CHAPITRE XI
tion du grand répertoire ; Bouchet, premier rôle de talent, qui eut l'honneur de créer f^iven^unère, d*ÉmileAugier, au Théâtre- Français; Saint-Léon, dont nous avons cité le nom à propos du Moïse de Chateaubriand, acteur médiocre dans les rôles dramatiques, excellent dans les grimes et les caractères; Bignon, beau premier rôle, manquant d'énergie malheureusement, « un Hercule en beurre », disait le jeune comique Gil Pérez qui, lui aussi, faisait partie de la troupe de l'Odéon pour l'emploi des utilités; l'excellent Barré S aujourd'hui sociétaire du Théâtre-Français, qui sortait du petit théâtre du Panthéon ; Bouvière, comédien étrange et puissant; E. Pierron, troisième rôle de valeur, dont nous aurons occasion de parler plus longuement sous la première direction de M. de la Bounat.
Après ces acteurs de mérite venaient : Verdellet, mort pensionnaire de la Comédie-Française; Ludovic, aujourd'hui directeur en province; E. Fillion, jeune premier venant du théâtre de la Gaîté, où il avait débuté à l'improviste, dans une pièce de lui : Lord Surrey ou te Favori d'un grand roi, en remplacement de Laferrière, malade; Milon-Thibeaudeau, qui fut directeur du théâtre des Variétés; Munie, frère du comédien qui tint un certain rang, plus tard, au théâtre du Vaudeville; Charlet; Lautmann ; Alfred Baron, personnalité intéressante, comédien et sculpteur ; Tillet, Vorbel, Leroy, Auguste Baron, Boussel, Crécy, Senès; Dérosselle, « un Duparai de l'avenir », disait-on; le consciencieux Achille Machanette, que