Feuilleton dramatique de la Presse
fut accueillie sans opposition (Milon,Pierron; M"** Payre et France).
Le 9 février j Delphine ou la Faute du Mari, comédie en deux actes, en prose, de Léon Guillard. Succès d'estime. Réminiscence des pièces en faveur sous la Restauration, mais habilement et spirituellement traitée. (Pierron, Boileau, Baron; W^ Broux, Berlhault).
Le 20 février y Migael, monologue dramatique en un acte, en vers, de M. Camille Doucet, composé pour Bocage. On connaît Técueil de ces sortes d'ouvrages, et comme il est difficile d'intéresser le public avec un seul personnage : l'auteur et son interprète y parvinrent. Cette scène, écrite toute de verve et d'inspiration par M. Doucet, honorait à la fois son esprit de poète et son cœur de citoyen *.
Le 26 février, M. Léon Marcel (c'est-à-dire encore MM. Auguste Vacquerie et Paul Meurice) donne une bouffonnerie en un acte, en vers : Le Capitaine Paroles, tirée de Tout est bien qui finit bien^ de Shakespeare, qui réussit (L. Monrose, Rousset, Baron).
Le 9 mars. Le SuccÈs,comédie en deux actes, en prose, de l'ex-directeur Harel, ne fit pas mentir son titre (Bouchet, L. Monrose, Saint-Léon, Génies, Barré; M"** Volet).
Après la faillite de la Porte-Saint-Martin, Harel était allé promener M"* Georges et son répertoire en Autriche, en Allemagne, en Russie et jusqu'à Constantinople. Revenu de cette course à la fortune, plus riche en bravos
4 . Le môme soir, au bénéflce de M"** Valérie-Mira, M. de Pourceau^ gnac, joué par Brunet, des Yariétés.