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CHAPITRE IV

Lies sondages aériens.

Au milieu même du xvme siècle, on discutait encore la possibilité d'atteindre les plus hautes cimes des montagnes.

En elle-même l'entreprise ne paraissait pas impossible, mais on croyait cou- 1 animent que déjà à la hauteur de 4 000 mètres on ne pouvait plus respirer.

En 1760, un jeune naturaliste, Horace- Bénédict de Saussure, osa concevoir le projet téméraire de s'assurer du fait et de gravir le Mont Blanc, la montagne la plus élevée de l'Eurcpe.

Dans un premier voyage à Chamonix, de Saussure fit publier dans toutes .'?s paroisses de la vallée qu'il donnerait une sérieuse récompense aux guides qui lui montreraient la route. Personne ne se souciait d'atteindre si haut dans la région des nuages et la promesse n'eut aucun effet.

L'assaut du géant des Alpes ne com-

mença que quinze ans plus tard, mais le6 résultats se firent encore attendre.

Enfin ce ne fut pas sans stupeur que, dans la journée du 9 août 1786, les habitants de Chamonix munis de longues vues aperçurent deux hommes debout sur la crête en forme de fer à cheval qui termine la montagne. Ces deux intrépides aventuriers ne pouvaient être que Pierre Balmat, un guide bien connu dans la contrée pour sa folie du Meut Blanc, et le Dr Paccard que Balmat avait gagné à sa cause.

Tous deux pendant une demi-heure foulèrent cette cime inviolée, d'une blancheur éblouissante, maie lorsqu'ils descendirent, Paccard était devenu presque aveugle et Balmat avait les lèvres tuméfiées et injectées de sang.

Quatre jours après, Pierre Balmat tccourait à Genève près de Saussure pour

lui annoncer la réalisation de son rêve.

Le naturaliste pensa au mot de Henri IV : « Pends-toi, brave Crillon, tu n'étais pas là! » Au fond, cependant, il était ravi et se promettait de réaliser les mêmes prouesses. Mais ce qui attirait de Saussure dans ces hautes régions, ce n'était ni l'appât de la gloire, ni la satisfaction du touriste à l'assaut d'un sommet difficile, sa curiosité scientifique était seule intéressée à ce grand projet. Il fallait donc tout prévoir et ne rien négliger pour rendre fructueuses les observations.

La nouvelle apportée par Pierre Balmat était si peu attendue que lui, de Saussure, se trouvait maintenant pris au dépourvu. D ailleurs la saison s'avançait et d'un commun accord on décida de remettre la prochaine ascension à l'année suivante.

Presque à la même date, en effet, le 1er août 1787. de Saussure tentait la périlleuse escalade; dix-huit guides et- un domestique l 'aecompa.gn aient.

C'était une véritable caravane chargée de tout l'attirail scientifique nécessaire aux expériences La nuit vint, on coucha sur la neige, et enfin le lendemain, au prix de mille dangers, la troupe atteignit heureusement le sommet de la montagne.

a Mes premiers regards, dit de Saussure, furent sur Chamonix, où je savais ma femme et ses deux sœurs, l'œil fixé au télescope, suivant tous mes pas avec une inquiétude trop grande sans doute, mais qui n'en était pas moins cruelle; at j'éprouvai un sentiment bien doux et bien consolant lorsque je vis flotter l'étendard qu'elles m'avaient promis d'arborer au moment où, me voyant parvenu à la cime, leurs craintes seraient au moins suspendues.

