CHAPITRE IV
REPRÉSENTATIONS EXTRAORDINAIRES
Bénéfice des incendiés du Bazar, le 12 janvier, 2,000 francs.
Bénéfice de Lecomte, le 18 janvier, 6,000 francs. Bénéfice de M*^ Georges, le 14 mars, 7,564 francs. Bénéfice de Joanny, 9 mai.
Bénéfice des incendiés de Salins, 20 août.
Huit nouveautés seulement furent données pendant les derniers mois de la direction Bernard :
Le 5 janvier. — Le Naufrage, comédie en un acte, en vers, de 31. P.-J. Lesguillon, fut sifflée.
Le 9 janvier. — Honneur et Préjugé^ drame héroïque en cinq actes, en vers, de Draparnaud, tiré d'un drame allemand dont TAmbigu avait déjà extrait le mélodrame Henriette et Adhémar, fut écouté jusqu'à la fin sans accident grave.
ville (2 mai); M. et M'»« Lemoule (5 mai); M. Cœuriot (40 mai); Margaillan (13 mai); M"* Muller (6 juillet); M. Riquier (2 août).
Enregistrons : La mort de Lafargue, un des meilleurs et des plus intelligents acteurs de l'Odéon, auquel le desservant d'Auteuil ne voulut pas faire les honneurs de Téglise; la mort de M«« Florigny-Valcre et le départ de la charmante M"« Brohan pour Rouen, où elle resta une année.
Le d4 janvier. — La Forêt de Sénart, opéra-comique en trois actes, d'après Collé, paroles ajustées sur la musique de Beethoven, Weber et Rossîni, par Castil-Blaze, succès. (C'est la Partie de chasse de Henri IV, dont on a conservé l'action, les personnages et la plupart des scènes et dont on a supprimé le premier acte.)
Le 20 janvier. — Rienzi, tribun de Rome, tragédie en cinq actes, en vers, par M. P. -Gustave Drouineau, grand succès. Brillant début d'un jeune homme Trappe, quelques années plus tard, d'aliénation mentale. Demandé, nommé, on l'amena sur la scène, presque malgré lui, avec une couronne sur la tête. Par une lettre publiée dans les journaux, il blâma cet excès de zèle ^.
(Ligier, Alphonse, Beauvallet; M"* Charton.)
Le 2d février. — Amour et intrigue, drame en cinq actes, en vers, imité de Schiller, par A. et Gustave de Wailly.
Cette pièce, donnée au bénéfice de M.Alphonse Gêniez, réussit. Ce n'était cependant qu'un mélodrame pareil à la Fille du Musicien, tirée du même sujet et donnée à l'Ambigu, le 10 décembre 1825.
(Thénard, Alphonse, Provost, Samson, Duparai; M"" Charlon, Anaïs, Delattre.)
Le 27 février. — Boisrosé^ comédie posthume en un acte, en prose, de M. L. Mercier, arrangée par MM. Merville et Horace Raisson. On avait joué sans succès, sur
4. Ce sujet avait été traité sans succès, en 4791, par le député Laignelot. Lire la parodie en patois, jouée au corps de garde, par Fanfan la Rose, avec épitre, etc. Bellemain, 48S6.