II
Ton croyait alors appelé à devenir un tragédien de mérite ; enfin le vieux, Tétonnant Rosambeau qui revenait mourir à son berceau théâtral ; M'"" Dubois, Darcey, Stella, Lemasson, Darras, Charton, que nous avons rue déjà sous les directions précédentes avec succès, et qui disparut, déGgurée par Teau-forte, dans on ne sait quelle aventure; Déranger, Hermance, Didier, Le Monnier, Tilly, Berthault, Laurence, Camille Méry, Soubiran, Roussel, Régine Ewig, Chapon, Lecoq, Vignon, Dainglemare, Weiss^ Berthier, Heinault.
Tous ces comédiens étaient la plupart absolument mconnus du public parisien; mais, comme on disait alors dans une revue du théâtre des Variétés :
Sur rOdéon quoiqu'on plaisante.
Il faut, dans rintérèt de Tart,
Protéger la troupe naissante,
A ses efforts avoir égard
Et se souvenir de Picard.
Les Français, qu*en vain l'on replâtre,
Sont un insuffisant foyer :
Ayons donc un second théâtre
Afin d'en avoir un premier.
L'ouverture se fit pauvrement, le 28 octobre. « Les c( poêles fumaient, les rats s'étaient logés dans les tuyaux « non ramonés et roulaient à demi grillés parmi la cenu dre et la suie. Un épais brouillard régnait dans la CI salle, et, quoiqu'il fît un froid glacial, on avait été obligé « de tenir les fenêtres ouvertes. Les quinquets brûlaient (( jaune et répandaient une lueur terne et malade. Les « corridors n'étaient pas balayés et laissaient voir la trace