« Je pus alors jouir sans regret du

grand spectacle que j'avais sous les yeux. Une légère vapeur, suspendue dans les régions inférieures de l'air, me dérobait, à la vérité, la vue des objets les plus bas et les plus éloignés, tels que les

Une grimpée dans les Alpes (Phot Tairraz )

plaines de la France et de la Lombardie ; mais je ne regrettai pas beaucoup cette perte; ce que je venais de voir et ce que je vis avec la plus grande clarté, c'est l'ensemble de toutes les hautes cimes dont je désirais depuis si longtemps connaître l'organisation. Je n'en croyais pas mes yeux, il me semblait que c'était un rêve lorsque je voyais sous mes pieds ces cimes majestueuses, ces redoutables aiguilles, le Midi, l'Argentière; le Géant dont les bases mêmes avaient été pour moi d'un accès si difficile et si dange-

reux. Je saisissais leurs rapports, leur liaison, leur structure, et un 6eul regard levait des doutes que des années de travail n avaient pu éclaircir.

a Pendant ce temps-là, mes guides tendaient ma tente et y dressaient la table

Le Mont Blanc, vr Dr sommet de l'Aiguille du Dru (Phot Tairraz.)

sur laquelle je devais faire l'expérience de l'ébullition de l'eau. Mais quand il fallut me mettre à disposer me6 instruments et à les observer, je me trouvais à chaque instant obligé d'interrompre mon travail pour ne m 'occuper que du soin de respirer.

« Si l'on considère que le baromètre n'était là qu'à 16 pouces et 1 ligne et qu'ainsi l'air n'avait guère plus de }a moitié de ea densité ordinaire, on comprendra qu'il fallait suppléer à cette

densité par la fréquence des inspirations. Or, cette fréquence accélérait le mouvement du sang, d'autant plus que les ar tères n'étaient plus contre-bandées au dehors par une pression égale à celle qu'elles éprouvent d'ordinaire. Aussi avions-nous tous la fièvre, comme on le verra dane le détail des observations.

a Lorsque je demeurais parfaitement tranquille, je n'éprouvais qu'un peu de malaise, une légère disposition au mal de cœur. Mais lorsque je prenais de la peine, ou que je fixais mon attention pendant quelques moments de 6uite, et surtout lorsqu'en me baissant je comprimais ma poitrine, il fallait me reposer et haleter pendant deux à trois minutes. Mes guides éprouvaient des sensations analogues. Ils n'avaient aucun appétit, et à la vérité nos vivres, qui s'étaient tous gelés en route, n'étaient pas bien propres à l'exciter; ils ne se souciaient pas même du vin et de l' eau-de-vie En effet, ils avaient éprouvé que les liqueurs fortes augmentent cefte indisposition, sans doute en accélérant encore la vitesse de la circulation. Il n'y avait que l'eau fraîche qui fît du bien et du plaisir; il fallait du tempe et de la peine pour allumer du feu, 6ans lequel nous ne pouvions pas en avoir.

o Je restai cependant sur la cime jusqu'à trois heures et demie; et quoique io ne perdisse pas un seul moment, je ne pus faire dans ces quatre heures et demie toutes les expériences que j'ai fréquemment achevéee en moins de trois heure» au bord de la mer. Je fis cependant avec soin celles qui étaient les plus essentielles. »

Ces expériences consistèrent surtout à déterminer la hauteur du Mont Blanc d'après le baromètre, à fixer le point 'le

Galerie Nationale de Londres.

L'Été.

(Cliché Giraudon.) Tableau de David Tépiers..

l'ébullition de l'eau qui varie avec l'altitude, à mesurer le degré d'humidité de l'atmosphère, etc., sans compter les indications géologiques rapportées au cours de l'ascension.

Depuis, le Mont Blanc a été souvent escaladé, malgré le nombre des victimes qui trouvent la mort dans ces périlleuses randonnées, sans profit pour la science ou le progrès de l'humanité.

On a fait mieux : M. Janssen, alors directeur de l'observatoire de Meudon, avait fait installer 6ur le sommet une 6orte de cage métallique abritant une lunette. Cette construction, qui semblait défier toutes les intempéries, ne tarda pas à s'enfoncer dans la couche de neige glacée recouvrant la crête montagneuse et aujourd'hui il n'est plus question de la rétablir pour des observations astronomiques.

