chaque puissance laissant seulement en Crète deux bataillons et un navire en station (3). L’acceptation de la Turquie parvint aux puissances le 8 décembre 1898.

La pacification était ainsi assurée ; la Crète, bien que restant sous la suzerainelé nominale du sultan, se trouvait en fait libérée de la domination turque. Assurément, un semblable résultat aurait pu être atteint beaucoup plus tôt sans les rivalités et les compétitions qui, à plusieurs reprises, avaient divisé les puissances.

(1) Zavre Jaune, page 52, n° 72.

(2) Livre Jaune, page 52, n° 72.

(3) Zavre Jaune, page 53, n° 74,

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