DES CERF -VOLANT ACTUEL
'Modèle tic la Maison Goiuès à Paris.)
pour exécuter d grands sondages
Nous allons problème a été
On pourrait fier et à l'aéron d'avoir inventé
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Autre type de cerf-volant cellulaire (Construit par ta même Maison.)
lin, le 31 juillet 1901, une ascension où ils ont atteint l'altitude fabuleuse de 10 800 mètres. Ainsi, les résultats d'une exploration systématique de l'atmosphère ne sauraient dépasser 11 kilomètres en ballons montés. C'est évidemment de beaucoup la couche la plus dense et la plus grande partie de la masse de l'enveloppe gazeuse terrestre, mais ces onze kilomètres ne sont rien comparés à la hauteur totale.
Il fallait trouver des procédés moins dangereux et plus pratiques, une façon continue les aériens.
voir de quelle façon le résolu.
rapporter aux Montgolaute Charles, la gloire les observatoires flottants. Le globe à air chaud du premier et le ballon gonflé à l'hydrogène de Charles furent, en effet, des ballons libres et non montés. On pouvait les suivre à la lunette et mesurer la hauteur atteinte, mais, à cette époque, il ne pouvait être question d'emporter dans les airs, les appareils enregistreurs de la température, de l'humidité et autres éléments météorologiques. Et c'est précisément ce que
LOcean aérien
La Plage de Berck
Photographie prise au moyen d'un appareil emporté par un cerf-volant. Cliché de la Maison Gotnès.)
font, aujourd'hui, les ballons-sondes.
La première tentative de ce genre ne date, en réalité, que de l'expérience de MM. Hermite et Besançon, qui lancèrent au-dessus de Paris un ballon en baudruche, muni d'appareils inscripteurs, à la date du 11 octobre 1892.
L'aérostat leur fut rapporté intact et la courbe accusa une altitude de 1 200 mètres seulement.
Toutefois, le principe était donné et les expériences se sont tellement multipliées depuis qu'on ne compte plus les succès.
En mars 1893, on atteignit l'altitude de 15 000 mètres : le thermomètre v était descendu à - 51°
Le 20 octobre suivant, on enregistra 15 500 mètres et - 70° de froid.
Mais peu à peu toutes ces hauteurs furent dépassées. Des
lancers internationaux s'effectuèrent simultanément en divers pays, le premier jeudi de chaque mois et rapportèrent des renseignements extrêmement précieux pour notre connaissance des hautes régions.
En 1907, à l'observatoire d'Uccle (Belgique), l'altitude de 26 kilomètres fut atteinte, et le 5 novembre 1908, un autre ballon emporta ses appareils enregistreurs à la hauteur fantastique de 29 040 mètres!
Le baromètre marquait là-haut une pression de un centimètre seulement, et le thermomètre accusait un froid de 63 degrés au-dessous de zéro.
Cette altitude remarquable n'a pas été dépassée depuis et à l'heure actuelle nous pouvons estimer que nous avons exploré l'atmosphère, suivant une verticale voisine de 30 kilomètres.
Pratiquement ces merveilleux records, en raison même de leur rareté, ne peuvent rendre de grands services à la science météorologique;l'idéal serait d'obte
Les aeronautes emportent maintenant avec eux un appareil indiquant a la rots l'attitude la température et ['humidité des courues dan traversées
[Baro-thermo-hygromètre enregistreur construit ,>n u. Maison Richard.)
nir à chaque instant des renseignements précis sur l'état des couches d'air situées dans la région des nuages et il faut avouer que, sous ce rapport, le ballon-sonde ne satisfait pas pleinement aux exigences dœ observateurs.
C'est pourquoi les météorologistes ont cherché dans une voie quelque peu parallèle et ils ont perfectionné, à cet effet, le vulgaire cerfvolant, ce jouet inoffensif qui continuera à lices des enfants de toutes
An moment précis un déclanehemenl électrique ouvre l'appareil photographique emporté par le cerf-volant.
[Modèle de la Maison Gomès.)
faire les déles générations.
Le type actuel dit cellulaire et dont nous donnons quelques photographies mises gracieusement à notre disposition par la maison Gomès de Paris, remplace avantageusement les ballons libres et rend aux météorologistes des services de plus en plu6 appréciés.
Dans certains observatoires, les lancers de cerfs-volant6se font avec régularité et les données sur la haute atmosphère, grâce à eux, s'accumulent d'une façon systématique et permanente.
3* 9k io1- n1» Minuil-V; 2h 3h 4-\ s\ 6h 7* 8\ ?k ^oi> nh Midi il; 2h 3\ 4h
Ces trois courbes ont ete obtenues par M. M. Farman au moyen de l'appareil de la page précédente,
emporte au cours d une ascension.
® Jff
La substitution du fil d'acier à la corde a notablement accru la hauteur dee ascensions pendant lesquelles on élève à plusieurs milliers de mètres des instruments enregistreurs et même des appareils photographiques.
En France, à l'observatoire de Trappes, M. Teisserenc de Bort a déjà obtenu des résultats remarquables par l'usage de ces appareils.
Quelques chiffres vont nous donner une idée de la fécondité de la méthode.
A Blue-Hill, aux Etats-Unis, M. Rotch a dee cerfs-volants qui dépassent souvent 5 000 mètres. Au M.oun t -Weafcher
(Virginie) d'avril à juin 1910, on a pu réaliser 89 sondages aériens en 91 jours! 72 ascensions de cerf6-volants de 6 mè-
Un attelage de cens-volants peut soulever une nacelle et enlevei un aéronaute.
[Appareils cellulaires de la Maison Gomès.)
terminée. Sous ce grès restent à faire teurs ne tarderont
très carrés et 17 par ballons captifs de 31 mètres cubes.
La moyenne de l'altitude atteinte, a été de plus de 3 000 mètres avec lez cerfs-volants.
Mais ces chiffres 6ont de beaucoup dépassés dans certains cas.
C'est au cours de cette série, que fut établi le record d'altitude pour les cerf s- volants. Dix appareils furent attelés sur un même fil de 13 750 mètres de longueur et arrivèrent à la hauteur de 7 265 mètres.
Mais ce qu'il importe avant tout de réaliser, ce sont moins les beaux records que les séries régulières de lancers consécutifs à une altitude dérapport, quelques proet nos intrépides aviapas à 6'en charger.
MauicGity.
Photographié au moyen d'un cerf-volant
(Cliché de 1 1 Maison Qomés.)
FlIOTOGRVPIIIE PRISE PENDANT L HIVER AU SOMMET DU PuY DE DOME.