Les résultats scientifiques obtenus pendant la durée éphémère de cet observatoire, ont été assez médiocres pour diverses raisons, dont la première, qui dispensera d'énumérer les autres, réside dans la difficulté de séjourner longtemps à ces hautes altitudes.

Non point que le corps humain ne puisse s'adapter à ces conditions anormales, mais il y faudrait une accoutumance probablement héréditaire.

Ne voyons-nous pas, en effet, en Amérique des villes et des villages perchés à plus de 4 000 mètres d'altitude dans la Cordillère des Andes!

Là où les Européens ne peuvent se livrer au moindre travail sans être véritablement exténués, il n'est pas rare de voir, aux jours de fête, femmes et jeunes filles danser toute la nuit.

Il paraît bien d'ailleurs que la souplesse de l'orga- JiisiiK humain est plus grande

que celle de la plupart des animaux.

Pour certaines espèces l'accoutumance même n'existe pas. C'est ainsi que les chats transportés au delà de 4 000 mètres, sont affectés de secousses tétaniques de plus en plus fortes, font des bonds prodigieux et meurent dans des accès de convulsions. Les symptômes avant-coureurs peuvent même se manifester à des altitudes beaucoup plus basses. On m'a cité une famille parisienne qui avait emmené un beau matou faire une cure d'altitude en Suisse. Minet goûta fort peu cette nouvelle vie et il fallut le ramener.

L'excursion des sommets les plus élevés des reliefs du globe n'a pas donné de résultats scientifiques nouveaux depuis ia première excursion de De Saussure.

De Humboldt et Boussingault or;

Descente v la corde da.ns les Alpes.

(Pliol Tairra:.)

exploré le Chimborazo, l'un jusqu'à 5 878 mètres, l'autre jusqu'à 6 004 mètres d'altitude.

Dans l'Himalaya, les frères Schlagintweit et surtout l'explorateur Sven- Hedin sont montés beaucoup plus haut sans aucun bénéfice pour la Météorologie et il va falloir nous adresser à une science relativement récente pour posséder des renseignements de première valeur sur la constitution de la haute atmosphère.

Cet te science c'est I'Aérostation.

Malheureusement, il faut bien l'avouer, la plupart des fervents de ce sport ne voient là qu'un moyen de goûter des sensations nouvelles, quand le snobisme ne s'en mêle pas.

Au reste, depuis les résultats obtenus par l'aviation, le ballon monté commence à se démoder, c'est un appareil qui nous paraît maintenant aussi rntiqueque k montgolfière.

Ne le calomnions pas cependant, c'est lui qui nous a permis d'aborder des questions météorologiques du plus grand intérêt et nous verrons bientôt comment les savants actuels peuvent encore l'utiliser.

Mais ce qu'il faut dire bien haut, c'est que si, depuis l'invention des ballons, l'argent dépensé pour « s'amucer dans les ascensions » avait été employé à essayer de résoudre les mystères de la circulation atmcsphérique, bon nombre de

Au mois do Juillet l&v, Barrai et Bixio partis de

l'Observatoire de Paris firent une ascension restée

célèbre dans les fastes de la Mété< rologie.

problèmes pendante seraient actuellement résolus.

On ee moque souvent des météorologistes plus habiles, dit-on, à dire le temps de la veille, qu'à prédire le temps du lendemain. Mais bien peu de personnes, même fortunées, consentent à encourager pratiquement les recherches des savants dans cette voie que nous commençons à peine d'explorer.

Ce fut en l'année 1804 que commença l'application des aérostats aux observations de Météorologie et de Physique du globe.

Le 17 juillet de cette année, Roberston et Lhoest s'élevèrent à une altitude de 7 400 mè t res et restèrent cinq heures et demie dans les airs pour y étudier différents pho nomenes.

