REPRISES
Shakespeare amoureux, comédie d'Alexandre Duval, retirée par lui du répertoire de la Comédie-Française. (Perrier, M"* Brohan.)
Le Bourgeois gentilhomme (Samson, Provost). Le directeur jouait et chantait le Muphti.
Les Rêveries renouvelées des Grecs. Le directeur jouait Ores te.
La Femme malheureuse et persécutée. (M'""* Brohan.)
Le Chevalier d'industrie.
Barbe-Bleue^ opéra.
Vingt débuts, dont voici les plus importants :
Léon Chapelle, dans Biaise et Babet (19 avril).
M"* Verneuil, dans les Jeux de l'amour (26 avril).
Charles Joly (Volnys), dans Victor des Comédiens; succès (l*"^ mai) .
M™* Valmonzey, dans Cinna (2 mai).
BeauvalletS le « Talma de la banlieue », et Alphonse Gêniez, dans les Vêpres siciliennes . (Il mai.)
M""' Albert (une des meilleures actrices d'alors; plus tard, elle entra aux Nouveautés et, pendant vingt ans, fut applaudie et appréciée; épousa en secondes noces Bignon), dans Biaise et Babet (4 mai).
Colson, dans les Châteaux en Espagne, grand succès (26 septembre) . Cet excellent comédien joua successivement te Tyran domestique^ les Marionnettes, Tartufe, le Misanthrope et Don Juan*
Enfin, le 1'' décembre, le grand chanteur G. Duprez, élève de Choron, par le rôle d'Almaviva dans le Barbier. « Dans les cordes élevées, la voix du débutant est assez agréable, mais elle est sourde et même négative dans le médium. Comme acteur, Duprez a toute l'inexpérience d'un jeune homme (il avait dix-neuf ans) qui n'a jamais paru sur aucun théâtre. » 11 chanta, le 9,Valcour dans les Folies amoureuses. Ch. Maurice dit de lui dans son Cour^ rier des théâtres : « Pour entendre le débutant, il faut être assis sur le trou du souffleur, et pour le voir, prendre la lorgnette par le grand côté. » Duprez créa à l'Odéon ses premiers rôles importants. Sa voix de ténorino, agile et exiguë, se prêtait à merveille au répertoire si ornementé de Rossini et de son école*. Il épousa, étant à l'Odéon, M"^ Duperron, sa camarade, au commencement de 1827*.
4. Beauvallet (Pierre-François), né le 43 octobre 4804, sociétaire de la Comédie-Française, mort le 24 décembre <873.