‹ L'océanChapitre 35 sur 76 · AA · texte numérisé non relu

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tant que cette température ne change pas. Vient-on à retourner l'instrument, la colonne se brise à l’étranglement et se sépare en deux portions qui, respectivement entraînées par leur propre poids, vont se rendre, l’une dans le réservoir, tandis que l’autre descend vers le haut du tube étroit qui maintenant est devenu le bas, le remplit complètement jusqu'à une certaine hauteur mesurée sur une graduation faite à l’envers et dont la lecture donne la température. À partir de ce moment, la colonne visible, puisque celle qui

est retournée dans le réservoir est cachée par le mercure de l’enve-

loppe protectrice de cristal, est sensiblement soustraite grâce à une petite ampoule interposée, à toute variation subséquente de température dans un sens ou dans l’autre. En effet son volume est relativement faible, de sorte qu'il suffit pour le connaître d’une façon rigoureuse, d’une légère correction d’après une table dressée une fois pour toutes et qui est fonction de la température extérieure au moment de la lecture. Cette lecture fournit donc bien la température de la couche où l’on a provoqué le retournement de l'instrument soit à l’aide de l’envoi d’un messager, poids qu’on enfile sur le câble de suspension, qu’on laisse descendre jusqu’au thermomètre et qui, par son choc, en provoque le retournement, soit au moyen de l’hélice Magnaghi qui donne le même résultat par suite du changement de sens de sa rotation lorsqu'on relève légèrement le fil de sonde supportant la monture du thermomètre portant cette hélice. Après chaque expérience, la lecture terminée, on retourne le thermomètre, la colonne mercurielle se recolle du côté du réservoir et l'instrument est prêt à servir de nouveau. Cependant l’absolue précision des mesures au dixième de degré centigrade est douteuse. Pour que la rupture de la colonne mercurielle se produise, il faut que l’étranglement du tube demeure relativement assez large et l'on comprend qu'il y ait alors une légère variation dans le point précis de la coupure. Si l’étranglement est trop capillaire, la rupture risque de ne pas s’effectuer. On ne saurait trop le répéter, le système est presque parfait ; son seul défaut est de coûter assez cher si on l’achète à l'étranger, mais maintenant, on est parvenu à le fabriquer en France aussi bien, sinon mieux qu'ailleurs et à un

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