Leuis observaii' »ii furent quelque peu déconcertante.- pour les physiciens ; elles portaient sur le magnétisme et l'électricité et paraissaient aller à l 'encontre des faite déjà connus.

L'Académie décida donc d'envoyer deux savante vérifier les résultats. Gay- Lussac, alors dans toute la plénitude de son talent, consentit à délaisser son laboratoire, où il travaillait en sabots pour accompagner Biot dans une ascension restée célèbre.

Les deux savants partirent du Conservatoire des arts et métiers le 20 août 1804. Des nombreuses expériences faites

au cours du voyage, on put conclure que les données de Roberston étaient complètement erronées.

La force magnétique du globe n'avait manifesté aucune diminution.

La pile de Volta et les appareils électriques fonctionnaient comme au niveau du sol; on constata une augmentation de l'électricité négative, qui paraissait coïncider avec un accroissement de la sécheresse de l'atmosphère.

Dans une seconde excursion, Gay-Lussac montra que la température décroît avec la hauteur et il rapporta, pour l'analyser, un volume d'air puisé à 6 500 mètres d'altitude.

On n'avait à cette époque d'autres données sur la composition de l'air aux grandes hauteurs que celles déduites des expériences faites par de Saussure au mont Blanc.

Bien des physiciens prétendaient qu'à une certaine distance du sol l'oxygène et l'azote faisaient place à un gaz plus léger : l'hydrogène.

Ces savants n'avaient pas tout à fait tort, ainsi que nous le verrons plus tard, mais ils se trompaient sur l'altitude de la couche hydrogénée.

Quoi qu'il en soit, les expériences de Gay-Lussac démontrèrent que la composition de l'air était constante jusqu'à la hauteur observée.

Ces expériences intéressantes ne furent reprises que quarante-six ans plus tard par MM. Barrai et Bixio qui, ie 29 juin 1850, partirent dans un ballon gonflé à l'hydrogène pur.

Tout le monde sait actuellement que le volume du gaz contenu dans un aérostat augmente à mesure qu'on s'élève en raison de la diminution de la pression. C'est pour ce motif qu'on a soin de ménager à la partie inférieure du ballon une sorte de manche en étoffe destinée à

Glaisher,

savant anglais <i"i li[ d'importantes ascensions météorologiques

laisser échapper le surplus d'hydrogène. L'absence de cette précaution dans l'ascension du 29 juin 1850, faillit coûter la vie aux deux aéronautes.

Le ballon fit saillie dans la nacelle, menaçant d'asphyxier les deux voyageurs, qui eurent toutes les peines du monde à l'éventrer ; il fallut revenir trois quarts d'heure après le départ.

Une seconde ascension fut projetée ; elle eut lieu un mois après, le 27 juillet.

Cette fois, le6 résultats furent merveilleux. Les deux savants constatèrent des faits absolument nouveaux. La présence à 6 000 mètres d'altitude par 39 degrés de froid, de nuages formés de paillettes de glace fines comme des aiguilles, fut en particulier, une véritable révélation.

Personne n'avait imaginé qu'un froid aussi intense régnait dans les hautes régions et la découverte des cristaux de glace dans ce milieu inexploré, venait confirmer d'une façon éclatante les théories du célèbre Abbé Mariotte sur les couronnes et les halos.

Arago entrevit là toute une série d'hypothèses sur la formation de la grêle pendant les orages, etc., etc. Bref, si l'on s'en rapporte à ses paroles enthousiastes, c'était la plus brillante découverte dont les météorologistes pouvaient se réclamer depuis bien des années.

Le record de 7 400 mètres atteint dans cette ascension, ne fut pas battu lors des voyages aériens exécutés en 1852 par Welsh et Green dans un but purement scientifique, mais à partir de ce moment, on commença à 6e faire u^e idée nette de la décroissance de la température jusqu'à une certaine hauteur.

Tous ces résultats accumulés en quelques années décidèrent l'Association Britannique pour l'avancement des Sciences, à voter d'importants crédits

pour une exploration en règle de l'atmosphère.

M. Glaisher, chef du bureau météorologique de Greenwich, voulut luimême se charger des expériences.

C'est alors que pendant plusieurs années Glaisher et son aéronaute Coxwell, exécutèrent leurs hardis voyages. Celui du 5 septembre 1862 restera à jamais célèbre.

Partis à une heure de l'après-midi, les deux voyageurs atteignirent à deux heures la hauteur de 8 838 mètres. L'air était si raréfié et le froid si intense q'ie Coxwell perdit l'usage de ses mains et Glaisher s'évanouit. Le ballon montait toujours avec une grande vitesse. Glaisher a analysé ses sensations au moment où il perdit connaissance.

La paralysie commença par les bras, gagna les jambes et le tronc en\ dernier lieu.

Puis, subitement, il perdit l'usage de la vue, les ténèbres l'enveloppèrent, mais son cerveau fonctionnait encore.

Enfin Coxwell put tirer la corde delasoupape avec ses dents et la descente commença.

Glaisher avait fait sa dernière lecture barométrique à 8 838 mè-

A l'aide de cet appareil ingénieux construit par 11. Richard, les aéronautes savent s'ils montent où descendent. A terre, une différence de 1 mètre de niveau est accusée par l'instrument.

Glaisher kt Coxwei.i., (.roi .liant à des observations météorologiques en ballon.

très à deux mètres près la hauteur du Gaurisankar, le pic le plus élevé du Népaul, au pied duquel viennent mourir les pèlerins brahmaniques qui cherchent le Nirvana. D'après les calculs de Glaisher, les deux aéronautes se seraient élevés à 11 000 mètres d'altitude ; mais à cette époque les baromètres enregistreurs n'existaient pas et les chiffres véritables sont toujours demeura fort incertains.

La fièvre des hautes régions gagna la France et bientôt la Société de navigation aérienne organisa à son tour une série d'ascensions qui ne demeurèrent pas infructueuses.

Celle du 15 avril 1875, par son terrible dénouement, restera à jamais célèbre dans les fastes de l'aéronautique.

Trois intrépides Français, Sivel, Crocé-Spinelli et Gaston Tis6andier voulurent tenter de battre tous les records de hauteur ; pour lutter contre la raréfaction, la nacelle de leur Zénith était abondamment pourvue de ballonnets gonflés d'oxygène.

Mais à 7 450 mètres les sensations deviennent déjà pénibles; lorsque Tissandier veut saisir le tube

à oxygène, son bras ne fonctionne plus. Cependant se6 yeux n'ont pas quitté le baromètre, le ballon monte toujours, ses compagnons sont évanouis, il veut crier, les réveiller, leur annoncer qu'ils sont à 3 000 mètres; impossible, sa langue est paralysée et lui-même perd connaissance.

Il se réveille une demi-heure après : c'est Crocé qui le secoue et qui lui crie : « Jetez du lest, nous descendons ! »

Mais Tissandier retombe inerte au fond de la nacelle; le ballon est encore à 5 000 mètres d'altitude et sa chute s'accélère avec une vitesse effroyable.

Tissandier qui a repris connaissance, veut réveiller 6es compagnons : Sivel a la figure noire, la bouche béante, Crocé ferme à demi les yeux, tous deux ont la bouche et les lèvres couvertes de sang.

Soupçonnant la triste réalité, l'aéronaute perd la tête et il continue à appeler : a Sivel ! Sivel ! »

Ses deux compagnons, hélas! s'étaient évanouis pour toujours.

Bientôt le Zénith touchait terre dans les plaines de l'Indre à 250 kilomètres de Paris.

Depuis on a es sayé de battre le record de Glaisher et Coxwell et la palme est restée à MM.

Berson et Su ring qui ont fait à Ber-

TYFE (I CELLULAIRE »

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